Avant son adaptation cinématographique en 2011, le superhéros Green Lantern se met en forme dans l'animation "First Flight". Une façon comme une autre de s'initier à un être qui ne fait rien comme les autres.
Hal Jordan est un pilote qui s'ennuie. Un jour, en secourant un extraterrestre, il met la main sur un anneau qui le transforme en Green Lantern. Soudainement, il peut utiliser de nouveaux pouvoirs et se transporter un peu partout. Cette découverte soudaine attire l'attention de nombreux autres Green Lantern, dont un certain Sinestro qui se propose de le former. Un geste magnanime à une époque difficile où un nouveau chef sera sélectionné pour protéger l'univers.
Figure inventée en 1940 et popularisée dans les décennies suivantes, Green Lantern subit une cure de jeunesse à une époque où les superhéros semblent les meilleurs amis de l'homme. Cette édition pourrait même s'apparenter à une énorme publicité en attendant le long-métrage qui prendra l'affiche d'ici quelques années. C'est que le récit, d'à peine 77 minutes, ne comporte rien de réellement inédit. Il s'agit d'un Star Wars de catégorie B, doté d'un humour enfantin, de beaucoup d'action, de personnages manichéens et de discours peu subtils (propagandistes?) sur l'union et la liberté. Rien de très philosophique là-dedans, mais un divertissement tout à fait louable pour l'amateur en manque de sensations fortes.
L'animation, grossière et rudimentaire au possible, comporte toutefois de belles couleurs vives et de superbes effets lumineux. Le niveau des contrastes est étonnant, alors que la définition des contours s'avère précise. Tout est beau à regarder et c'est tant mieux. La musique, beaucoup trop présente, reprend des thèmes musclés et sans personnalités entendus ici et là. En revanche, la piste sonore anglophone en Dolby Digital 5.1 est étonnamment immersive, avec son lot d'explosions et de moteurs qui détonnent des différentes enceintes. Les dialogues s'entendent aisément et il y a même de très visibles sous-titres blancs en option.
La pochette verte et noire est à l'effigie du héros. Le menu principal du DVD reprend une pose similaire, malheureusement statique, mais dotée d'une mélodie instrumentale assez typée. Le boîtier contient un code permettant de télécharger une copie numérique de l'ouvrage. La majorité des suppléments sont des valeurs ajoutées, plus frustrantes que réellement satisfaisantes. Le premier disque comporte quatre bandes-annonces variées et des segments retraçant le passage de la bande dessinée à des séries animées. C'est le cas de Superman/Batman: Public Enemies, Justice League: The New Frontier, Wonder Woman: The Amazon Princess, Gotham Knight: An Anime Evolution et Blackest Knight. L'art de donner l'eau à la bouche avec des informations superficielles. Le second DVD est beaucoup plus intéressant. En plus de revenir sommairement sur les thèmes développés et de présenter les différents personnages secondaires, il y a une jouissive parodie des Looney Tunes, ainsi que deux épisodes - sympathique mais oubliables - de la Justice League Unlimited, dont Green Lantern est un des membres fondateurs.
"Green Lantern: First Flight" de Lauren Montgomery sent la formule à plein nez. Voulant profiter de la manne engendrée par le succès de films de superhéros, de nombreux produits dérivés prennent l'affiche. Généralement, c'est lors de la sortie du titre ou quelques mois après, mais c'est plutôt rare que ce soient deux années avant! Cette production est loin d'être désagréable, mais elle n'a pas le souffle épique propre à son héros. Surtout que la prémisse ne brille pas par son originalité et que le traitement privilégie l'action au détriment du propos. Il faudra attendre et voir ce que le vieux routier Martin Campbell réserve pour la transposition sur grands écrans. Ce que cela peut être loin, 2011...
| Film | 6 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |