Shrek The Halls
DreamWorks Home Entertainement

Réalisateur: Gary Trousdale
Année: 2008
Classification: G
Durée: 22 minutes
Ratio: 1.78:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui / Non
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 5
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Simon Bergeron
19 novembre 2008

Suite aux facéties puériles présentées dans Shrek The Third, le spectateur était en droit de s'attendre au retour de l'ogre vert tel qu'il était: furieux, antipathique et possédant toujours autant de flair pour ce qui est de critiquer l'univers des contes pour enfants. Hélas, il n'en est rien. Shrek est devenu l'esclave des clichés qu'il critiquait si abondamment avant que Paramount ne s'empare de Dreamworks. Quelques gags visuels éculés, beaucoup de reprises de scènes vues auparavant sans la même profondeur et une histoire des plus convenues ne convainquent tout simplement pas. L'ogre vert n'est plus que l'ombre de la télécopie faxée au carbone 14 de lui-même.

L'histoire est on ne peut plus simple: Shrek n'ayant jamais fêté un seul Noël, son entourage en fait sa propre interprétation (les (seuls) meilleurs moments du court-métrage). L'ogre décide donc de raconter sa propre histoire pour ses enfants (mais qu'ils sont laids!!). Entouré de Donkey, Puss N' Boots et tous les personnages ayant fait le charme des aventures antérieures, Shrek fête son premier Noël en famille.

Pas merveilleux, infantile, subissant les affres de scripts de plus en plus foireux, ce "Shrek the Halls" n'a rien pour lui excepté dans l'animation et la fluidité des personnages et décors. Les dialogues reprennent sans arrêt ceux déjà entendus dans les épisodes précédents, ce qui retire toute saveur et originalité au film. Dommage, car en retournant à ses racines, cela aurait été une excellente occasion de renouer avec l'intégrité initiale du personnage. Les acteurs campent leur personnage respectif avec aisance et c'est avec une certaine joie que l'on constate qu'il demeure au moins ce trait. La mise en scène est plate et manque d'inspiration, le film s'essoufflant (sur une durée de 22 minutes, c'est un record!) plutôt rapidement.

Côté suppléments, les enfants seront comblés: des chansons sur les douze jours avant Noël, d'autres numéros chantants, un démo de jeu vidéo et code de tricherie ainsi qu'un juke-box vidéo contenant des extraits de films d'animation de DreamWorks. C'est aussi maigre que le scénario et intéressant que voir un anti-héros succomber aux profits d'une telle entreprise. Vachement décevant.

Le transfert est absolument impeccable (avec une telle durée, le contraire eût été étonnant): l'animation est fluide, les personnages sont davantage définis que dans les films antérieurs et les actions sont très précises. Les couleurs sont vives et la palette suffisamment abondante pour créer un véritable spectacle visuel impressionnant. Aucun défaut de compression n'est visible. L'aspect audio est également surprenant puisque, disponible en trois langues, le court-métrage possède la qualité de véritablement vous englober dans l'univers du marais enneigé de Shrek et ses amis. La transition des menus est animée en 3-D et musicale. La page principale et les autres sous-menus sont animés et musicaux, ce qui est une joie de finalement voir un menu s'approprier son sujet.

Malheureusement, la plus grande partie de la magie initiale de Shrek est partie après le second opus, le troisième l'ayant annihilé presque complètement. Ceux et celles qui ont apprécié les récentes aventures de l'ogre seront probablement ravis. Les parents le seront aussi puisque ceci est tout indiqué pour les tout-petits. Cependant, les fans du premier et second film risquent l'amère déception, comparable à croquer dans un citron et avaler du lait de magnésie par la suite... autant le dire tout de suite: ça fait pas plaisir.


Cotes

Film5
Présentation8
Suppléments3
Vidéo9
Audio9