Django [Blu-ray]
Blue Underground

Réalisateur: Sergio Corbucci
Année: 1966
Classification: NR
Durée: 91 minutes
Ratio: 1.66:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMono), Italien (DTSHDMono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 23
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 827058702799

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
1er juin 2010

Au début des années 60, déferla sur l'Italie une vague de films d'un genre qu'on avait jusqu'alors cru réservé au cinéma américain. Il s'agissait de westerns à petits budgets tournés dans les déserts d'Espagne ou des Abruzzes avec des comédiens italiens aux noms américanisés (Sergio Leone sortit même son premier western sous le nom de Bob Robertson!) et qui parlaient de thèmes totalement étrangers à l'histoire de l'Italie comme la Guerre de Sécession, la révolution mexicaine ou la ruée vers l'Ouest. Pour une raison étrange, le public en raffola et le genre s'exporta partout dans le monde sous le nom passablement dégradant de western-spaghetti.

Comme avec toutes les copies de genres cinématographiques non-autochtones, ce type de westerns amena plus de navets que de chef-d'œuvre et n'eut été de l'arrivée de Leone et de sa trilogie des dollars en 1964, le reste de la planète n'aurait probablement jamais entendu ou vu ces films. Mais le grand metteur en scène insuffla un style et le western-spaghetti survécu encore jusque dans les années 70. Une bonne copie, probablement la meilleure, des films de Leone et de l'homme sans nom de Eastwood reste le "Django" de Sergio Corbucci sortit en 1966 et mettant en vedette Franco Nero.

Bien que peu original dans son scénario, le film de Corbucci se démarque des autres pastiches par une maîtrise dans la réalisation – sans toutefois posséder le génie et la poésie de Sergio Leone – et une interprétation solide de Nero dans le rôle du salopard taciturne au grand cœur. Toutefois, l'histoire d'amour ajoutée à celle de vengeance alourdit un peu le tout. Et puis, n'est pas Claudia Cardinale qui veut. Le film connut un immense succès international et engendra plus de quarante suites non officielles! Il s'agit donc d'un jalon important dans l'histoire du genre et comme à son habitude Blue Underground lui fait honneur en nous présentant un disque haute définition de qualité bourré de suppléments.

Django c'est l'histoire du personnage titre, un yankee ayant fuit la guerre civile qui se ramasse en Californie près de la frontière mexicaine et qui se retrouve pris dans une lutte entre des soldats confédérés faisant la loi dans la région et des rebelles mexicains fuyant leur pays. Et puis lorsqu'il découvre qu'une grosse quantité d'or se trouve dans un fort de l'armée sudiste à proximité, il devra faire une alliance malaisée avec le Général mexicain Hugo afin de s'emparer de cette fortune. Malheureusement, la femme qu'il aime est une prisonnière s'étant échappée du camp mexicain et dont le général s'était entiché. Les nuages sont plutôt gris dans le ciel...

Au niveau de la qualité vidéo, le travail de transfert est bien fait, et la copie utilisée est de bonne qualité. On a peut-être exagéré les couleurs un peu à certains endroits (les couchers de soleil et les paysages désertiques entres autres), mais sommes toute l'image est claire et précise. Par contre, le négatif utilisé pour la copie est en très bon état, mais contient malheureusement quelques défauts que l'on n'a pu corriger. Rien de bien impressionnant toutefois. Pour l'audio, le son original est passablement terne et on a du faire un gros travail pour faire ressortir un peu de profondeur. Les bruits exagérés des fusils, élément nécessaire aux westerns italiens, sont par contre clairs et précis. Le transfert pour amener le tout au niveau haute définition des Blu-ray est par contre assez réussi, même si on travaillait au départ avec une bande son de plus de quarante ans. À noter qu'il s'agît d'une première nord-américaine puisque le film est aussi présenté en version originale italienne avec la voix de Nero, alors que toutes les copies disponibles jusqu'alors étaient doublées en anglais ou en français.

En suppléments on retrouve une présentation du film par Franco Nero, une entrevue avec ce dernier et l'assistant metteur en scène Ruggero Deodato (qui réalisa par la suite des films d'horreur comme Cannibal Holocaust), un court-métrage récent amusant avec le même Nero (The Last Pistolero) et surtout un documentaire de 1968 pour la télé américaine sur le genre western italien avec des entrevues de Enzo Inglorious Bastards Castellari et Corbucci lui-même.


Cotes

Film7
Présentation8
Suppléments9
Vidéo8
Audio9