L'idée derrière "Dollhouse", nouvelle création de Joss Whedon, a de quoi piquer l'intérêt de tout bon amateur de science-fiction. Une organisation top secrète programme le cerveau de divers hommes et femmes (appelés Actifs) dans le but d'effectuer différents contrats. Ce synopsis aussi farfelu qu'intrigant aurait pu aboutir en une série des plus captivantes, mais se révèle finalement être une simple base pour une émission victime de son propre concept.
Whedon a pris un très gros risque en centrant son projet autour de la personne d'Eliza Dushku (avec qui il avait déjà travaillé sur le plateau de Buffy The Vampire Slayer). Ici, elle incarne Echo, agente pour qui les souvenirs d'autrefois commencent peu à peu à refaire surface. Certes, Dushku possède un incroyable charme naturel, mais n'a pas acquise toute la subtilité dramatique requise pour le rôle. S'imprégner d'un nouveau personnage chaque épisode est un défi d'envergure, défi dans ce cas à moitié réussi pour Dushku. Difficile, donc, de s'attacher à son personnage.
Le point fort de la série réside dans sa capacité à se renouveler constamment au fil des douze épisodes, chacun présentant une histoire indépendante à la trame narrative principale. Cette diversité garde constamment l'intérêt du spectateur. Au final, on se rappellera de "Dollhouse" comme étant une série imparfaite, mais possédant un grand cœur et un amour inconditionnel pour le genre de la science-fiction. Les gens à la recherche d'un divertissement facile rempli d'action et d'humour ne devraient se priver. Étonnement, la série a été renouvelée pour une seconde saison malgré les pauvres cotes d'écoute. Prions pour que l'équipe de production apprenne de ses erreurs, et nous revienne en janvier avec un tour de force.
"Dollhouse" est une petite merveille en format Blu-ray. Le transfert impressionne de par sa clarté étonnante et de par son image limpide comme le cristal. Aucune défaillance technique n'est à noter, les teintes et les tons étant toujours au niveau approprié. Il en va de même pour l'audio, qui offre une diversité de bruitages étonnante, et qui transmet les dialogues de façon claire et précise. Cette première saison de Dollhouse a tout pour combler au niveau technique, et fait office de parfait investissement pour quiconque voulant exploiter au maximum la force du support Blu-ray. Les menus sont d'une sobriété stylisée collant parfaitement avec l'ambiance de la série.
Une grande partie de l'intérêt de ce disque réside dans la présence de deux épisodes inédits: "Echo" et "Epitaph One". "Echo" était d'abord l'épisode pilote de la série, mais fût finalement annulé, le studio le considérant trop sombre et complexe. "Epitaph One" était sensé clore la première saison, mais fût remplacé par le douzième épisode. Les curieux qui voudront voir le véritable commencement et aboutissement de la première saison comme l'avait imaginé Joss Whedon seront comblés. Notons aussi la présence d'un documentaire d'une honnêteté surprenant intitulé "Making Dollhouse", présentant les dessous de la production et expliquant en profondeur le processus de création de l'univers "Dollhouse". Quatre revuettes sont également présentes, intitulées "Coming Home", "Finding Echo", "Designing the Perfect Dollhouse" et "A Private Engagement". On y adresse respectivement les relations entre l'équipe de production, la croissance de Dushku en tant qu'actrice au fil de la série, le style artistique des décors et l'origine de la création du concept.
| Film | 6 |
| Présentation | 9 |
| Suppléments | 9 |
| Vidéo | 10 |
| Audio | 9 |