Adapté du roman de Chuck Palahniuk, "Fight Club" est débarqué sur nos écrans il y a maintenant dix ans. Avec un duo qu'on a vu travaillé ensemble à quelques reprises, Seven en 1995 et tout dernièrement avec The Curious Case of Benjamin Button, Brad Pitt se fait à nouveau dirigé par David Fincher dans ce film qui n'a rien d'égal dans le monde cinématographique. Original, dérangeant, perturbant et rempli de rebondissement, on reste "scotché" à notre siège tout au long de ses 139 minutes.
Edward Norton tient le rôle d'un homme sur le bord de la crise de nerfs, il ne dort plus, ne sait plus quoi faire pour y arriver, les médecins ne lui prescrivent rien, il est au bout du rouleau. Il trouve cependant le réconfort auprès des participants de différents clubs de rencontre. Il se retrouve donc en train de pleurer dans une rencontre pour les gens atteints de cancer, de tuberculose. Quand il pleure dans une de ces rencontres, il dort comme un bébé le soir. Malheureusement pour lui, il remarque une femme qui est présente à chaque rencontre, Marla Singer (Helena Boham-Carter) agit un peu comme lui et ça le bloque de voir un autre imposteur dans les rencontres, ses insomnies recommencent. Il fait une nouvelle rencontre lors d'un voyage en avion, il tombe sur Tyler Durden (Brad Pitt), un vendeur de savons, et il se lie d'amitié avec lui. À son retour de voyage, il découvre que son appartement a explosé et il appelle Durden pour qu'il l'aide. Il remarquera plusieurs points d'intérêts communs et ensemble, ils fonderont un club de combat. Plusieurs membres s'ajouteront à ce club et sans trop le savoir, notre gars se retrouvera à la tête d'une organisation terroriste ficelée au quart de tour. Comment en est-il arrivé là? Même lui n'en a aucune idée.
Cette édition 10e anniversaire nous arrive dans boitier standard recouvert d'une jaquette cartonnée. Cette dernière est en fait un genre de graffiti du personnage de Norton et s'ouvre pour nous montrer, dans le même style, le personnage de Pitt et Bonham-Carter. Le menu du disque est tout ce qu'il y a de plus original. Lors de son apparition, on tombe sur un menu du film Never Been Kissed avec Drew Barrymore. Après quelques secondes, l'écran fige et craque pour laisser place au vrai menu qui est en quelque sorte une annonce pour un catalogue de décoration d'intérieur. Un beau 360 de l'appartement de Norton avec des cartons informatifs pour tous les meubles et décorations de la pièce. Passons maintenant aux choses sérieuses. La qualité visuelle qui nous est offerte est sublime. Le transfert vidéo offre des images d'une clarté éblouissante même si le film est obscur et noir. Les couleurs sont profondes et nettes et les détails, comme le visage défait de Jared Leto, sont à couper le souffle. Du côté audio, je pensais avoir vu le meilleur, mais j'ai entendu le meilleur de ce disque. Le son est à un tel niveau de perfection que dans certaines séquences, je me croyais avec les personnages dans l'environnement où ils étaient. Je n'ai qu'à penser à l'accident d'avion, l'accident d'auto, les combats et les automobiles qui passent sur le boulevard. Les bruits ambiants sont si bien rendus que la fiction rejoint la réalité. Il est à noter que la piste sonore française est le doublage européen.
Comme suppléments exclusifs à cette édition Blu-ray 10e anniversaire, on retrouve trois segments. Le premier "A Hit in the Ear: Ren Klyce and the Sound Design of Fight Club" nous permet, après une introduction de Ren Klyce, designer de son, de modifier les effets sonores de quatre scènes du film et nous fait voir comment le son peut changer l'effet d'une scène sur le téléspectateur. On continu avec "Flogging Fight Club" qui se veut être une remise de prix où Fight Club en remporte un. On voit donc Fincher, Norton et Pitt préparer leur discours qui consiste à planter les critiques qui ont préalablement planté leur film. Le dernier bonus exclusif est un mode appelé "Insomniac Mode: I am Jack's Search Index". Ce mode est en fait un index de tous les noms référencés dans le film ou dans les suppléments. On choisit un nom et ça nous apporte à la séquence qui en fait référence. Tous les autres suppléments disponibles viennent le l'édition DVD de deux disques du film paru en 2000. On retrouve donc les quatre mêmes pistes de commentaires, les revuettes "Behind the Scenes Vignettes", "Publicity Material" et "Art Gallery" ainsi sept scènes supprimées ou alternées. Le tout pour plus de deux heures de matériels supplémentaires.
Chacune des sorties de film sur Blu-ray apporte la même question. Est-ce que ça vaut la peine de réinvestir pour ce film même si je le possède déjà en DVD? Je dirais que pour "Fight Club", malgré le fait que les suppléments soient presque tous les mêmes, la qualité technique que cette édition nous offre en vaut la peine. Le travail fait par les studios n'a pas été fait à moitié et vaut l'investissement. Je conseille à tous et chacun de se le procurer.
| Film | 8 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 10 |