Pauvre Jack Black. Depuis quelque temps, ou plutôt à quelques exceptions près, le comédien et humoriste américain s'embourbe dans des productions quelconques avec des scénarios tous similaires et très moyens. On aurait cru qu'avec la merveilleuse et intemporelle histoire des voyages de Gulliver, l'acteur aurait trouvé chaussure à son pied. En effet, quoi de plus génial pour un rigolo du calibre de Black que cette histoire fantastique et loufoque d'un homme se retrouvant pris, suite à un naufrage, sur une île de minuscules êtres qui le prennent tour à tour pour leur ennemi puis pour leur sauveur.
Mais malheureusement comme avec beaucoup de films de l'acteur, on a décidé de garder la formule qui avait fait de longs-métrages comme School of Rock un succès monstre. C'est-à-dire, non pas inventer un personnage que l'acteur aurait pu modeler et mettre à sa main, mais prendre le même personnage de loser qui se croît cool et de l'intégrer dans une histoire. On ajoute trois-quatre grimaces et expressions stupides typiquement Black que tous les personnages finiront par répéter, on fait des références à quatre ou cinq chansons rock des années 70-80, ou même mieux, on les met dans la bande sonore, on intègre une jolie fille qui ne veut rien savoir de l'antihéros, mais qui finira par l'aimer lorsque ce dernier se prendra en main et sauvera l'univers et on obtient un nième film de Jack Black.
Tout ceci aurait pu fonctionner (et j'imagine que ça marche pour un certain public vendu d'avance), mais la faiblesse du personnage et le peu de développement des personnages secondaires dans l'histoire nous semblent tout à fait incongrus dans l'univers fantastique de l'île de Lilliput. Alors que le roman de Jonathan Swift se délectait à décrire de façon imagée et amusante les us et coutumes étranges des Lilliputiens, le film de Rob Letterman se concentre sur les excentricités de Black et fait passer tout le reste au second plan. Même une actrice de talent comme Emily Blunt semble perdue et mal dirigée dans ce foutoir. Ce qui d'ailleurs est le cas de toute la distribution qui semble mal à l'aise. Donc, un film très ordinaire à conseiller aux fans de Jack Black seulement.
Le loser Gulliver travaille dans la salle de courrier d'un journal depuis dix ans. Il est secrètement amoureux de la chroniqueuse de voyage (Amanda Peet) et décide de plagier un texte d'un guide de voyage pour lui faire croire qu'il veut être lui aussi journaliste. La demoiselle le prend au pied de la lettre et l'envoi en reportage sur un bateau dans le triangle des Bermudes. Lors d'une tempête, l'esquif est pris dans un typhon et Gulliver se réveille sur une plage déserte. Il s'aperçoit qu'il est attaché et que de petits êtres, les Lilliputiens, le tiennent prisonnier, croyant qu'il est un espion de leurs ennemis jurés. Il devra non seulement leur prouver son innocence, mais il devra tout mettre en œuvre pour tenter de retrouver et réparer son bateau pour rentrer chez lui. Mais quand on est perçu comme un sauveur et un dieu par tout un royaume, les tentations sont fortes...
Visuellement, le transfert est impeccable. L'image est superbe, avec des couleurs chaudes et une netteté époustouflante. Chaque plan est parfait et le travail est exemplaire. Pour l'audio, on a aussi fait un travail remarquable. Les ambiances sonores acquièrent une dimension supplémentaire sur la bande 5.1 DTS-HD. Les dialogues sont aussi bien servis par le transfert et la palette de fréquences est bien recréée.
Pour les suppléments, on a mis le paquet. Outre la copie numérique et le DVD qui viennent avec cette édition, on retrouve des séquences retranchées au montage, de courts reportages sur Jack Black, sur le réalisateur, sur la première du film et sur l'acteur Jason Segel, un bêtisier, une revuettes sur l'approche de Black au personnage, une sur les effets spéciaux et un vidéoclip d'une des chansons du film. Ceux qui sont équipés pour auront aussi accès à des spéciaux interactifs sur internet avec la fonction BD-Live.
| Film | 6 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 10 |
| Audio | 10 |