Hairspray [Blu-ray]
Two-Disc Shake and Shimmy Edition
New Line Home Entertainment

Réalisateur: Adam Shankman
Année: 2007
Classification:
Durée: 117 minutes
Ratio: 2.35:1
Codec: 1080p / VC-1
Langue: Anglais (DTSHD71MA, DTS20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 2 (DVD-50 + BD-25)

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
18 novembre 2007

Pour son premier titre en haute définition, New Line n'a pas raté sa cible. Cette version cinématographique de la comédie musicale montée à Broadway en 2002 (et qui y est toujours), elle-même descendante du film culte éponyme de John Waters de 1988, n'a absolument rien à envier à ses prédécesseurs : Hairspray version 2007 est un excellent bonbon juste assez sucré, mais au goût qui dure longtemps. Si la musique des années 60 fait partie de vos gênes ou si tout simplement vous aimez ce qui bouge (bien) et enlève la grisaille des jours pluvieux de l'automne, voici l'antidote le plus naturel.

"Hairspray" c'est surtout l'histoire d'une génération qui a accepté les changements sociaux nécessaires de son époque. Pour cela, nous suivons les péripéties d'une jeune élève, Tracy Turnblad (Nikki Blonsky) qui aime la danse et la musique qu'elle voit surtout à la télévision lors du Corny Collins Show, sur une station locale de sa bonne ville de Baltimore. À la différence des jeunes qui participent à l'émission, Tracy est plus en rondeurs, ce qui ne l'empêche pas de bouger et de se déhancher comme les autres. Avec son amie Penny (Amanda Bynes), elles rêvent de participer au show. Elles vont profiter d'une "après-midi porte ouverte", malgré la désapprobation de la mère de Tracy, Edna, (John Travolta), mais avec l'appui de son père Wilbur (Christopher Walken). Mais c'est sans compter sur la mainmise de Velma Von Tussle (Michelle Pfeiffer), la productrice de l'émission, qui n'accepte pas les erreurs et qui veut que sa fille Amber (Brittany Snow) soit dans tous les plans ou presque. Heureusement pour Tracy, elle sera remarquée par son idole Link (Zac Efron), ainsi que par Corny Collins (James Marsden) lui-même, et pourra ainsi intégrer le show et devenir à son tour une idole. Mais la méchante Velma Von Tussle va vouloir reprendre le dessus et cherchera à brimer les nouveaux amis noirs de Tracy, menés par Motormouth Maybelle (Queen Latifah), en les supprimant de la grille des programmes. Pourtant, le plaisir simple de chanter et de danser saura prendre leur vraie place à Baltimore.

Ce que je retiens le plus de mon visionnement, c'est certainement de vouloir le revoir et surtout entendre à nouveau les mélodies qui sont réellement entraînantes. Mais la découverte de cette jeune talentueuse Nikki Blonsky est aussi importante. De plus, si je connaissais les talents musicaux de John Travolta et de Queen Latifah, ceux de Michelle Pfieffer et de James Marsden sont étonnants. En fait, le fait que les principaux acteurs, et ils sont nombreux, chantent et dansent avec autant d'aisance et surtout de réalisme est sans aucun doute le succès du film. On en oublierait presque le message sous-jacent sur la tolérance envers ceux qui sont un peu différents.

C'est une édition Blu-ray double que nous offre New Line. Tout d'abord, pour rester dans le ton, la sérigraphie des disques les fait ressembler à deux 45 tours. Intelligent. Ces disques sont rangés dans un boîtier Blu-ray à double compartiment, et le tout est glissé dans un manchon transparent qui permet, selon le sens d'insertion, d'avoir les personnages adultes ou les jeunes sur le recto. Belle présentation. Du côté de l'image, c'est un sans faute. Les couleurs sont éclatantes et les détails précis. Le format panoramique est parfaitement adapté aux numéros de danse, surtout ceux de l'émission de télévision. Mais qui dit comédie musicale, dit chansons et musique. Et j'avoue qu'ici nous sommes mieux que bien servis. La seule piste disponible, anglaise en DTS-HD 7.1, est extraordinaire, et surtout elle laisse bien s'exprimer tous les instruments, du plus petit aux basses profondes. C'est un régal qu'on ne se lasserait pas d'écouter. On ne passera pas sous silence les pages de menu, complètement dans le style années 60 et accompagnées de la musique du film. Pendant la lecture, on peut faire apparaître un menu simplifié par-dessus le film.

Les suppléments débordent littéralement et sont tous en HD. À commencer sur le premier disque par "Behind The Beat : Picture-in-picture experience". N'oublions pas que nous sommes en format Blu-ray et que, techniquement, le PiP n'est pas encore techniquement disponible (les premiers titres arriveront en janvier 2008, et les lecteurs devraient être mis à jour d'ici là). Alors comment est-ce possible d'avoir une fenêtre avec du contenu pendant la lecture du film? En fait, il s'agit d'un petit tour de passe-passe de la part de New Line. La fenêtre qui apparaît est en fait codée dans l'image du film et avec le procédé de "seamless branching", des extraits de suppléments y sont diffusés. Au final, le résultat est très convaincant et on ne se doute pas du subterfuge. Donc pour revenir à ce supplément, tout au long du film, on peut voir et entendre des segments de derrière la caméra avec le réalisateur, Nikki Blonsky et les producteurs. Les amateurs de techniques cinématographiques seront servis.

Vous voulez en savoir plus sur les superbes scènes de danse? Alors, c'est dans "Hairspray extensions" que ça se trouve, avec un coup d'œil plus poussé sur les entraînements des danseurs. Pour l'occasion, l'écran se divise en plusieurs parties pour voir l'apprentissage et la scène finale. Toujours sur le premier disque, on peut visionner cinq scènes rallongées ou supprimées, dont une avec une chanson complète, qui n'apparaît pas dans le film. Vous avez envie de passer sur la piste? Alors, suivez les recommandations pour apprendre les pas de deux des chansons du film. Parlant de chansons, on a droit aussi à un véritable jukebox sous nos doigts, avec fonction karaoké : on peut accéder directement à n'importe quelle partie chantée, avec la possibilité d'afficher les paroles. Je vous le dis, il ne manque rien.

Passons maintenant au second disque. On y retrouve, toujours en haute définition, un premier documentaire qui nous remémore l'histoire de Hairspray, depuis le film de 1988 en passant pas la pièce de Broadway, le tout avec la participation de John Waters lui-même (qui apparaît dans le film, au début : c'est lui le pervers du trottoir) et des autres artisans du projet, dont l'auteur Leslie Dixon. Puis un autre documentaire de plus de 90 minutes nous emmène dans les coulisses du tournage, qui s'est déroulé à Toronto. "You Can't Stop The Beat : The long Journey of Hairspray"ne nous cache pas grand-chose du travail de chacun, du réalisateur Adam Shankman aux acteurs et chorégraphes. On y voit les acteurs durant leurs sessions d'enregistrement ou de répétition, ou encore directement le tournage. Vraiment très intéressant. Quelques bandes-annonces complètent ce deuxième disque.

Avec un réalisateur qui est aussi un chorégraphe réputé, cette comédie musicale était en de bonnes mains. Les chansons des années 60 avaient beaucoup de texte et le rythme des musiques était souvent très soutenu, et le fait d'avoir de véritables orchestres rend le tout beaucoup plus chaleureux. Et comme dans toute bonne pièce musicale, on termine avec un final endiablé où tous les personnages sont présents, ce qui est rend la séquence particulièrement savoureuse. On en oublie John Travolta, et on ne voit qu'Edna, la mère de Tracy. Et pour faire durer le plaisir, je vous conseille sans hésiter la bande sonore du film qui, j'en suis certain, trouvera sa place un peu n'importe où. En tout cas, si je ne vous ai pas convaincu, je ne sais plus quoi vous dire.


Cotes

Film9
Présentation8
Suppléments10
Vidéo10
Audio10