The Hustler [Blu-ray]
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Robert Rossen
Année: 1961
Classification: PG
Durée: 135 minutes
Ratio: 2.35:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMA51, Mono), Français (DTS51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 32
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 024543711186

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Yan Bouchard
2 août 2011

Jusqu'à sa mort en 2008, Paul Newman a été un grand acteur et est depuis longtemps devenu un icône du monde cinématographique américain. Avec près d'une centaine de longs-métrages en tant qu'acteur et quelques autres en tant que producteur et réalisateur, Newman a laissé sa marque sur le septième art. Pour ma part, je n'ai pas suivi beaucoup la carrière de cet homme, mis à part quelques films dont Slap Shot, Road to Perdition, Butch Cassidy and the Sundance Kid et la voix de Doc Hudson dans le film Cars. Cependant, j'ai eu la chance de recevoir cette semaine le film de 1961 "The Hustler" réalisé par Robert Rossen et mettant en vedette Jackie Gleason, Piper Laurie, George C. Scott et bien évidemment Paul Newman. Un long métrage en noir et blanc qui nous plonge dans l'univers des salles de billard et des gros billets. Sélectionné neuf fois aux oscars et gagnants de deux statuettes, le film n'a pas permis à Newman de remporter son oscar. Malgré tout, son rôle de Fast Eddie Felson lui a quand même permis de mettre la main sur la statuette dorée dans sa suite de 1986, réalisée par Martin Scorsese, The Color of Money.

Fast Eddie Felson (Newman) est un excellent joueur de billard et son talent l'a mené à jouer à l'argent pour devenir un requin du billard, soutirant de l'argent à tout ceux qui l'ont affronté. Cependant, malgré tout son talent, Fast Eddie a un tempérament bouillant et un penchant vers l'alcool. Sa condescendance l'apporte même à lancer un défi au légendaire "Minnesota Fats" (Gleason). Durant ce marathon de billards, où l'argent en jeu ne cesse d'augmenter plus le temps passe, Felson se ruine après avoir encaissé un très gros montant, et ce, malgré les protestations de son ami qui lui sert de manager, Charlie (Myron McCormick). Après cette déconfiture, Felson quitte Charlie et se retrouve chez Sarah (Laurie), une femme croisée dans un terminus qui deviendra sa copine. Voulant se remettre à flot et ayant toujours un goût amer de sa défaite face à "Minnesota Fats", Felson tente de retrouver ses marques et finit par se laisser tenter par Bert Gordon (Scott), qui lui promet de lui apprendre à gagner et assouvir sa soif de vengeance. Cependant, Felson réalisera vite qu'être dans le rouage de Gordon le mènera à sa perte.

Encore une fois et à mon plus grand bonheur, le film se présente dans un boitier communément appelé "digibook" ou en bon français, en format livre. Sur la couverture, on peut voir les deux adversaires, Fast Eddie Felson en avant-plan et Minnesota Fats à l'arrière près de la table de billard. À l'intérieur, un magnifique livre de vingt-six pages contenant photos, descriptions d'acteurs et autres informations très intéressantes. Le menu du disque, comme c'est souvent le cas, nous montre des séquences du film, accompagnées d'une musique bien choisie. Ce qui est très impressionnant avec cette sortie, c'est le travail fait par les studios au niveau du transfert vidéo. Ce film date de 1961 et est en noir et blanc, donc pour vivre en format haute définition, il fallait une image qui frôle la perfection. C'est exactement ce que l'on retrouve ici, une image lisse, claire et exempte d'imperfection. Le contraste de blanc, de noir et les touches de gris sont tout simplement magnifiques, on oublie que le film fête son cinquantième anniversaire cette année tellement l'image est belle. Pour ce qui est du son, on remarque dès le début la limitation de cet aspect, principalement dû aux limites de la source. Cependant, il n'y a rien d'alarment, tout se déroule très bien de ce côté, les dialogues sont clairs et audibles et la bande originale du film sonne comme elle n'a jamais sonnée. Les sons ambiants des salles de billard sont également bien rendus ce qui nous amène à une immersion complète.

Du côté des suppléments, on retrouve l'intégralité de ceux présents sur l'édition de collection parue en DVD il y a quelques années. Je ne ferais pas l'énumération complète de ceux-ci, mais je vous réfère au travail de notre collaborateur Martin Gignac. Cependant, l'édition actuelle ne fait pas que nous offrir du vieux matériel, on peut s'offrir trois nouveaux segments qui mettent l'emphase sur Paul Newman, Jackie Gleason et Walter Tevis. En effet, le premier segment que l'on retrouve est "Paul Newman at Fox", qui nous offre une très belle rétrospective de la carrière de Newman en se concentrant sur ce qu'il a accompli avec Fox. Passons maintenant à "Jackie Gleason: The Big Man", où Gleason a à peu près le même traitement que Newman. Finalement, le segment "The Real Hustler: Walter Tevis" nous offre une entrevue radiophonique de 1984 avec Tevis, l'auteur qui a écrit le livre qui a inspiré le film. Noter que ce segment n'a aucune vidéo, seulement du son.

Au final, j'ai découvert avec "The Hustler" un excellent film que je ne connaissais pas. Newman porte le film sur ses épaules avec une performance époustouflante qui méritait plus qu'une simple nomination aux Oscars. Et que dire de l'aspect technique du film qui ridiculise certaines productions actuelles. Je conseille à tous les amateurs du septième art ce petit bijou et j'espère que la suite de 1986, The Color of Money, ne se fera pas trop attendre en format bleu.


Cotes

Film9
Présentation10
Suppléments10
Vidéo9
Audio8