Après nous avoir offert l'inquiétant Disturbia en 2007 et l'intrigant Eagle Eye l'année suivante, le réalisateur D.J. Caruso a laissé son acteur fétiche pour son dernier film. Après avoir travaillé avec Shia LaBeouf pour ses films précédents, Caruso s'est tourné vers une distribution moins connue, mais tout aussi professionnelle pour son "I Am Number Four", une adaptation du roman jeunesse de l'auteur Pittacus Lore. Avec à son bord Alex Pettyfer, Teresa Plamer, Dianna Agron et Jake Abel, le film laisse parler de brillante façon la relève hollywoodienne. Seul Timothy Olyphant vient ajouter son expérience à cette distribution de jeunots. Avec un scénario qui parle d'extra-terrestres, de pouvoirs, d'amour et d'anéantissement, la table est mise pour un bon petit divertissement.
John (Pettyfer) n'est pas un adolescent ordinaire. Derrière ses allures d'étudiants typiques, il cache sa véritable nature. Caché sur Terre depuis la destruction de sa planète et protégé par son gardien Henry (Olyphant), il tente de se fondre à la masse humaine pour éviter ses ennemis qui tentent d'anéantir sa race. Ils sont neuf à détenir de puissants pouvoirs et trois d'entre eux ont été tués, il est le numéro quatre et devra faire face à son destin. Avec l'aide de Sarah (Agron) et Sam (McAuliffe) et d'une étrange fille (Palmer), la survie ne sera pas une tâche facile pour John à Paradise, une petite ville pourtant si tranquille.
Le film se présente dans un ensemble trois disques contenus dans un boitier standard. Ce dernier est recouvert d'une jaquette cartonnée où l'on peut voir les trois personnages principaux. Le menu est magnifique, accompagné d'une petite musique, on se retrouve sur le site internet "Strangers in Paradise", que l'on voit dans le film. Des photos sont choisies automatiquement et ce choix nous donne droit à des extraits du film. Du côté de la technique, encore une fois, les studios Disney frappent un grand coup. Le transfert vidéo est à la limite de la perfection, nous offrant une image claire et lisse remplie de contraste. Les couleurs sont éclatantes et je n'ai remarqué aucun problème lors du visionnement. Pour ce qui est du son, là aussi, on en prend pour notre argent. Ça explose de partout, les effets sonores sont bien rendus et la musique également. Malgré tout ça, les dialogues sont toujours audibles en prenant leur place à l'avant-plan.
Le seul petit bémol de l'ensemble se retrouve au niveau de la section des suppléments. Malgré la présence de la copie DVD et de la copie numérique sur des disques supplémentaires, les suppléments se font rares sur le disque principal. Un segment de douze minutes intitulé "Becoming Number Six" nous offre une rencontre avec l'actrice Teresa Palmer qui nous parle de son rôle dans le film. Il y a également un petit segment de trois minutes de bloopers. La version haute définition offre un maigre contenu exclusif, une série de six scènes coupées ou allongées pour à peine vingt minutes de visionnement supplémentaire.
Au final, le film pourra plaire à un large public. Malgré une adaptation d'un roman jeunesse, je ne crois pas que le film est exclusivement réservé à eux. Les différentes branches du scénario pourront en rejoindre plusieurs. Malgré un ensemble impeccable au niveau technique, la médiocrité de la section des suppléments fera mal passer la trentaine de dollars investis. Ce film est à voir et à revoir, mais je vous conseille d'attendre une légère baisse du prix demandé. Pour ma part, il me reste à espérer voir une suite dans un avenir proche.
| Film | 8 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 2 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 9 |