Ice Age: Dawn of the Dinosaurs [Blu-ray]
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateurs: Carlos Saldanha, Mike Thurmeier
Année: 2009
Classification: G
Durée: 94 minutes
Ratio: 1.85:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMA51), Français (DD51), Espagnol (DD51), Portugais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol, Portugais, Cantonais, Mandarin
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (BD-50 + DVD-9 + DVD-5)
Code barres (CUP): 024543625230

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
15 novembre 2009

Rien ne change, tout se recycle. C'est la maxime qui correspond le mieux au troisième tome de "Ice Age", tout bonnement intitulé "Dawn of the Dinosaurs", où nos amis les animaux sont confrontés à des bêtes encore plus anciennes et terrifiantes qu'eux. Cela sent peut-être le réchauffé, mais les enfants n'y verront que du feu, surtout en version Blu-ray.

En 2002, la lutte endiablée entre Disney et Dreamworks a laissé momentanément la place à un troisième acteur: Fox. Avec ses animaux de la préhistoire mignons comme tout, la compagnie a cumulé un beau capital au box-office. À tel point que le succès de Ice Age a engendré une suite tout aussi divertissante en 2006. Trois années plus tard, la série renaît pour offrir un produit pratiquement identique.

La vie suit son cours normal. Le mammouth Manny (voix de Ray Romano) va bientôt être papa, le tigre Diego (Denis Leary) ne se sent plus très en forme et le paresseux Sid (John Leguizamo) continue à se mettre les pieds dans les plats. Justement, en voulant jouer au père avec des bébés tyrannosaures, il a été kidnappé par la mère en colère. Afin de le secourir, ses amis devront quitter l'ère de glace et accéder à un univers dangereux peuplé de dinosaures. Dans leur quête, ils peuvent toutefois compter sur l'aide de Buck (Simon Pegg), un flibustier qui a plus d'un tour dans son sac.

Le royaume de l'animation évolue lentement. Pendant que les studios japonais et français n'hésitent pas à changer de styles et de genres, leurs homologues américains prennent peu de risques. Pixar est revenu à un univers plus enfantin avec Up, les titres sous Dreamworks (Shrek, Madagascar, Monsters vs. Aliens, etc.) ne cherchent qu'à perpétuer un plaisir éphémère et il en va de même pour ce nouvel épisode glacé. Surtout que la formule est généralement la même.

Les dessins soignés (et ce, même s'il n'y a pas réellement eu d'avancées technologiques) sont spectaculaires à souhait et le rendu vidéo est tout simplement époustouflant. La luminosité est éclatante, le niveau des détails rivalise avec les meilleures productions du genre et les images si riches laissent émaner de très jolies couleurs et des contrastes étonnants. Un grand plaisir pour la rétine qui est accompagné par une ouïe en extase qui trépide constamment devant ces pistes sonores si immersives, utilisant favorablement les multiples enceintes afin d'y faire triompher des bruits de mélodies, de rugissements, de vent, de tonnerre et de cris d'animaux divers. La musique orchestrale ne brime en aucun cas les voix attendrissantes et les dialogues qui peuvent bénéficier de très visibles sous-titres blancs.

Le scénario là-dedans? Il opte généralement vers l'amitié, l'environnement et le dépassement de soi. Ici, il vogue vers l'amour et la famille, rappelant comment tout est mieux à deux ou à trois. Après une longue introduction, le rire et l'action débutent dès que les protagonistes mettent la patte dans ce monde imaginaire nettement plus sophistiqué que tous les Year One et Land of the Lost. À partir de là, les péripéties et les poursuites sont légion, au même titre que les clins d'œil assez réussis aux Flintstones et aux Chipmunks.

Bien qu'il n'y ait rien de réellement surprenant, petits et grands risquent de passer un bon moment. Surtout qu'il y a différents moments muets qui, sans rivaliser avec ceux du mémorable Wall-E, font sourire. Ils mettent en vedette cet écureuil malchanceux qui se fait une copine. Ce duo coquin s'aidera ou s'affrontera plus souvent qu'à son tour, donnant de délicieuses séquences humoristiques et même un tango qui n'est pas piqué des vers.

La pochette représente la majorité des héros dans des pauses cocasses. Un DVD de l'ouvrage et une copie numérique sont également disponibles, ce qui est une excellente idée. Le menu principal du Blu-ray, un des plus imaginatifs de l'année, prend la forme d'un tyrannosaure qui poursuit sans cesse Scray. L'écureuil l'évite de justesse sur un air musical particulièrement rythmé! De nombreux suppléments sont disponibles, maintenant l'attention pendant quelques minutes. Le plus pertinent est cette piste de commentaires narrée par une bonne demi-douzaine de personnes de l'équipe technique. Avec une bonne humeur constante, les artisans décrivent ce qui se déroule à l'écran, y allant de propos parfois drôles ou intéressants sur la difficulté de créer cet univers si unique. Il y a également un segment abordant plus en détail le personnage de Buck, un second explorant ce nouveau monde, deux scènes supprimées plutôt réussies, un vidéoclip musical assez douloureux pour les oreilles, deux hilarants courts-métrages mettant en vedette Scray, des mini clips sur cet écureuil si irrésistible, une bande-annonce de The Pink Panther 2, cinq infopubs qui font office de documentaires sur le tournage et un intrigant album photo où il est possible de choisir et de modifier des images du film. L'onglet BD-Live permet d'obtenir de l'information et des filmographies des gens qui prêtent leurs voix à l'ensemble.

"Ice Age: Dawn of the Dinosaurs" est dans la parfaite lignée des deux précédents épisodes. De l'humour, de l'action et des personnages attachants pour un récit aussitôt vu et aussitôt oublié. Il n'y a sûrement rien d'autre qu'une animation pour enfants qu'une autre animation pour enfants, et si celle-ci ne passera certainement pas à l'histoire, il y a suffisamment de scènes intéressantes pour mériter le coup d'œil. Surtout ceux des plus petits qui seront captivés par tant d'animaux si intrigants.


Cotes

Film6
Présentation9
Suppléments7
Vidéo10
Audio9