Quand le représentant de chez Warner m'a parlé de "Nights In Rodanthe", il l'a qualifié de "Unfaithful sans le sexe". Évidemment, j'ai voulu me taper le premier de ces deux films avant de voir le second, bien sûr les deux en haute définition. Je peux maintenant vous dire que ce film n'a pas vraiment de scènes aussi crûtes que le premier, mais en échange nous avons une histoire BEAUCOUP plus touchante. À l'écriture de ces lignes, j'ai encore une larme à l'œil. Permettez que je me mouche avant de continuer (ça m'a touché vrai!).
Autant que j'ai été surpris par la dernière moitié de Unfaithful, autant que je me demandais où le film s'en allait et surtout comment la promesse de la bande-annonce allait se produire. L'histoire débute banalement alors que Adrienne Willis (Diane Lane) va aider à son amie Jean (Viola Davis) à prendre soin de son auberge alors que celle-ci s'en va en vacances. Voyez-vous, c'est la saison morte à Rodanthe (en Caroline du Nord), mais un client vient s'installer à l'auberge pour quelques jours. Le docteur Paul Flanner (Richard Gere) vient dans cette petite ville pour rencontrer le mari d'une de ces patientes qui est décédée sur la table d'opération, question d'éviter une poursuite, pour ensuite aller chercher son fils en Amérique du Sud. Paul se sent coupable de tous les malheurs qui arrivent. Adrienne aussi est dans une phase de culpabilité, de décision, alors que son mari qui l'a quitté depuis sept mois pour une jeune pitoune veut revenir à la maison... avec le support des enfants qui ne comprennent pas bien la situation. Les deux locataires de l'auberge s'échangent leur façon de penser sur chacun leur sujet alors qu'une tempête s'en vient sur toute la côte de Rodanthe... une tempête qui va tout changer.
La version haute définition de ce film a un aspect plaisant avec une belle reproduction de la palette bleuté du film. Cet encodage numérique sans faute, nous offre un niveau de détail appréciable, mais qui ne semble pas aller jusqu'au bout de ses possibilités. Il manque un peu de détails sur les plans rapprochés (les visages par exemple) et l'arrière-plan est souvent hors foyer (donc pas de détail là). À travers les pièces de l'élément central du film, l'auberge sur le bord de la plage, nous pouvons cependant apprécier les différences apportées par la haute définition comparativement au DVD. Les séquences extérieures sont tout aussi intéressantes, malgré les effets de zoom qui sont quelques fois trop artificiels. Sans être excellent, ce disque offre quand même de quoi de beau. La piste sonore est plutôt ordinaire, ne prenant aucune part dans l'expérience haute définition. En fait, c'est probablement la même piste sonore Dolby Digital 5.1 que sur l'édition DVD. Elle n'est ambiophonique que durant la tempête et encore nous n'y croyons pas vraiment. Cependant, elle fait merveilleusement l'affaire pour les dialogues qui composent majoritairement le film.
Il y une tangente qui commence à être la règle pour ce genre de film, le genre que les gens louent, mais dont les collectionneurs risque plus de se procurer en haute définition: pas du tout de suppléments sur la version DVD, le tout pour le tout exclusivement sur Blu-ray. Nous débutons la liste avec la très promotionnelle revuette "The Nature of Love" où le réalisateur George Wolfe nous parle de symbolisme que seul lui peut voir. "An Intimate Look at In Rodanthe with Singer/Songwriter Emmylou Harris" nous permet d'en savoir plus sur la compositeur interprète Emmylou Harris alors que "A Time for Love: Keeping Up with Nicholas Sparks" fait de même avec le romancier Nicholas Sparks pour qui c'est le quatrième roman à être transposé sur film (après Message in a Bottle, A Walk to Remember et The Notebook). Il y a aussi un vidéoclip de Gavin Rossdale et des scènes retranchées commentées par le réalisateur.
Ce n'est pas un titre sur lequel j'aurais pensé voir une interface BD-Live... et effectivement, il n'y a rien de spécial à celle-ci. À part ajouter le titre à ma liste sur le site BD-Live de Warner, tout ce que j'ai pu faire c'est de visionner des bandes-annonces. Rien du tout relié au film. Au moins chez Disney, ils sont constants dans leurs cochonneries, offrant les mêmes possibilités minimales dans tous leurs disques. On aurait pu permettre d'enregistrer une piste de commentaires personnelle comme avec Dark Knight. Mais bon, c'est peut-être à venir, mais pourtant le film a été lancé la semaine passée.
Pour en revenir à la prémisse qui m'avait été donnée du film, je dois vous dire immédiatement que cette histoire n'a aucun lien à Unfaithful mise à part ses deux acteurs. Ici, il n'y a pas vraiment une affaire, car dans sa tête Adrienne ne veut plus avoir affaire à son mari, plus jamais. Elle dit qu'elle va y pense, mais dans le fond son idée est faite. C'est fini. D'avoir rencontré Paul, c'est une nouvelle vie qui s'offre à elle, non pas en parallèle avec une vie courante, mais qui enterre complètement sa vie précédente. Plusieurs m'ont dit que c'était un film ennuyeux, mais pour ma part c'est certainement un film qui va avoir une place dans ma mémoire... peut-être à cause du choc inattendu de la fin. Juste à y penser, j'ai des frissons.
| Film | 8 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 7 |