One Week [Blu-ray]
Métropole Films Distribution / Mongrel Media

Réalisateur: Michael McGowan
Année: 2008
Classification: PG
Durée: 94 minutes
Ratio: 1.78:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHD51, DD51), Français (DD51)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (BD-25)
Code barres (CUP): 629159039503

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
11 juillet 2009

J'entends souvent dire par les Québécois que le cinéma canadien est généralement sans saveur, sans originalité comparativement au cinéma d'ici. Pour ma part, le cinéma d'ici n'est pas ma tasse de thé dans la majorité des cas. Tant qu'à "contrairer" sur le sujet, aussi bien vous dire que j'ai trouvé au cours des années plusieurs perles canadiennes, mais mes amis me lanceraient un bémol disant que j'aime aussi les téléfilms de la CBC que la majorité des Québécois ne toucheraient même pas avec une "perche de dix pieds ". Tout cela pour vous introduire à une nouvelle perle de laquelle j'ai été agréablement surpris et charmé: "One Week".

Mon collègue Martin Gignac vous en avait déjà parlé dans critique de la version DVD du film que j'avais visionnée avant de lui remettre. Tout le long du film, je ne pouvais que me demander si la richesse aux paysages du film ressortirait mieux en haute définition (et si nous pouvions lire quelques noms sur la coupe Stanley - car il y a la "vraie" coupe dans le film). Effectivement, "One Week" est disponible sur le format haute définition que j'aime tant. La qualité, quoique pas de par avec les gros studios, est exceptionnellement belle. Il y a un constant grain dans l'image qui vient noter qu'il n'y a pas d'adoucissement numérique de l'image comme il arrive trop souvent, justement pour ces gros studios. Une sage décision de Mongrel. Le niveau de détail est assez impressionnant, spécialement pour ce qui est des textures (la route, le gravier, les vêtements, les flancs de montagne, etc.). Certaines images sont très claires, surtout les plans rapprochés, alors que certains sont "épouvantable" pas HD (comme les images qui ont l'air de provenir d'archives - scène d'ours et de baleine par exemple), mais celles-là nous les voyons que quelques secondes. En général, le tout est très satisfaisant! La piste sonore aussi est assez convenable, sauf à un des moments musicaux où les basses fréquences prenaient le dessus sur le reste. Ce n'est pas une piste qui devrait vous faire frémir dans votre siège par ses effets discrets, mais sa clarté est vraiment intéressante et l'ambiophonie de la piste musicale (qui est composée de talents typiquement canadiens dont entre autres Sam Roberts, Great Lake Swimmers, Emm Gryner, Wintersleep, Star, Luke Doucet et Patrick Watson) ne fait qu'ajouter à la splendeur des lieux visités par le personnage principal. J'étais prêt à chanter le "Oh Canada" s'il arrivait tellement j'étais encré dans le déroulement du film.

Dans "One Week", Campbell Scott prête sa voix à la narration de l'histoire de Ben Tyler (Joshua Jackson) à la manière d'Amélie Poulin. Ben vient d'apprendre de son médecin qu'il a un cancer, un solide à part de cela. Son monde routinier est du coup renversé. Les premières images qui lui passent dans la tête ne sont pas celles qu'il aurait espérées. Du coup, avec les statistiques qui lui sont présentées, il décide qu'il ne sera pas un patient tout de suite. Il s'achète une moto et part de Toronto vers l'ouest, malgré l'insistance de sa fiancée Samantha (Liane Balaban) d'aller se faire traiter au plus vite (et qui n'aime pas les motos). Il fait un voyage personnel, recherchant à quoi croire, réévaluant tout ce qui doit supposément compter (amour, travail, rêves) tout en se photographiant avec les objets géants et les autres unicités du paysage canadien. Nous retrouvons dans ce film énormément de circonstances qui portent à réflexion, même si ces moments ne sont que regards et pensées sans aucune parole. Il y a longtemps qu'un film a su garder mon intérêt comme ça du début à la fin, principalement par son scénario et ensuite par Joshua Jackson qui m'a certainement bien surpris par son jeu (moi je ne me souvenais de lui que dans Dawson Creek). Dans ce film, il laisse transpirer ses émotions sans trop en mettre. Jackson devient Tyler.

Comme suppléments sur ce disque, nous retrouvons d'abord une piste de commentaires très informative au niveau des détails de tournage et des anecdotes avec le réalisateur, scénariste et producteur Michael McGowan. Cela est suivi par un documentaire sur la production où tous les artisans ont leur mot à dire (appréciable quoiqu'un peu répétitif) avec quelques séquences derrière les caméras. Nous avons ensuite une interview avec McGowan qui résume très bien son film et ses personnages, mais dans une salle un petit peu écho. Parlant d'écho, il y a une session questions réponse dans un cinéma avec les artisans qui est certainement très amusante et m'a fait sourire plus d'une fois. Cela est suivi d'un montage photos avec la belle musique, en version instrumentale, qui nous suit tout le long du menu. Il y a aussi une série de bandes-annonces présentées à l'insertion du disque qui ne sont malheureusement pas présentées en HD. Cependant, la bande-annonce du film lui-même est en haute définition.

Un film que j'ai regardé sur DVD, de nouveau sur Blu-ray, de nouveau apprécié. Recommandé pour sa simplicité.


Cotes

Film9
Présentation7
Suppléments6
Vidéo7
Audio7