Les festivités entourant le centenaire ont été nombreuses tout au long des saisons 2008-2009 et 2009-2010. Une série de numéros retirés par le club dont le fameux numéro trois d'Émile "Butch" Bouchard, des documentaires sur l'histoire de la Sainte-Flanelle, des matchs spéciaux où le club jouait avec des chandails d'époque, des articles promotionnels du centenaire à ne plus finir. Un des gros événements était sans aucun doute la sortie du film "Pour toujours les Canadiens", un docudrame tournant autour de l'histoire de l'équipe qui prenait l'affiche à travers la province le 4 décembre 2009, cent ans, jour pour jour, après la création du club de hockey du Canadien de Montréal. Malheureusement pour le film, il n'a pas été bien accueilli autant par la critique que par le public. Avec un budget de six millions et une distribution regroupant des gros noms tels que Christian Bégin, Céline Bonnier, Denis Bernard, Claude Legault et Jean Lapointe, les recettes au box-office n'ont vraiment pas été à la hauteur. Est-ce que le film pourra s'en sortir avec les ventes de DVD et Blu-ray, seul l'avenir pourra nous le dire.
William Lanctôt-Couture (Dhanaé Audet-Beaulieu) est un jeune homme de 17 ans. Ses parents (Bonnier-Bégin) et lui déménagent et il doit intégrer une nouvelle équipe de hockey, ce qui ne sera pas très facile, nouvel environnement, nouveau coach, et nouveaux coéquipiers, les obstacles seront nombreux pour le jeune hockeyeur et cela affectera grandement son moral et ses humeurs. De son côté, sa mère Michelle est infirmière au CHU Sainte-Justine et un jeune garçon vient d'entrer à l'hôpital. Daniel (Antoine L'Écuyer) a besoin d'un nouveau rein et sera confiné à sa chambre pour un bon petit bout et dès le première rencontre, Michelle éprouvera de la sympathie pour le petit et elle promet à ses parents d'en prendre soin comme son propre enfant. Pour ce qui est du père, Benoît, il travaille à élaborer un documentaire sur l'histoire du Canadien qui prend beaucoup de son temps. Son travail n'a rien pour aider la relation tendue qu'il a avec son fils. Tout se beau monde vit comme il le peut, mais tous et chacun n'a qu'une passion, le Canadien, toute leur vie tourne autour du club comme beaucoup d'amateurs de la belle province.
Le film nous arrive dans un boitier standard sur un seul disque. Le menu de ce dernier nous montre quelques séquences du film sous les cris d'une foule endiablée, comme on peut l'entendre au Centre Bell. La qualité technique de l'œuvre est à la hauteur du format. Le transfert vidéo nous offre des images claires, nettes et précises ainsi que des couleurs à couper le souffle. Le contraste des joueurs sur la glace est tout simplement hallucinant et même les vieilles séquences d'archives, malgré leur âge et leur état, sortent bien à l'écran. Pour ce qui du son, là aussi, c'est à la hauteur. La musique, les séquences sur la patinoire, les bruits ambiants, c'est parfait. Cependant, tout n'est pas parfait. La piste de dialogue n'est vraiment pas à la hauteur du reste. On dirait qu'elle manque d'intensité et de volume. Quand on passe d'une séquence plus narrative à une sur la glace, on est obligé de baisser le son tellement le niveau est différent. C'est vraiment désagréable et ça nous fait sortir du film à mon avis. Autre point négatif pour cette édition, les suppléments sont quasi inexistants. À part un court segment d'environ une minute sur le tapis rouge et un court métrage d'animation de six minutes et la bande-annonce du film, il n'y a rien d'autre. À l'insertion du disque, quelques autres bandes-annonces défilent automatiquement.
Malgré la critique et le fait qu'on se retrouve avec un mélange de drame et de documentaire, le film m'a plu. L'histoire des personnages est touchante et plus que réaliste. On sait tous que les jeunes doivent faire beaucoup d'efforts pour faire leur place dans le hockey amateur et on sait également que la maladie peu frappée à n'importe quel âge, le film nous le rend bien. Cependant, l'édition Blu-ray aurait pu nous offrir plus. Aucune revuette sur la production, aucune piste de commentaires, aucun blooper, rien. À cause de ça, j'ai de la misère à vous en conseiller l'achat, il faut vraiment que le film vous plaise, car il n'y a pas beaucoup de viande après l'os. Dans un autre ordre d'idée, je ne sais pas si c'est seulement les gens de mon coin qui ont apprécié le film, mais sachez que ce dernier a gagné le titre de meilleur film canadien et celui du coup de cœur du public lors de la 22e édition du Festival du film international de Baie-Comeau.
| Film | 8 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 7 |