Rise of the Planet of the Apes [Blu-ray]
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Rupert Wyatt
Année: 2011
Classification: PG
Durée: 105 minutes
Ratio: 2.35:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMA51), Espagnol (Dd51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (BD-50 + DVD-9)
Code barres (CUP): 024543749875

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
2 janvier 2012

Le retour de la planète des singes? Qui l'aurait cru suite au film aux critiques mitigé de Tim Burton de 2001. Cela aura pris dix ans avant que quelque chose de potable, pas un foutu remake, pour redonner vie et charisme à la franchise que nous croyions morte et enterrée. Le réalisateur Rupert Wyatt nous propose en fait l'histoire avant l'histoire, comment des singes ont développé une intelligence afin de prendre le dessus sur l'être humain comme espèce dominante.

Tout cela débute avec Will Rodman (James Franco) qui fait de la recherche sur l'Alzheimer avec des chimpanzés, mais c'est vraiment pour aider son père, Charles (le vraiment excellent John Lithgow), qui en souffre. Ses expériences montrent un énorme succès et Will décide d'en faire la présentation. Malheureusement, son sujet test capote et détruit tout sur passage, mais nous apprennons qu'en réalité c'était pour protéger son nouveau-né. Après le désastre de la présentation, il est ordonné de tuer tous les singes de l'expérience, mais garde le petit qu'il nommera César (ceux qui ont vu les vieux films savent ou cela s'en va!). Au cours des années, César grandit et apprend rapidement, ce qui laisse croire à Will que le signe a reçu une dose de l'expérience de par la génétique de sa mère. Le singe questionne même son identité (par le langage des signes). Will décide alors de donner une dose du ALZ-112 à son père qui est soigné de la maladie en une seule nuit. Tout va pour le mieux jusqu'à ce qu'un jour la maladie reprend de son plus fort. Will se remet à ses recherches (sur le ALZ-113 évidemment!). César devient protecteur de Charles, mais après au malencontreux accident, le chimpanzé est remis à un sanctuaire pour primates pour trois mois où l'inévitable se produira. Il devient sauvage, refusant le retour avec son maitre, malgré les supplices affligés par son gardien (Tom Felton). Sa maison est maintenant avec ses semblables qu'il libèrera dans une scène d'évasion assez spectaculaire.

J'ai bien aimé cette nouvelle mouture de la franchise qui m'a gardé très facilement éveillé à son histoire. D'abord, voir une personne chère dépérir devant soit est incroyablement douloureux et nous les personnages nous le démontrent vraiment. John Lithgow est complètement fascinant dans son interprétation aux différents stages de sa guérison et de sa descente aux enfers de la maladie. Je revisionnerais le film que pour ne revoir que sa performance. Ensuite, c'est la romance entre Will et la vétérinaire (Freida Pinto) qui capte notre attention, mais c'est l'histoire des singes qui revient à la charge (puisque c'est ce qui nous a attirés en premier lieu vers ce film à ce que je sache). De l'action, de l'intrigue, des plans vers la liberté et le respect, César nous en donne à plein la vue.

Tourné avec un négatif Super 35mm et numérisé immédiatement en résolution 2K pour y ajouter les effets spéciaux, ce film a probablement été transféré sur disque Blu-ray à partir de la source numérique. Cela explique l'image dénudée de problème, avec des couleurs riches et naturelles, les noirs sont profonds à souhait et le grain minimaliste. Les effets spéciaux se mélangent très bien aux images capturées sur négatif. Les nombreuses textures retrouvées dans ce métrage doivent certainement tomber à plat sur DVD, même à partir d'un transfert numérique. Les poils des singes sont même un petit peu trop détaillés pour l'environnement filmé! J'aurais aimé une piste sonore plus agressive pour ce genre de films, mais elle était tout au plus agréablement ambiophonique. Tous les haut-parleurs sont mis au travail et même l'haut-parleur de basses fréquences va vous offrir des pales d'hélicoptères, des coups de fusil et des dommages véhiculaires à vous faire trembler sur votre divan. La musique est l'élément qui est toujours présent et à la bonne dramatique, même dans les moments qui auraient pu être silencieux. Les dialogues sont clairs et vous n'aurez aucun problème à entendre le cri des singes!

Pour ce qui est des suppléments, le réalisateur Rupert Wyatt nous fait un monologue dans une piste de commentaires où il nous intéresse aux thèmes qu'il a désiré explorer quant aux personnages et à l'histoire, très technique dans son approche. Cela est suivi par une autre piste de commentaires, cette fois-ci avec les scénaristes Rick Jaffa et Amanda Silver qui nous divisent chaque scène pour mieux nous situer dans leur conception finale. J'ai grandement préféré ce second commentaire qui était presque une étude à savoir comment écrire un scénario! Après avoir vu quelques scènes retranchées un peu redondantes, vous avez accès à sept revuettes sur la production entre deux et douze minutes chacune traitant principalement de la capture de mouvement (dont la scène du Golden Gate qui est la plus grande séquence de capture jamais faite et une séquences image sur image d'une scène avec les acteurs originaux non remplacés par les acteurs numériques), de l'acteur Andy Serkis (qui fait les mouvements capturés de César), des liens avec les films précédents, de la décision de ne pas prendre de vrais singes comme acteurs en plus d'une revuette sur la musique du compositeur Patrick Doyle. Il y a aussi une galerie de dessins de conception des personnages et des bandes-annonces. Vous pouvez aussi télécharger la revuette "Ape School" via BD-Live pour apprendre à vous déplacer comme un primate. Il y a aussi une copie numérique qui se veut compatible avec les systèmes d'exploitation iOS et Android, mais je n'ai pas pu l'essayer, car leur logiciel n'est pas compatible avec les tablettes androïde et la solution alterne manque les fichiers de décryption du DRM. Wow. Le tout arrive dans une pochette avec un vernis doux qui nous rappelle vaguement une texture poilue.

Un bon film qui utilise bien la mythologie en place pour nous faire découvrir la source de la planète des singes. Il y a assez de liens libres faire une suite, mais je ne suis pas certains qu'il y a assez de matériel pour rendre cela intéressant. En attendant, profitez de cette nouvelle mouture qui est certainement bien belle en format Blu-ray!


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments7
Vidéo8
Audio7