Je vous avais déjà dit dans le passé que je n'avais pas vraiment d'intérêt pour l'acteur Leonardo DiCaprio, je ne sais pas vraiment pourquoi, et ce, sans avoir vu ses films. Peut-être que c'est la personne elle-même qui me dégoutait, mais encore là, je ne suis pas capable de mettre le doigt sur la raison de ce refus (le potinage à son effet? - Un peu comme aujourd'hui avec l'acteur Robert Pattinson). Je n'avais donc jamais vu plusieurs de ses films, mais un petit film nommé Moulin Rouge m'a rendu curieux de visionner les autres créations du réalisateur Baz Luhrmann, incluant "William Shakespeare's Romeo + Juliet"... avec ce cher Leonardo. Bien sûr, c'est le style rapide aux angles farfelus du réalisateur qui m'a d'abord attiré, mais j'y ai découvert une série d'acteurs d'un calibre inespéré, dont l'acteur sur lequel j'avais levé le nez.
Le film qui relate de façon moderne l'histoire de Juliet Capulet (Claire Danes) et Romeo Montague (Leonardo DiCaprio), deux ennemis simplement par leur nom de famille, amoureux littéralement dès le premier regard. Romeo arrivait à peine à la fête organisée par les Capulet, incognito bien sûr grâce à son ami Mercutio (Harold Perrineau), pour aller voir Rosaline de qui il croyait être en amour. Mais voilà qui voir la belle Juliet déguisée en ange se pointe et ils tombent instantanément en amour l'un et l'autre sans savoir qu'ils sont ennemis. Mais son cousin Tybalt (John Leguizamo) reconnaît Romeo comme l'ennemi et lui jure de lui faire payer ce passage interdit. Romeo et Juliet se rejoignent le soir à la piscine pour s'échanger leurs vœux. Mais un concours de circonstance, Romeo vient à tuer le fameux cousin et vient mêler les cartes de Juliet. L'amour pour un meurtrier qui vient d'être banni ou un mariage forcé par son père d'un jeune homme riche qu'elle n'aime pas vraiment. Que de décision pour une si jeune fille.Ce qui est unique à ce film est la conservation du texte authentique de William Shakespeare. Au lieu d'avoir adapté le texte à notre époque, il a ajusté la mise à scène. Cela pourrait intimider bien des gens, mais je trouve que ça donne un cachet différent qui est très Baz Luhrmann (souvenez-vous des discussions en paroles de chansons dans Moulin Rouge ). Des voitures rapides remplacent les chevaux, des pistolets remplacent les épées et la ville de Verona s'est également modernisée. Le look du film semble un mélange des années 40 et 90. Nous ne pouvons pas vraiment mettre une date sur les évènements puisque ce look d'époque n'a pas vraiment existé. Une bande sonore assez unique (rock, pop, disco, classique), qui aide à confondre le cinéma et le vidéoclip, vient à ajouter une autre dimension au film avec tous les trucs de caméras de Luhrmann. Je trouve les acteurs très bons de se souvenir des lignes de Shakespeare dans ce détail dans de longs plans de caméras. Ils ne peuvent improviser, car ce texte est là depuis plus longtemps qu'eux!
Ce nouveau disque Blu-ray de "William Shakespeare's Romeo + Juliet" nous propose un tout nouveau transfert numérique supervisé par le réalisateur lui-même. Cet aspect fait en sorte que la palette de couleurs flamboyante et merveilleusement saturée est exactement celle qui est sortie de l'imaginaire de Luhrmann. Ajoutez à cela une superbe profondeur des noirs et une texture à vouloir toucher, en plus d'une absence d'artefacts de compression visible, et vous obtenez un transfert près de la perfection. Mais cela ne serait pas aussi émerveillant si ce n'était que de son accompagnement audiophonique qui synchronise nos oreilles à cette image qui étourdis par sa qualité. La piste sonore DTS-HD Master Audio 5.1 propose une ambiophonie exceptionnelle qui provient de tous les haut-parleurs, également de l'haut-parleur d'extrêmes-graves. On ne parle pas seulement d'effets sonores, mais aussi de dialogues (chansons) de la foule qui se trouve autour de nous. Juste écouter la pièce "Kissing You" de Des'ree dans la séquence de rencontre et vous ne pourrez que dire "Wow!" à propose de ce transfert sans égal.
Du côté des suppléments, la majorité d'entre eux proviennent des nombreuses éditions DVD précédentes, mais présentés en haute définition. Il y a une piste de commentaires très détendue, voir humoristique, avec Baz Luhrmann, Catherine Martin, Donald M McAlpine et Craig Pearce. Cela est suivi par trois galeries de revuettes/documentaires. La première, "Director's Gallery", m'a semblé une perte de temps qui prouve que la quantité n'a rien à voir avec la qualité. Aucune des revuettes retrouvées ici n'apporte quelque chose au film. La seconde section, "Romeo + Juliet: The Music" fait bien son boulot en nous incitant à porter plus d'attention à la trame musicale, et ce, presque 50 minutes! "Director of Photography Gallery" ressemble à la première section en contenu, mais certains moments sont plus intéressants. On peut considérer une quatrième section qui est composée d'interviews avec les acteurs Leonardo Dicaprio, Claire Danes, John Leguizamo, le designer de production Catherine Martin, le co-scénariste Craig Pearce, le monteur Jill Bilcock, le chorégraphe John O'Connell et la costumière Kym Barrett.
Tout nouveau, tout frais, nous retrouvons en exclusivité sur ce disque Blu-ray une autre section de revuettes de production nommée "From the Bazmark Vault" qui comprend trois intéressantes revuettes et une autre qui m'a fait tout simplement perdre une minute de ma vie. Nous avons accès aussi à un bidule nommé "Shaking Up Shakespeare Picture-in-Picture Mode" qui reprend exactement la même piste de commentaires retrouvés dans les anciens suppléments et ajoute du visuel dont des scénarimages, des pratiques, des faits divers, du texte qui défile dans le bas de l'écran, des popup pour indiquer les pièces musicales qui jouent, des photos, des petits vidéos... nommez-le et vous le retrouverez ici! La dernière chose disponible est ce "Live Lookup" qui utilise BD-Live pour aller cherche sur le site IMDb les dernières informations filmographiques des acteurs (le genre d'affaire que nous regardons qu'une seule fois pour l'essayer).
Ce disque en main, je l'ai probablement visionné cinq à six fois pour écrire ces commentaires. Je me faisais attraper dans l'histoire, les mots de Shakespeare, le visuel ou encore la musique pour me rendre compte que j'étais déjà rendu à la fin du film. Avec les anciens suppléments, les quelques nouveautés, cet amas d'information retrouvé en mode BonusView, un audiovisuel digne d'une démonstration, je ne peux faire autrement que de vous recommander ce film... même si vous n'aimez pas ce cher Leonardo!
| Film | 10 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 10 |
| Audio | 10 |