Casino Royale
Collector's Edition
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Val Guest, Ken Hughes, John Huston, Joseph McGrath, Robert Parrish, Richard Talmadge
Année: 1967
Classification: PG
Durée: 131 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, Mono), Français (Mono), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Simon Bergeron
19 novembre 2008

Bond. James Bond. Dans ce film, rien n'est moins certain puisque du roman initial de Ian Fleming n'est conservé que la partie de poker entre Le Chiffre (Orson Welles) et James Bond (Peter Sellers). Pour le reste, c'est une parodie pure et simple voulant se jouer des films d'espionnage. On retiendra surtout de ce film qu'il était une véritable prise de bec et d'ego entre réalisateurs (ils étaient cinq) et acteurs (notamment Sellers) aux prises avec un scénario qui changeait tout le temps en oubliant d'incorporer un élément crucial: James Bond.

À la dernière moitié des années 60, le dirigeant "M" est assassiné. James Bond (David Niven) est alors forcé de reprendre du service, lui qui trempait dans une retraite paisible. Il lui faut alors mettre au pas le SMERSH, une organisation probablement responsable des méfaits commis partout en Angleterre.

D'entrée de jeu, il faut savoir que ce film voulu psychédélique est davantage incohérent tellement les scènes ne semblent pas faire de lien entre elles, ce qui n'est pas nécessairement un inconvénient puisque, après tout, il s'agit d'une parodie. Présente dans cette aventure est Ursula Andress, la première Bond girl de la série vue dans Dr. No. Les acteurs livrent des performances variant du jeu convaincant et comique (Woody Allen, David Niven) à l'interprétation navrante (Peter Sellers, ce qui est surprenant). Les décors hallucinants complètent bien le paysage peu crédible des agents secrets évoluant dans une aventure au scénario confus, mais amusant. Ainsi, la réalisation à dix mains propose une finale impossible, mais combien hilarante (l'invasion du casino par une pléthore de personnages anachroniques dont Jean-Paul Belmondo en soldat français). L'entre-deux est une suite illogique de scènes sans parenté entre elles. On retiendra davantage le charmant et désarmant David Niven dans le rôle de Bond, livrant ici un agent secret plus au courant des faits qu'il ne le dit et surpuissant, charmeur de dames comme c'est pas permis (il en séduit presque 25) et Woody Allen dans le rôle de Jimmy Bond, le neveu incapable et irascible de Bond, bien décidé à éliminer tous les humains mesurant plus que 5 pieds 5 pouces... on nage en plein délire. Un film dont on voit davantage les qualités que les défauts.

Selon nos informateurs, des suppléments inédits seraient disponibles dans la galette numérique, dont une piste de commentaire (déjà présente sur l'édition précédente), un documentaire en cinq parties expliquant les méandres du tournage, les conflits entre acteurs et la difficulté de mener le projet à terme. Une galerie d'images est aussi incluse ainsi que la bande-annonce d'origine qui montrera l'ampleur du délire. C'est très bien, ça informe et ça passe vite... on aurait aimé revoir certains des suppléments de l'édition antérieure, dont ce téléfilm avec Jimmy Bond ressemblant davantage à Kennedy que l'agent secret.

L'image est similaire à l'ancienne édition, rien n'a été retouché puisque tout est déjà plutôt très bien: les couleurs sont resplendissantes et permettent d'ajouter au charme du film. Les gestes et actions sont clairs, bien définis et rares sont les égratignures et taches apparaissant à l'écran (quoique cela ajoute également une certaine nostalgie au tout). En fait, le film doit avoir l'air aussi beau que lors de sa première en salles. Côté sonore, les amateurs de films en français seront ravis: bien que seulement disponible en mono et défectueuse au possible, la piste de Molière, qui faisait figure absente dans l'autre édition, est maintenant présente. La piste anglaise en 5.1 est absolument surprenante. Presque aucun défaut n'est entendu si bien qu'on a l'impression d'être côte à côte des acteurs lors du tournage. Nostalgie, quand tu nous tiens... Les menus, contrairement à la précédente version, sont statiques, mais musicaux pour la plupart. Pas superbe, mais correcte.

Amateurs de James Bond, connaisseurs ou néophytes, ce film est indiqué pour vous. Sans sombrer dans le corps gras des Scary Movies ou l'inégalité de Hot Shots, "Casino Royale" est une promenade nostalgique et amusante dans le passé.


Cotes

Film7
Présentation6
Suppléments8
Vidéo8
Audio8