The Cake Eaters
Alliance Vivafilm

Réalisateur: Mary Stuart Masterson
Année: 2007
Classification: 14A
Durée: 85 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Espagnol
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 065935987862

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
2 juillet 2010

De la romance et des bons sentiments, il y en a beaucoup dans "The Cake Eaters", un film ni bon ni mauvais qui se regarde et s'oublie en un instant. Qui a dit qu'il n'y a rien de plus ennuyant qu'une œuvre tiède?

En l'espace de quelques journées, deux familles seront obligées de dévoiler les fantômes qui se trouvent dans leur placard lorsque l'amour cogne à la porte. Tout cela parce que l'adolescente handicapée Georgia (Kristen Stewart) aimerait perdre sa virginité et qu'elle demande l'aide au gentil Beagle (Aaron Stanford).

Actrice respectée qui fait la pluie et le bon temps au cinéma depuis les années 1980, Mary Stuart Masterson a décidé de se tourner vers la réalisation. Avec un titre qui n'a strictement rien à voir avec son histoire, "The Cake Eaters" est un long métrage sur les secrets du cœur et du corps: une fille aimerait s'affranchir de ses parents, un homme tente de reconquérir une ancienne flamme et deux individus s'aiment secrètement. D'honnêtes thèmes qui sont approfondis sans grande passion au profit d'une mise en scène limitée. Le récit, attendu, mais pas dénué d'intérêt, s'articule autour de comédiens respectables (Bruce Dern, Elizabeth Ashley, Melissa Leo et Jesse L. Martin) qui doivent faire vivre des personnages - souvent moralisateurs - plus ou moins bien développés. Dans ce cadre-ci, les acteurs s'en sortent honnêtement, même l'idole des jeunes Kristen Stewart.

La musique parfois kitch ou sereine s'articule autour d'airs doux à la guitare et au piano. La piste sonore anglophone en Dolby Digital 5.1 fait parfois vibrer les différentes enceintes (de sonneries de téléphone, de chants d'oiseaux, de jappements de chiens ou de pluie) tout en se consacrant sur les dialogues. Les voix demeurent généralement audibles et de visibles sous-titres blancs en espagnol sont disponibles. Les reflets agréables et la potable palette de couleurs doivent côtoyer des contrastes un peu trop sombres et la présence de grain.

L'emphase a été mise sur la vedette de Twilight, ce qui explique la présence de son visage sur la pochette. Le menu principal du DVD offre plutôt un léger montage de séquences sur une mélodie extrêmement sucrée. Les suppléments tournent également autour de Kristen Stewart, ce qui est un peu triste pour ses partenaires de jeu. Il y a trois courtes et superficielles entrevues où Aaron Stanford, Bruce Dern et Jesse L. Martin parlent d'elle, trois répétitions inutiles qui la mettent en vedette, ainsi que trois scènes supprimées qui ne servent strictement à rien. Tout cela pour environ dix minutes de bonus! La piste de commentaires vient heureusement renverser la balance. La cinéaste et le scénariste Jayce Bartok discutent sans trop de gêne, se posant mutuellement des questions sur leurs inspirations, les enjeux présents et le choix des interprètes.

"The Cake Eaters" est un essai un peu quelconque qui possède une belle distribution, mais également une prémisse éprouvée qui n'arrive pas à faire du neuf avec du vieux. Le spectateur se rappelle principalement d'opus qui l'ont fait vibré... ou de navets qu'il a profondément détestés. Là, c'est le confort et l'indifférence à travers une succession d'images qui risquent malheureusement de le laisser de glace.


Cotes

Film5
Présentation6
Suppléments3
Vidéo6
Audio6