Changeling
Universal Studios Home Video

Réalisateur: Clint Eastwood
Année: 2008
Classification:
Durée: 142 minutes
Ratio: 2.40:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 025195016902

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
21 février 2009

Voici un film que ma femme qualifierait de déprimant. Il a tout de même su garder mon attention tout le long de mon visionnement. Et à ma surprise à la fin, le nom du scénariste du film apparaît. Non pas l'acte que le nom soit dévoilé, mais bien le fait que ce soit J. Michael Straczynski, celui derrière les séries télévisées Babylon 5 et Jeremiah (dont j'attends toujours la seconde saison sur DVD). Basé sur une histoire véridique, Straczynski a légèrement romancé et légèrement modifié le sujet, mais à peine selon ce que j'ai pu trouver sur le sujet. Avoir remis le tout dans les mains capables du réalisateur Clint Eastwood a certainement collaboré encore plus à mon intérêt... tout comme la présence d'Angelina Jolie dans le rôle principal. Une recette très intéressante.

En 1928, Christine Collins (Angelina Jolie) est une femme bien de son époque, une femme de carrière au début de la réalisation du féminisme, qui a décidé de s'occuper de son fils Walter (Gattlin Griffith) depuis que son mari a fui ses responsabilités. Un soir après qu'elle ait fait du temps de surplus à son travail, elle renvient à la maison sans retrouver son fils. La police ne prend pas la disparition au sérieux. Cinq mois plus tard, ils annoncent à Chistine que son fils est retrouvé, mais le garçon qu'on lui amène n'est pas le sien. On la traite de folle et on lui dit d'essayer le garçon quelques semaines qu'elle ne verra pas de différence. Plus qu'elle continue à plaider que ce n'est pas son fils, plus la police essaie de la faire passer pour folle. Heureusement, un pasteur presbytérien du nom de Gustav Briegleb (John Malkovich) a entendu son appel, lui qui est déjà en quête de démontrer que la police est corrompue. Entre temps, Christine se fait interner en psychiatrie sous le "code 12" par J.J. Jones (Jeffrey Donovan) le capitaine de la police. De là découlera pour le reste du film une incroyable recherche de la justice.

"Changeling" n'a pas beaucoup encaissé au box-office comparativement à l'autre film de Clint Eastwood sortie en 2008, Gran Torino, mais a certainement fait tourné la tête des critiques, comme les récompenses du Women Film Critics' Circle Awards, du Visual Effects Society Awards, des Satellite Awards (meilleure actrice) et du African American Film Critics Association Awards (toujours comme meilleure actrice) en plus des nombreuses nominations différentes cérémonies, dont les Oscars pour meilleure cinématographie, meilleure direction artistique et meilleure actrice. Certainement meilleure actrice pour ce look incroyable, extrêmement crédible des années 20, une personnification d'un personnage tel que je ne m'attendais pas d'une héroïne à films d'action, un regard qui dit tout à son adversaire et des émotions tellement fortes qu'elle en perd la voix. Tout à fait excellent. La cinématographie m'a également impressionné avec une saturation quasi inexistante comme dans les vieilles photographies de l'époque. L'époque est tellement bien reproduite, vêtements, tramway, même les édifices de Los Angeles ont été numériquement nettoyés des bâtisses modernes pour avoir l'air neuf en plus que le film débute avec un vieux logo de Universal!

J'aurais bien aimé voir "Changeling" en format Blu-ray, mais Universal ne fournis encore les copies de revue qu'en DVD. Ne reste que le DVD est amplement satisfaisant pour ce film, offrant un beau transfert presque parfait, immensément précis dans ses détails, sans artefact numérique visible. Imaginez cela maintenant en haute définition! La piste sonore est aussi bonne, très directionnelle dans l'ambiophonie de ses effets sonores (train, flash, téléphonistes, circulation, etc.). Il y a très peu de musique et elle est assez discrète dans le mixage.

Vu que le film n'a pas été très populaire au cinéma, les suppléments se veulent assez légers. Si le film gagne sa part d'Oscars, il faudra sûrement s'attendre à une édition améliorée dans le futur. Pour le moment, on nous offre que deux revuettes. La première, nommée "Partners In Crime: Clint Eastwood and Angelina Jolie", se veut informative, mais contient un tout petit peu trop d'autocongratulions envers le réalisateur qui le mérite bien dans le fond. Nous y voyons sa méthode très calme de travail en plus de design de costumes, les locations de tournage, etc. La seconde est "The Common Thread: Angelina Jolie Becomes Christine Collins" et propose un aperçu de l'actrice principale et ses costumes. Rien de plus à l'exception de bandes-annonce qui nous sont présentées à l'insertion du disque.


Cotes

Film8
Présentation7
Suppléments5
Vidéo9
Audio8