Tient, un film d'Arnold que je n'avais jamais vu. Pourtant, depuis sa sortie en 1985, il a été diffusé maintes et maintes fois à la télévision. Peu importe, je peux maintenant le voir tel selon la vision du réalisateur. L'excès de violence des années 80 et les gros muscles de Schwarzenegger se sont bien conservés au cours des années, car mis à part les habits très laids de la jeune Alyssa Milano, rien ne trahit vraiment l'époque de tournage.
L'histoire de "Commado" tourne autour du kidnappage de la fille (Alyssa Milano) du colonel John Matrix (Arnold Schwarzenegger) par les hommes d'Arius (Dan Hedaya), un dictateur qui a été déchu de ses fonctions par les forces spéciales de Matrix. Ces criminels sont aidés par Bennett (Vernon Wells), un ancien membre du commando de Matrix qui a complètement perdu la raison. Pour sauver sa fille, Matrix doit aller tuer le président qui a succédé à Arius, mais personne n'a pensé que Matrix raisonnerait différemment.
Après avoir fait son gentil et s'être fait accompagné dans un avion en direction de l'Amérique du Sud, Matrix se sauve facilement de son capteur et saute littéralement de l'avion. Il suit à la trace la dernière personne qu'il a vue parmi les hommes d'Arius pour trouver des indices sur l'emplacement actuel de sa fille. Il demande à une passante, Cindy (Rae Dawn Chong), de l'aider, quoiqu'elle n'a pas vraiment le choix. Elle est tiraillée entre le fait qu'elle est kidnappée par une grosse brute et le fait qu'il acte pour sauver sa fille en danger. Finalement, elle décide de surmonter sa peur et de l'aider à travers toute cette montagne russe.
Un héros à gros bras avec des citations à une ligne, des tonnes de méchants sud-américains, des mitraillettes à profusion qui se rechargent toutes seules, un lance-roquette et des situations impossibles, voilà les ingrédients d'un bon classique d'action des années 80. Un scénario mince comme une feuille de papier, mais avec beaucoup d'action pour remplir les temps morts, nous tient sur le bout de notre chaise les 90 minutes du film. Nous nous rendons malheureusement compte que la fin arrive trop vite. Nous en voulons encore! De plus, les dames à l'écoute vont adorer la scène où Arnold rame dans une chaloupe torse nu... que de muscles en action!
Cette nouvelle édition DVD propose deux versions du film, la version telle que présentée au cinéma et une nouvelle telle que montée par le réalisateur avec plus de violence dont un bras coupé par une machette. Après avoir visionné les deux versions, je ne peux vous fournir une liste quelconque des différences mis à part les petites secondes ici et là de tuerie supplémentaire, principalement dans la séquence de la cabane à outil. L'image offerte dans ce nouveau transfert est très belle sans être parfaite. Il y a quelques petites poussières ici et là, mais si vous ne les cherchez pas, vous ne les verrez pas. Il n'y a pas vraiment de problème du côté de la compression numérique, même aux endroits les plus susceptibles d'en avoir. La piste sonore ambiophonique est plus directionnelle qu'atmosphérique. C'est comme du stéréo, mais à quatre haut-parleurs. Reste que la puissance de feu que nous aimons des films d'action est bel et bien là! Bang! Pif!, Pow! BOOOOOM! Le haut-parleur de basses fréquences est lui aussi très bien utilisé pour ces effets que nous aimons bien. Pour sa part, le menu principal est agréablement animé sans être trop lourd.
En ouverture, la liste de suppléments nous propose une piste de commentaires du réalisateur Mark L. Lester qui nous verse des anecdotes moyennement intéressantes par rapport à ce qu'il voit à l'écran. Malheureusement, il y a beaucoup trop de silences dans son discours monotone. Nous sommes ensuite chargés par deux revuettes à propos de l'action du film comprenant un intéressant mélange de nouvelles interviews avec l'équipe et quelques éléments originaux. Je trouve étrange que les revuettes "Pure Action" et "Let Off Some Steam" aient été présentées séparément parce qu'il s'agit de la continuité des mêmes interviews. Il est dommage qu'il y ait trop de séquences tirées du film d'incluses dans ces revuettes, mais disons que les commentaires honnêtes de Rae Dawn Chong nous font oublier cela! Il y a ensuite trois scènes retranchées, dont une série de lignes alterne pour la mort de Bennett, ainsi que quelques galeries de photos (160 en tout) présentées en diaporama. Si vous aviez choisi de voir la version théâtrale du film, vous avez un supplément de plus qui montre quelques éléments ajoutés dans la version "Director's Cut". Aucune bande-annonce à l'horizon. J'aurai bien aimé voir comment on a publicisé le film à l'époque. Le tout est offert dans un boîtier simple recouvert d'une pochette en carton. Un papier avec d'intéressantes notes de production est inséré en encart.
"Commando" est un film sérieusement amusant que tout fan d'action peut apprécier à sa pleine valeur. Cette édition telle que montée par le réalisateur est certainement très appréciable et un très bel ajout à toute vidéothèque.
| Film | 8 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |