Dare
E1 Entertainment / Image Entertainment

Réalisateur: Adam Salky
Année: 2009
Classification: 14A
Durée: 91 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 774212102868

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Laurence Hervieux-Gosselin
17 février 2010

"Dare" (2009) est un drame indépendant réalisé par Adam Salky. Il met en scène trois adolescents stéréotypés: la bonne fille, le nerd et le bad boy. Détrompez-vous, ce film n'a rien d'un film cliché pour adolescents, malgré les premières apparences.

Alexa (Emmy Rossum) rêve d'être actrice et se faire dire par un grand comédien (Alan Cumming) que pour bien jouer, elle doit vivre des expériences procurant des sensations fortes, ce qu'elle n'a pas assez fait au cours de son existence. Alexa écoute les conseils de son idole et commence à vivre à fond en s'embarquant dans une relation avec Johnny (Zach Gilford), le méchant garçon de l'école. L'histoire prend une tournure inattendue lorsque le meilleur ami d'Alexa (Ashley Springer), un gai inavoué, séduit Johnny. La relation qu'entretiennent les trois jeunes prend rapidement la forme d'un triangle amoureux, thème qui est abordé de façon réaliste.

Les acteurs Emmy Rossum et Zach Gilford offrent une bonne performance, mais Ashley Springer commence à taper sur les nerfs lorsqu'il affirme son homosexualité : il devient extrêmement maniéré d'une minute à l'autre. C'est probablement le seul élément qui manque de crédibilité dans ce film. Certains trouveront la fin très décevante, car le générique arrive brusquement au moment où on demande le plus à savoir ce qui adviendra des personnages. C'est une fin ouverte, rien de moins.

On a parfois l'impression que le monteur a fait de l'expérimentation, passant du montage lent au montage dynamique dès qu'une chanson de jeune commence, pour faire comme un vidéoclip de rappeur. Les tonalités de couleurs changent sensiblement d'une scène à l'autre, passant d'ordinaires à désaturées. Elles gardent tout de même leur touche naturelle, ce qui était probablement l'effet souhaité au début, mais il y a du bruit intensément dans l'image, ce qui n'est pas très acceptable pour un film si récent. Quant au son, les voix ne sont pas définies clairement. On a quasiment l'impression de les entendre à travers à travers un mur.

On a la possibilité d'écouter le film avec la piste de commentaires du réalisateur, Adam Salky, et de l'auteur, David Brind. On présente aussi, dans les suppléments, le court-métrage homonyme fait par la même équipe. Les acteurs de ce court-métrage ne sont pas les mêmes que ceux du film et offrent une prestation assez risible. Je n'irais pas jusqu'à dire que je m'esclaffais en l'écoutant, mais... N'apportant pas grand-chose au fil conducteur de l'histoire, les quelques scènes supprimées ont bien fait d'être retirées. Une fin supprimée aurait été de mise! Les différentes auditions d'Emmy Rossum, très impressionnantes, montrent sa polyvalence d'émotions.

On a plus l'impression d'espionner "Dare" que de le regarder. La sensation d'être voyeur rend presque le spectateur mal à l'aise, ce qui n'enlève aucun intérêt au film, bien au contraire.


Cotes

Film6
Présentation4
Suppléments5
Vidéo4
Audio4