Depuis la montée du cinéma américain, les artisans ont souvent ressenti une certaine affection pour les histoires de combat entre l'homme et la nature. Du film The Poseidon Adventure jusqu'à celui prénommé Twister, ces productions ont toujours eu le privilège de bénéficier des meilleurs effets spéciaux de leur époque afin d'attirer le public. Munies habituellement de scénarios sans surprise qui présentent des personnages caricaturaux, demeurant tout de même attachants, lesquelles ont constamment connu une certaine popularité au Box-Office. Malheureusement, par son trop faible budget, le film canadien "Deadliest Sea" se montre comme une histoire typique de catastrophe naturelle copiant sans la moindre gêne le film du réalisateur Wolfgang Petersen, The Perfect Storm.
Guidé par son rêve de travailler sur un bateau et de prendre le large, le jeune Tommy Wallace s'engage sur le "St. Christopher" comme cuisinier, afin d'avoir la chance d'apprendre le maniement d'un paquebot. Malheureusement pour lui et ses comparses, le parcours se transformera rapidement en cauchemar lors de l'arrivée d'une violente tempête. Notre héros et ses nouveaux amis devront non seulement se serrer les coudes pour maintenir le bateau à flot, mais également mettre leurs différends de côté.
Muni d'un scénario rempli de clichés, le film canadien "Deadliest Sea" tombe évidemment dans l'indifférence par sa trop grande similitude avec celui de Wolfgang Petersen. Autant au niveau de l'évolution des personnages qu'aux événements démontrés, le visionnement de cette production laisse le sentiment que le cinéma canadien-anglais semble incapable de produire autre chose qu'une simple copie des productions américaines. Malgré un bon effort du réalisateur à vouloir colmater le manque de moyens en offrant des effets spéciaux afin de rendre le tout crédible, l'ensemble de "Deadliest Sea" ne demeure pas moins qu'un simple spectacle dépourvu de renouveau et parsemé de scènes inutiles qui ne procurent aucune évolution aux personnages ni de bagage psychologique. Toutefois, les comédiens démontrent tout de même leur désir d'offrir de solides performances afin que l'on puisse s'identifier à leur rôle respectif.
Sur le plan technique, l'image possède dans son intégralité une bonne qualité visuelle. Tout en ne démontrant aucun défaut visible à l'écran, cette dernière laisse malencontreusement transparaître que davantage, sa difficulté à camoufler les effets spéciaux qui ne sont pas toujours bien réussis. De son côté, la piste sonore Dolby Digital reproduit les dialogues et le son ambiant efficacement, afin d'offrir une chance aux spectateurs d'adhérer à l'idée que les protagonistes sont réellement aux prises avec une tempête. Il est à noter également que la section des suppléments est absente.
Parsemée de scènes copiées de films américains à succès, la production "Deadliest Sea" se démontre pauvre et peu intéressante par son incapacité à trouver sa propre identité.
| Film | 3 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |