Dear God
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Garry Marshall
Année: 1996
Classification: PG
Durée: 112 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Alexandre Martin
4 mars 2004

Le très prolifique réalisateur Garry Marshall s'est plutôt spécialisé dans les "feel good comedy" et ce, avec un grand succès. La plupart de ses films ont eu un succès populaire impressionnant; on pense notamment à Princess Diaries, Runaway Bride, Beaches et Frankie and Johnny. D'ailleurs, son film le plus célèbre, Pretty Woman, lui a même valu une nomination au British Academy Awards pour meilleur film. Malgré le fait qu'il n'ait jamais vécu de succès critique, il semble pourtant avoir toujours triomphé, en s'assurant une solide distribution et des scénarios amusants et sensibles. Malheureusement, le film ici critiqué déroge de cette tendance...

Tom Turner (Greg Kinnear), un arnaqueur de métier, se fait arrêter par la police de Los Angeles et, comme sentence, doit se trouver un travail honnête pendant un an. Aidé par un cousin, il est engagé au bureau de poste, plus précisément au département des colis et lettres sans destinataire. Il y découvre toute sorte d'objets et de lettres égarées. Tom est particulièrement fasciné par le nombre énorme de lettres adressées à Dieu. Un jour, en essayant de s'emplir les poches de bijoux perdus, il envoie par mégarde ceux-ci à l'adresse d'une mère ayant écrit à Dieu pour lui demander de l'aide. Se rendant compte du bien qu'il venait de faire, lui et les autres membres du département, tous plus marginaux les uns que les autres, décident de répondre au courrier adressé à Dieu en en exauçant les requêtes réalisables. Tout fonctionne à merveille jusqu'à ce que la presse s'en mêle et que Tom soit arrêté pour avoir ouvert du courrier qui ne lui était pas adressé. Les gens de la ville de Los Angeles et les employés de la poste se sentant touchées par cette cause, créent une manifestation monstre au palais de justice afin de supporter Tom. Voyant l'engouement de la population pour la cause et croyant à la bonne foi de l'accusé, la juge rend un verdict non-culpabilité.

Malheureusement, le film échoue lamentablement à sa mission. Dans cette comédie romantique, on ne rit pas et on s'émeut encore moins. Premièrement, l'action se passe à Los Angeles juste avant Noël et en aucun temps on n'est attendri par l'ambiance du temps des fêtes. Oui, l'idée de répondre au courrier de Dieu aurait pu bien fonctionner (l'idée générale est sensiblement mieux exploitée dans Bruce Almighty), mais elle est tellement mal développée que l'on n'est d'aucune façon intéressé par l'histoire ni les personnages. Bien qu'il y ait dans ce film les éléments typiques d'une bonne comédie romantique américaine, le sentiment n'y est pas. Un gars malhonnête qui devient gentil, un incompris qui se fait aimer d'une bonne citoyenne américaine, un procès qui fait sensation et qui se termine par l'acquittement du héros mal-aimé; cette histoire ne touche pas. On a l'impression d'être en présence d'une très mince imitation de Miracle on 34th street, alors que l'on confronte la loi à la bonne volonté des gens. Le scénario éparpillé par ces bribes d'histoire qui rejoignent mal le dénouement central de l'action ne permet pas aux acteurs de rendre justice à leur talent. Malgré tout, on finit par trouver un peu de sympathie pour cet arnaqueur et son patron (un Hector Elizondon à l'accent fort amusant). Le plus drôle du film est sans aucun doute la prestation décadente de Laurie Metcalf qui personnifie une avocate déchue sur le bord de la crise de nerfs.

Techniquement, ce DVD est tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Le transfert de l'image est convenable, sans plus. On ne note aucun défaut majeur causé par le matériel source. Par contre, les couleurs sont généralement un peu fades, avec un manque certain de vivacité. Les noirs sont aussi un peu pâles, sans toutefois que ce soit réellement dérangeant. Par contre, dans les scènes sombres, on note un fourmillement persistant et très visible. Les mêmes commentaires généraux peuvent être faits pour ce qui est de la piste sonore. La piste Dolby Digital 5.1 est à peine exploitée. Bien sûr, ce genre de film ne requiert pas une ambiophonie marquée, mais, néanmoins, un peu plus de profondeur aurait été appréciée. Les dialogues sont néanmoins très clairs et parfaitement audibles. Le canal dédié aux fréquences extrêmes-graves est utilisé pour la musique uniquement.

Les menus sont statiques, avec l'image de la pochette, sans aucune musique de fond. Cette édition ne comporte aucun supplément, même pas de bandes-annonces. Bref, l'édition DVD étant à la hauteur du film, c'est-à-dire insignifiant, il est difficile de s'en plaindre...


Cotes

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