Le dernier documentaire que j'ai bien aimé, c'est The September Issue de R.J. Cutler, mais "Les dames en bleu" de Claude Demers est encore plus puissant de par sa proximité. Ma propre mère est une fan de Michel Louvain, elle a sa signature pour le prouver! Mais pas autant que les dames de ce documentaire. En effet, ce long-métrage couvre les fanatiques incontestées du chanteur plutôt que celui-ci, quoique faire la revue de celle-ci, c'est découvrir le chanteur lui-même et sa passion pour ses suivantes. Après 50 ans de carrière, cet homme comprend toujours que son succès n'est pas composé de trophées et d'hommages, mais de l'amour de ceux qui l'apprécient.
Le documentaire débute avec un Michel Louvain qui fait un spectacle dans un camping et répond gentiment aux demandes de ses fans. Mais rapidement, le métrage se tourne vers ces fans eux-même, mettant en lumière leur vision de la vie, comment passer au travers, tout en gardant l'amour pour Michel (que plusieurs avouent ne pas être "normal"). Disons que ce n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais. Voir des gens regarder des VHS sur leur téléviseur n'est pas ma tasse de thé (encore moins de voir le premier ministre Harper à la télévision qui parle du budget pendant qu'une madame plie son linge). Mais ça commence à être intéressant lorsqu'un médecin de l'hôpital Ste-Justine de l'époque tente d'expliquer l'hystérie des jeunes filles devant le phénomène Louvain! Ha... il y a aussi Michel au volant de sa voiture sport... au cellulaire... qui s'en va faire une version de "La Dame en bleu" avec les Lost Fingers, une petite visite chez le tailleur, un petit party de Noël avec ses plus grandes fans et son entrée à son spectacle de son 50e. C'est un mélange qui nous laisse bizarres. Je ne peux pas dire que l'on aime ou on n'aime pas, car ce n'est pas constant comme approche. Si vous vous attendez à un documentaire SUR Michel Louvain, il faut repasser, car ce n'est pas la majorité de ce que nous retrouvons ici.
Il y a un bon lot de scènes additionnelles disponibles en deux sections, soit une section avec d'autres commentaires des madames et une autre plus particulière avec Michel. C'est vraiment cette dernière qui m'a plus, car les madames... on passera... quoique j'identifie bien des gens que je connais dans celles-ci! Les séquences avec Michel comprennent une découverte de ses rubans d'enregistrement de microsillons originaux, la préparation de son album du 50e, une pré-entrée en scènes, une rencontre avec son public et une promenade en vélo. Pour compléter le tout, il y a diverses bandes-annonces. La qualité vidéo est assez moyenne et certaines scènes son pire que d'autres (à moins que ça soit moi qui m'ennuyais tellement que je regardais plus les détails dans ces séquences). Une chose est certaine, c'est qu'il y a des artefacts de compression numérique comme du renforcement de contour et un peu d'entrelacement qui résulte en quelques lignes en escalier. C'est certain que lorsque le caméraman filme la télévision des madames, la qualité en prend pour son rhume.
D'abord sélectionné en compétition officielle au Festival international de São Paulo à l'automne dernier, le film continue son voyage international de festival en festival. Il a même fait un tour, grâce à la SODEC, à l'Assemblée nationale (pour les élus qui ne dormaient pas). Ce mois-ci (mars 2010), il se retrouve en nomination aux prix Génie dans la catégorie du meilleur long-métrage documentaire. Bonne chance!
| Film | 6 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 6 |