Amis des chiens, bonsoir. "The Dog Whisperer" est une série documentaire présentée sur le canal télévisé National Geographic Channel. Au cours de chacune des émissions, nous suivons Cesar Millan, un expert dans l'art de bien éduquer un chien, quelle que soit sa taille. Screen Media Films nous propose ici quatre DVD comportant seize épisodes au total (divisés en deux fois trois et deux fois cinq) sur les 26 que compte la première saison. Malgré l'apparente facilité que Millan a avec ces animaux à quatre pattes, il est bien précisé que les résultats peuvent varier si on applique les techniques mentionnées, même si on pense avoir le même problème avec son animal préféré. En général, chaque épisode de 22 minutes (30 avec les publicités) comporte deux sujets différents. Mais il peut arriver qu'il n'y en ait qu'un seul, si ce dernier demande un peu plus de suivi.
Lorsqu'on m'a remis ces quatre DVD, j'ai rapidement été attiré par une mention sur l'un d'eux: "avec NuNu, le féroce chihuahua". Il n'en fallait pas moins pour entretenir ma curiosité, mais aussi, avouons-le, pour me faire un peu sourire. L'épisode "NuNu and Kane" est en fait le premier épisode de la première saison de la série. On y retrouve Tina qui a voulu avoir un petit chien et a porté son dévolu sur NuNu, un chihuahua bien typique. Mais rapidement, elle a compris le problème avec l'animal. Il est extrêmement rancunier et en fait, il n'aime personne et ne tolère que personne ne s'approche de sa maîtresse. Le problème est d'autant plus important que Tina partage son appartement avec une autre jeune femme, Barclay, qui ne peut même pas s'approcher du chien sans se faire mordre. Âmes sensibles (surtout avec la mine toujours triste d'un chihuahua) s'abstenir. En fait, même si aucun mal n'est fait aux animaux, il faut bien comprendre qu'il est parfois nécessaire de les dresser. Et qui dit dresser, dit aussi montrer qui est le maître. Dans le cas de NuNu, le problème vient justement d'un certain laisser-aller dans la relation entre le chien et Tina. Dès les premières minutes de la présence de Cesar Millan dans l'appartement de Tina et Barclay, le chien apprend à ses dépens qui est le plus fort. Je ne sais pas s'il aurait fait la même chose à un Dogue allemand, mais en tout cas, il faut bien avouer que la technique fonctionne bien avec notre représentant d'une célèbre marque de tacos.
Dans le même épisode, on fait la connaissance de Kane, un chien danois de plus de 160 livres. À l'opposé du précédent dans la gamme de poids, Kane est aussi un chien docile, même s'il est plutôt difficile à promener en laisse, surtout par Emmetht. C'est un chien bon vivant qui aime jouer avec ses peluches et ses "baballes" (bon, OK, elles ne restent pas longtemps entières...). Mais ce brave gros toutou a un grave problème: quand il avait un an, il accompagnait parfois sa maîtresse qui est enseignante. Un jour, il courrait dans le couloir recouvert de céramique lustrée et il a glissé, s'assommant pratiquement sur la porte vitrée de l'entrée. Depuis ce jour-là, il refuse catégoriquement de pénétrer dans un endroit avec un sol brillant (et un chien de 160 livres qui refuse d'avancer, il n'y a pas grand-chose à faire). Là encore, Cesar Millan ne mettra pas vraiment longtemps (moins de 10 minutes en fait) pour faire comprendre à Kane qu'il n'a rien à craindre d'un sol lustré. Étonnant.
Dans les autres épisodes, nous rencontrerons Opie qui devient agressif en présence d'autres chiens ou encore Ruby qui fait passer sa peur de tout ce qui l'entoure en mordant presque n'importe quoi et n'importe qui. Et que penser de Rana, un magnifique petit Colley, qui devient folle dès que le grille-pain fait sauter les tranches dorées? Si les deux premiers volumes renferment des épisodes avec des sujets différents, les deux autres volumes, ceux de cinq épisodes, se concentrent plus dans une même direction. Ainsi, le premier sera plus centré sur l'agressivité de certains animaux (ce n'est pas toujours très plaisant à voir) alors que le deuxième regroupe des histoires que l'on retrouve dans l'ouvrage de Millan, Cesar's Way.
D'un point de vue technique, le constat est rapide. L'image, au format 4:3, directement issue de l'émission télévisée, est assez belle et ne présente pas de défauts majeurs. La piste sonore anglaise est très compréhensible. Il n'y a pas de sous-titres classiques, seulement ceux pour malentendants. Les pages de menus sont statiques et muettes. Il n'y a aucun supplément. Il est à noter qu'il existe un coffret regroupant les 26 épisodes de la première saison (incluant donc les 16 de ces quatre disques) et que des suppléments, comme des scènes ratées ainsi que les auditions des toutous, y sont disponibles. Ce coffret est disponible chez Archambault. Pour revenir à ces quatre DVD, je regrette seulement qu'ils ne soient pas mieux identifiés sur la pochette. Ainsi, il y a un Volume 1 et un Volume 2, pourtant aucune de ces mentions n'apparaît. Dommage.
Avec un prix de vente allant de 11$ canadiens (pour les volumes avec 3 épisodes) à 17$ (pour ceux avec 5 épisodes), voilà un excellent moyen de mieux comprendre celui qui est surnommé le "meilleur ami de l'homme". Après avoir survolé ces émissions, on peut facilement admettre que tout problème avec un chien peut être surmonté, à condition de bien s'y prendre. Ayant moi-même grandi avec plusieurs chiens autour de moi, je sais par expérience que ces derniers ressentent notre peur et nos réticences envers eux. Ainsi, si le chien est gentil, je n'hésite pas à jouer avec lui, par contre, s'il montre une certaine agressivité, je ne m'en occupe pas, sans jamais lui montrer que je le crains, mais que je l'ignore simplement. De toutes ces expériences, celle avec un Doberman me restera certainement longtemps. Cette race de chiens est normalement utilisée pour la défense. Je devais, à l'époque, me rendre chez un client qui me prévint dès mon arrivée de faire attention au chien. Effectivement, voyant arriver un magnifique Doberman, je compris son conseil. Pourtant, rapidement, la chienne (car c'était une "elle") vint vers moi et me faisait comprendre qu'elle voulait jouer avec moi. Quelle image de voir ce chien assis à côté de mon fauteuil, telle une garde rapprochée, attendant que je veuille jouer avec elle. Je ne le fis pas, car il ne fallait pas contredire les ordres de son maître. Mais qui a dit qu'un Doberman est un animal dangereux? Les voleurs, certainement!
| Film | 9 |
| Présentation | 2 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |