Le long-métrage "Le coup de sirocco" est tiré du livre de l'écrivain Daniel Saint-Hamont. L'histoire débute en 1945 dans la ville de Tadjira, en Algérie. Elle raconte l'aventure d'Albert Narboni (Roger Hanin), un épicier qui vit heureux auprès de sa femme Marguerite (Marthe Villalonga) et de son fils Paolo (Patrick Bruel). La vie est belle dans cette région nord-africaine. Le premier novembre 1954 éclate une insurrection qui a pour objectif l'indépendance de l'Algérie, ce qui vient perturber ce havre de paix qu'est la petite ville de Tadjira. Coup de feu et attentat à la bombe font maintenant partie du quotidien pour ces citoyens qui ne demandaient pas mieux que vivre en paix. La guerre prend fin en 1962. Albert Narboni comprend très rapidement qu'il n'est plus chez lui sur cette terre lorsqu'un Algérien viendra lui proposer d'acheter, pour une bouchée de pain, son fonds de commerce. Ces pieds-noirs sont obligés de partir pour la France. Ils essaient tant bien que mal de s'intégrer dans un pays totalement étranger.
Cette tranche de vie fort savoureuse quoique bavarde et caricaturale de cette famille algérienne que sont les Narboni est admirablement réalisée par Alexandre Arcady qui à son premier film en carrière réussit à nous embarquer dans un voyage fabuleux, où des gens maintenant devenus sans patrie, vont gravir une à une les marches vers leur nouvelle existence.
Roger Hanin, originaire d'Algérie, devient l'ambassadeur de toute une catégorie de Français. Il est d'ailleurs l'exemple parfait d'un homme qui a réussi sa vie, tout simplement en croyant en lui-même. Patrick Bruel fait ici ses premiers pas au grand écran et s'en tire plutôt bien. En somme, ici tous les acteurs sont exceptionnels et jouent tellement de façon naturelle que nous avons l'impression de vivre avec une véritable famille en plein cœur de ce conflit douloureux.
J'ignore si le transfert de la version NTSC (région 1) a été obtenu à partir d'un transcodage version PAL (région 2), mais nous avons une perte de définition visuelle énorme, l'image est floue et terriblement sombre. Le contraste est mauvais, la brillance est mal ajustée, ce qui fait ombrage aux couleurs. Les paysages me paraissent magnifiques, mais encore là, j'ai énormément de difficulté à apprécier cette Algérie, belle comme une pierre précieuse. En ce qui touche l'aspect sonore, il est honnête, mais sans plus. Vous ne retrouverez malheureusement aucun supplément sur le DVD "Le coup de sirocco". Je comprends mal cette absence puisque sur l'édition européenne vous avez des commentaires audio et des entrevues avec le cinéaste Alexandre Arcady et Patrick Bruel.
Bref, la qualité de l'image est si médiocre qu'il m'était impossible d'apprécier à sa juste valeur ce récit fabuleux de ces gens fiers et heureux. La piètre qualité de ce DVD fut pour moi une très grande déception.
| Film | 4 |
| Présentation | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 1 |
| Audio | 3 |