Death Note II: The Last Name
VIZ Media

Réalisateur: Shusuke Kaneko
Année: 2006
Classification: NR
Durée: 140 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Japonais (DD51, DD20), Anglais (DD51, DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 896911001171

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
17 mars 2009

Suite au succès incommensurable de la manga culte Death Note et de l'excellente animation dont le second volet est attendu d'ici les prochaines semaines, place aux films avec des acteurs réels. Après un premier long-métrage qui campait l'univers et qui se veut pratiquement une nécessité afin de bien comprendre ce nouveau tome, "Death Note II: The Last Name" termine le tout sur une note inquiétante.

Light (Tatsuya Fujiwara) est Kira, un tueur en série qui utilise un livre des morts pour assassiner des gens à distance. Il n'a qu'un seul ennemi: L (Kenichi Matsuyama) qui dirige une police secrète dont est également membre le père (Takeshi Kaga) de Light. Entre ces deux prédateurs à l'intelligence incroyablement développée, il n'y a pas de place au hasard. Afin de se rapprocher de son rival, le représentant de la grande faucheuse a décidé d'arrêter momentanément ses activités et de se joindre à L. jusqu'au jour où un second Kira apparaît et qu'il se met lui aussi à se débarrasser de prisonniers et d'individus dangereux.

Afin d'apprécier cette suite directe, il faut absolument avoir vu le récit d'introduction qui, sans passer à l'histoire, avait la pertinence de divertir en transposant une littérature qui s'est vendu à plus millions de livres. Il en va de même de cet essai toujours réalisé par Shusuke Kaneko qui reprend les grandes lignes de la manga. Il est à nouveau question du sens de la justice et de la loi, ainsi de la possibilité de torturer pour soutirer des informations capitales.

Une fois le choc passé de voir des acteurs réels camper des personnages de bandes dessinées (les créatures fantastiques sont cependant en animation), il est plus aisé d'apprécier cette production pour ce qu'elle est: un apéritif annonçant quelque chose de plus grand. Malgré ses 140 minutes qui traînent en longueur, des thèmes fondamentaux sont à peine esquissés. Il en va de même avec cette psychologie des personnages plus ou moins bien développée. La progression, linéaire et simplifiée, s'adresse d'abord et avant tout aux admirateurs de la première heure. Ce sont eux qui vont délirer devant le jeu incroyablement juste de Kenichi Matsuyama et qui trouveront qu'au contraire, Tatsuya Fujiwara sonne faux. Les autres n'y verront que du feu, se demandant s'il faut prendre au sérieux cette mascarade qui, ironiquement, semble manquer de mythologie. Tout le contraire des mots originaux.

Portée par une chanson de générique des Red Hot Chili Peppers, la musique discrète navigue plutôt dans des eaux de suspense et d'horreur. Les pistes sonores nipponnes et anglophones sont solides, monopolisant les différentes enceintes de cris, d'explosions, et de sirènes. Bien que la traduction dans la langue de Shakespeare soit satisfaisante, il n'y a rien de mieux que les expressions japonaises qui peuvent compter sur de corrects sous-titres blancs en anglais. La photographie, moins gothique que prévue, se veut une version aseptisée visant un plus large public. Les images aux détails certains bénéficient de couleurs justes et de solides contrastes, ainsi que d'un blocage parfois trop insistant.

La pochette grise, noire et blanche présente les différents personnages. À l'intérieur du boîtier se trouve une fiche sur les principaux interprètes. Le menu principal du DVD s'ouvre sur un air rythmé et rock. Il n'y a peut-être qu'un livre sombre, mais les éclairages et la palette de couleurs ne sont pas négligeables. Les suppléments sont concentrés autour de quatre bandes-annonces variées et d'un documentaire de 21 minutes sur le tournage. Pendant ce segment qui ressemble parfois à une grosse publicité déguisée, les comédiens, le réalisateur et l'auteur discutent du transfert vers le grand écran, de la nécessité d'adapter le tout et des thèmes qui demeurent toujours d'actualité.

"Death Note II: The Last Name" n'a pas la prétention de compétitionner avec la superbe animation de 2006. Il ne s'agit que d'un long-métrage divertissant, mais trop long, qui reprend l'âme des mangas en y allant de plusieurs coupures significatives. À tel point que les dialogues prennent généralement le dessus sur la mise en scène qui manque singulièrement de relief. Pourtant, le transfert au cinéma aurait pu être beaucoup plus catastrophique, et c'est avec impatience que les adeptes attendront le troisième et dernier film de la série, L: Change the World, qui sera disponible en DVD à l'été 2009.


Cotes

Film6
Présentation6
Suppléments3
Vidéo7
Audio7