Les émotifs anonymes
Métropole Films Distribution / Mongrel Media

Réalisateur: Jean-Pierre Améris
Année: 2010
Classification: PG
Durée: 78 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DDST)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 629159047386

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
8 octobre 2011

Charmante comédie française qui doit presque tout aux jeux pétillants d'Isabelle Carré et de Benoît Poelvoorde, "Les émotifs anonymes" de Jean-Pierre Améris se déguste comme un morceau de chocolat. Ça ne reste peut-être pas en bouche très longtemps, mais ça fait beaucoup de bien lorsque cela arrive.

Jean-René (Benoît Poelvoorde) et Angélique (Isabelle Carré) sont deux émotifs anonymes. Ils ont beaucoup de difficulté à fonctionner normalement en société à cause du stress et de la peur. Au fil des rencontres et des séances de thérapie, ils arriveront à surmonter leurs maux et même, peut-être, de tomber en amour.

Il y a de ces petits films, légers et sympathiques, qui mettent de bonne humeur et ce, même s'ils seront totalement oubliés au bout de quelques heures. "Les émotifs anonymes" est un de ceux-là. À partir d'une prémisse mignonne comme tout, le réalisateur et scénariste Jean-Pierre Améris (Les aveux de l'innocent) signe une adorable romance où la réplique cocasse est généralement de mise. Parfaitement prévisible, l'histoire est le prétexte à quelques échanges vivants et à des situations assez désopilantes.

La mise en scène attentive aux détails se veut plutôt discrète, épousant le filtre de la réalité pour mieux l'altérer au passage. Cela donne quelques moments assez inattendus, et même des emprunts à la comédie musicale. Bien tendres et onctueuses, les mélodies s'apparentent à cet omniprésent glaçage sur les gâteaux: ça donne plutôt bon goût même si c'est parfois beaucoup trop sucré.

Cette aventure romantique qui ressemble à s'y méprendre à son modèle américain (celui si populaire dans les années 1950 et 1960) sort du lot grâce à la composition de son duo d'amoureux. Renouant ensemble quelques années après l'inquiétant Entre ses mains d'Anne Fontaine, le tandem Carré et Poelvoorde fait encore mouche, mais d'une façon complètement différente. La première semble bien s'accommoder de ces personnages marginaux, alors que le second prend soin de ne jamais trop en faire. C'est lorsqu'il se veut nuancé et qu'il évite la caricature (ce qu'il faisait déjà dans Coco avant Chanel et L'autre Dumas) que l'acteur se veut le plus convaincant.

Les images très colorées aux teintes soignées sont ponctuées d'un peu de blocage, mais surtout de contrastes finement homogènes. La piste sonore francophone en Dolby Digital 2.0 est relativement discrète, se concentrant plutôt sur les voix. Celles-ci s'entendent parfaitement, et il y a de visibles sous-titres blancs en anglais en cas de besoin.

La jolie pochette verte à l'effigie des deux protagonistes laisse deviner le ton coquin de l'essai. Le menu principal du DVD épouse ce concept statique, en l'accompagnant d'une musique joyeuse et pimpante. Aucun supplément ne se retrouve sur cette édition.

Un brin superficiel dans sa façon de traiter de thèmes importants comme la difficulté de communiquer, "Les émotifs anonymes" demeure un "feel good movie", mineur, mais tout de même très réjouissant, qui arrivera sans grande difficulté à placer un sourire sur le visage des cinéphiles.


Cotes

Film7
Présentation4
Suppléments-
Vidéo7
Audio6