Columbia TriStar (maintenant Sony) nous propose ici le tout dernier opus de la saga Godzilla des studios Toho: "Godzilla Tokyo S.O.S.", de son titre original japonais "Gojira tai Mosura tai Mekagojira: Tôkyô S.O.S.". Ce film est aussi le cinquième et avant-dernier volet de la série millenium, qui avait commencé en 1999 avec le film Godzilla 2000 (dans l'ordre, les autres sont: Godzilla vs Megaguirus (2000), Godzilla, Mothra and King Ghidorah - Giant Monsters All-Out Attack (2001) et Godzilla Against Mechagodzilla (2002)). Le prochain film de cette série, Godzilla: Final Wars, annoncé comme étant le dernier (le dernier... jusqu'au prochain!), est présenté au Japon depuis décembre 2004. Afin de fêter les 50 années d'existence du gros lézard, il mettrait en vedette pas moins de 10 monstres célèbres, en plus d'un tout nouveau monstre. Bref, ça promet!
Le réalisateur de ce film, Masâki Tezuka, est un habitué de Godzilla puisqu'il en est à son troisième film (les deux autres étant aussi dans la série millenium). Il avait aussi travaillé sur les deux suites au film original "Mothra" des studios Toho, ce qui explique d'ailleurs la présence de ce monstre dans le présent film. "Godzilla: Tokyo SOS" met aussi en vedette Mechagodzilla; c'est d'ailleurs la suite directe du film de 2002, Godzilla Against Mechagodzilla; l'histoire se déroule quelque temps après les événements de ce film.
Lors de son premier combat contre Godzilla, Mechagodzilla n'a pas offert la performance escomptée; après quelques minutes de combats, il a tout simplement cessé d'obéir aux contrôles des humains, agissant de son plein chef. Bien que tous se doutaient que ces avaries techniques étaient causées par la présence du squelette du premier Godzilla dans la structure de Mechagodzilla, les deux petites fées du monstre Mothra viennent confirmer ces suppositions. Elles prétendent qu'il est impératif de ne pas prolonger la vie d'un être vivant, et que le squelette doit être retourné à son lieu de repos, au fond de l'océan. Mais, avec la menace constante du retour du nouveau Godzilla, il est difficile de se départir de l'arme formidable qu'est le monstre d'acier. Les fées, conscientes de la menace qui pèse sur la ville, proposent un marché: dans l'éventualité d'une attaque de Godzilla, Mothra s'occuperait de défendre Tokyo si, et seulement si, Mechagodzilla est mis hors service et le squelette est retourné aux abîmes marins. Le marché est accepté sous toute réserve, et presque immédiatement, ce que tous craignaient arrive: Godzilla attaque. Tel que promis, Mothra se charge de la protection, mais bien vite, le combat prend une tout autre allure et le gentil monstre est blessé mortellement. Les humains n'auront donc d'autres choix que d'utiliser leur arme la plus puissante, MechaGodzilla. Évidemment, la nature étant toujours vainqueur, plusieurs surprises et imprévus viennent changer le cours du combat...
Pour ce qui est du volet technique, la qualité du film est en deçà de ce que Columbia nous avait habitué pour les films de la série Godzilla. L'image comporte de nombreux artefacts de transfert (égratignures et poussières) en plus d'un perpétuel fourmillement. Ce dernier est à ce point apparent qu'il rend l'écoute de certaines scènes désagréable. On ne remarque pas de réels problèmes au niveau de la compression; de plus, les tons de noirs sont adéquats, permettant un excellent niveau de détail même dans les scènes nocturnes. Bref, puisque le film est très récent et que Columbia TriStar nous avait présenté d'excellents transferts pour des films de plus de 30 ans, le résultat final est tout de même décevant.
Du côté sonore, les deux pistes Dolby Digital 5.1 sont d'une excellente qualité. Toutes deux font un excellent usage des canaux ambiophoniques, en plus de fournir un bon appui aux scènes de combat par le caisson d'extrêmes-graves. Il est cependant à préciser que, tels qu'on était en droit de s'y attendre, les dialogues de la piste anglaise sont ridicules et mal interprétés. Ce qui est par contre dommage est le fait que les sous-titres anglais présents sur le DVD sont en fait une transcription presque mot à mot de cette piste sonore. Or, comme c'est souvent le cas, la piste anglaise diverge de la piste originale. Normalement, pour ceux qui ne comprennent pas un mot du japonais, ce n'est pas réellement un problème puisqu'ils n'ont pas la moindre idée de ce qui est dit de toute façon. Par contre, dans ce cas particulier, le résultat est étrange puisque des sous-titres apparaissent sans qu'il y ait de dialogues correspondants. Il est dommage qu'on n'ait pas pris la peine de fournir une vraie traduction mot à mot du texte original japonais. Il est aussi à noter que quelques sous-titres sont aussi brûlés sur la pellicule; le résultat n'est pas toujours intéressant, par exemple lors du générique initial où on a tout simplement placé le titre par-dessus les inscriptions japonaises.
Bien que le DVD déçoit techniquement à comparer aux autres DVD de la série, les suppléments y sont par contre un plus substantiels. Tout d'abord, on retrouve la volée habituelle de bandes-annonces d'autres films (dont le très prometteur Steamboy de Katsuhiro Ôtomo) ainsi que celle du présent film. On nous présente aussi un montage des bandes-annonces des films de Godzilla dont le DVD est produit par Columbia TriStar. La pièce de résistance du DVD est un documentaire d'une vingtaine de minutes nous présentant les dessous de la production du film. On y voit la conception des effets spéciaux, avec plusieurs plans détaillés des maquettes et des monstres. Aucun commentaire ou narration n'est inclus, ce qui, par contre, ne nuit pas à l'écoute du segment. Quelques sous-titres explicatifs sont par contre présents. Les menus sont, comme à l'habitude, immobiles et muets.
Columbia nous présente une version plutôt ordinaire du plus récent film de Godzilla, avec par contre des suppléments plus substantiels. Mais, peu importe la qualité, les amateurs ne pourront s'empêcher de se procurer sur DVD l'avant-dernière aventure de Godzilla. Il est à noter que ce DVD est aussi disponible dans le coffret Godzilla DVD Collection (3 pack).
| Film | 7 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | 4 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 8 |