Passionné par l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, j'adore voir des acteurs tenter de personnifier le montre qui en est la cause principale. Chacun a sa façon de le représenter, fou/intelligent, manipulateur/manipulé, passionné orateur, psychopathe et irréel surtout lorsque nous voyons des newsreels qui le décrivent vraiment comme ça. Souvent, on nous le montre rendu au pouvoir, mais à de rares occasions, on nous montre dans des fictions biographiques comment il était avant d'être sous le feu des caméras. Il y a longtemps, j'avais vu le film Max de Menno Meyjes (avec Noah Taylor en Hitler) qui nous montrait l'artiste rejeté, mais aujourd'hui j'ai découvert le film "Mein Kampf" ("My Fight" / "Mon combat") d'Urs Odermatt récemment mis en marché par Mongrel Media et Métropole Distribution.
Le film "Mein Kampf" prend sa source de la dramatique théâtrale du même nom écrite par George Tabori et raconte la transformation de Hitler le jeune homme vers Hitler le monstre qui a marqué l'histoire. Adolf Hitler (Tom Schilling) est venu à Vienne pour étudier l'art, mais il est refusé deux fois plutôt qu'une à l'Académie des Beaux-Arts. Entre temps, il partage une chambre avec les juifs Schlomo Herzl (Götz George) et Lobkowitz (Bernd Birkhahn), ce dernier se prenant pour Dieu. De son côté, Herzl prend Hitler son aile, le protégeant, lui conseillant beaucoup de choses (changement de carrière), lui venant en aide financièrement autant qu'il le peut. Il a pitié de cet homme triste (qui qui ne pleure pas) qui ne sait même pas s'essuyer comme il faut tout seul. Mais en retour, Hitler le traite comme de la merde, lui crache au visage, lui vole sa maitresse Gretchen (Anna Unterberger) et j'en passe, en plus de déféquer sur tout ce qu'il dit qui n'est pas dans sa ligne de pensée. Pourtant, Hitler est plus mal en point que Herzl. Hitler s'associe à des personnages comme le cuisinier Himmlischst (Wolf Bachofner) qui ne jurent que par la race aryenne. Hitler part avec les conseils mal interprétés de Herzl vers la politique.
Cet ouvrage de fiction, car s'en est un, s'attarde peut-être un peu trop au visuel populaire afin de montre le monstre des photos à venir (la croix gammée, sa fameuse moustache, etc.). Ces moments sont soulignés au crayon gras, ce qui nous laisse une réflexion qui nous fait manquer un peu ce qui suit. J'ai presque écrit dans la phrase précédente "ce qui suit dans l'histoire", mais à part d'être refusé à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne, rien de ce qui est raconté dans ce film est vrai, du moins vérifiable dans les vrais livres d'histoire. La vérité mise de côté, nous ne pouvons que souligner l'excellent travail d'acteur de Tom Schilling qui nous fait vraiment croire au personnage qui est timide sauf dans ses grands discours contre l'autorité. Nous le détestons pour ce qu'il faut subit Herzl, qui lui avait fait subir des leçons de politesse à son arrivée. Le film est lent, mais prend de la vitesse lorsque Hitler met en branle son changement de carrière. À ne pas visionner lorsque l'on est fatigué!
Ce "portrait d'un jeune homme fasciste" nous est présenté dans un transfert visuel intéressant, mais comportant quelques artefacts de compression (accentuation des contours, etc.), spécialement dans les séquences intérieures qui sont plus sombres. Ce film est accompagné d'un doublage français potable, mais j'ai grandement préféré visionner le tout dans la langue originale allemande avec sous-titres anglais (pas de français malheureusement) qui était un peu moins pénible au niveau de la synchronisation des lèvres des personnages. La piste sonore manque d'ambiophonique, mais ce n'est pas quelque chose que j'attendais de ce film. Il n'y a pas de suppléments sur ce DVD, alors que j'aurais aimé entendre un historien séparer le vrai du faux. Il y a cependant beaucoup de bandes-annonces de film à venir, dont quelques-uns que j'ai ajoutés à ma liste à visionner!
| Film | 7 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 7 |