Poupoupidou
Axia Films / TVA Films

Réalisateur: Gérald Hustache-Mathieu
Année: 2011
Classification: G
Durée: 99 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 17
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 824255007375

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
30 octobre 2011

Film français explorant l'obsession du rêve américain, "Poupoupidou" mélange les genres avec beaucoup de souplesse, captivant allègrement tout en se gardant constamment un sourire en coin. Une belle découverte provenant du champ gauche.

Un écrivain (Jean-Paul Rouve) en mal d'inspiration enquête sur le suicide d'une actrice dépressive (Sophie Quinton). Il découvre que rien n'est aussi clair qu'il n'y paraît, et qu'une conspiration se plane peut-être dans l'ombre...

À mi-chemin entre les opus des Frères Coen et ceux de David Lynch, "Poupoupidou" développe un univers qui lui est propre, créant une étonnante symbiose entre le suspense, le film noir et le pastiche. Nageant dans la culture américaine (Marilyn Monroe, James Ellroy), s'immergeant dans le passé à l'aide d'une délicate mise en scène finement fignolée par le réalisateur Gérald Hustache-Mathieu (à qui l'on doit l'intéressant Avril), le récit questionne ce désir de devenir quelqu'un, de réussir au risque de se laisser corrompre et de perdre son âme.

Bien que le récit ne soit pas parfait (le long-métrage prend un peu trop son temps avant de démarrer), il contient suffisamment de moments enveloppants et de scènes qui piquent la curiosité pour inciter le spectateur à poursuivre le visionnement. Le ton d'amertume permet une réflexion sur une certaine jeunesse perdue, alors que la progression évite généralement les sentiers battus. L'interprétation d'ensemble est également de qualité. Jean-Paul Rouve assure dans le rôle principal, Arsinee Khanjian fait bonne impression en psychologue, et la lumineuse Sophie Quinton risque d'en faire fantasmer plus d'un.

La musique alterne entre les vieux succès et les mélodies plus tristes. La piste sonore francophone en Dolby 5.1 est judicieusement atmosphérique, faisant ressortir des enceintes des bruits de voitures, de neige et d'aboiements. Les voix s'entendent sans problème et il est possible d'insérer de visibles sous-titres blancs en anglais. L'omniprésence de la neige tend à réduire au neutre la palette de couleurs. Même si les contrastes sont plutôt inégaux, les images demeurent détaillées et précises, alors que des teintes surprennent positivement dans la seconde portion de l'ouvrage.

L'exquise pochette montre l'ensoleillante Sophie Quinton dans son plus simple appareil, rayonnant de son sourire le plus éclatant. Le menu principal du DVD est plutôt constitué d'un harmonieux montage de scènes et d'une mélodie aérée. Le seul et unique supplément qui figure sur cette édition est une bande-annonce.

Réflexion intéressante sur les sacrifices que peuvent accepter l'être humain pour obtenir un peu d'amour et être reconnu par les autres, "Poupoupidou" est un drôle de numéro qui alterne les styles avec beaucoup d'aisance. Un effort envoûtant distillant un parfum mystérieux qui ne risque pas de se résorber avant quelque temps.


Cotes

Film7
Présentation6
Suppléments1
Vidéo7
Audio7