Roberto Succo
Christal Films

Réalisateur: Cédric Kahn
Année: 2000
Classification: NR
Durée: 120 minutes
Ratio: 1.33:1 (4:3)
Anamorphique: Non
Langue: Français (DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca

Selon Frédéric Gouin
1er mars 2003

Roberto Succo est le nom d'un jeune tueur en série qui a sévi dans les années 80 dans le sud de la France. Après avoir tué son père et sa mère en Italie, il s'évade en France où il sème la terreur. Son histoire a inspiré le roman de Pascale Froment intitulé Je te tue et la pièce de théâtre de Bernard-Marie Koltès. Aujourd'hui, c'est le film de Cedric Kahn qui porte son histoire au cinéma. Malgré les années, les résidents de Savoie touchés par cette histoire, s'en rappellent trop bien. Ils ont même tenté de faire bannir, sans succès, le film des cinémas.

Kurt (Stefano Casseti) ou Roberto Succo pour les intimes, est un être assez bizarre et taciturne. Affligé d'un accent indéfinissable (et souvent insaisissable pour les téléspectateurs), il réussit à conquérir une jeune lycéenne en vacance sur la Côte d'Azur.

Une fois les vacances terminées, Léa (Islid Le Besco) retourne chez elle en Savoie, laissant derrière elle son amoureux. À chaque week-end, Kurt fait la route pour pouvoir profiter un peu de sa belle Léa. Bizarrement, il a toujours une nouvelle voiture pour faire le voyage. En fait, voler des voitures est un des passe-temps de Kurt. Il aime bien kidnapper du monde, dévaliser des maisons et tuer des personnes sans histoires.

Un enquêteur de la gendarmerie, Thomas (Patrick Dell'Isola) s'occupe d'un dossier concernant le meurtre d'un policier. Rapidement, il commence à faire le lien avec une série de cambriolages, des enlèvements et diverses infractions avec ce meurtre. Il découvre que les méfaits surviennent toujours sur le même trajet entre les deux villes. Les pistes le dirigeront vers un dangereux criminel italien en cavale.

En terme de divertissement, Roberto Succo m'a assassiné !!! Que j'ai trouvé le temps long. Je suis d'accord pour dire que la prémisse du film est intéressante. Sûrement que si le film avait été réalisé différemment, j'aurais pu y trouver mon compte. Mais le film souffre d'un manque de liaisons entre les scènes, un espace-temps quasi inexistant et un manque de détails qui nous laissent dans la brume. Je suis bien d'accord pour qu'un film ne nous donne pas tout cuit dans la bouche, mais il y a des limites. Quant à l'accent de l'acteur Stefano Casseti, il n'est pas facile à saisir, mais après quelques minutes, on commence à s'y habituer.

Le menu est animé pas des séquences du film en arrière-plan. Le titre du film circule avec les images et il est accompagné de pièces musicales. Le film, présenté seulement en format plein écran, souffre d'un transfert assez moyen. Dans les scènes sombres, on peut voir un grain assez important qui réduit sensiblement la qualité du détail de l'image. Les couleurs sont assez fades par moment et des particules sont parfois visibles. La seule piste sonore est assez discrète. Les dialogues ne sont pas toujours clairs, mais c'est aussi dû à la prononciation des acteurs. Il y a peu d'effets sonores, le film étant basé surtout sur les dialogues. Le seul supplément disponible est la bande-annonce du film.

Certains vont aimer ce film. D'ailleurs, il était une sélection officielle au Festival de Cannes. Je dirais que pour la majorité d'entre vous, ce film est difficile d'accès et que c'est pas n'importe quel cinéphile qui peut apprécier ce genre de présentation.


Cotes

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