L'acteur Chuck Norris a de la veine. Il est sûrement un des acteurs les plus riches d'Hollywood grâce à ses nombreux rôles qu'il a décrochés dans des films de séries B et même peut-être Z. La plupart de ses films ont malheureusement mal vieilli et ne passeront certes pas à l'histoire. MGM s'est décidé à ressortir l'un des moins pires films du grand Norris et le rendre disponible pour la toute première fois en DVD, "Firewalker".
Max Donigan (Norris) et Leo Porter (le grand Louis Gossett Jr.) sont de vieux potes, mais surtout des chercheurs de trésor. Après plus de dix ans d'insuccès, ils s'apprêtent à tout lâcher lorsqu'une jolie femme (Melody Anderson) leur propose une chasse qui mènera à l'or caché il y a plusieurs milliers d'années par les Aztèques. Les deux aventuriers, simples d'esprit, embarqueront dans ce périple qui les mènera dans la jungle du Guatemala où ils devront affronter un cyclope et des mercenaires prêts à tout pour les empêcher de mettre la main sur ce fameux trésor.
Lorsque j'ai commencé à porter un intérêt au cinéma, Chuck Norris, Steven Seagal et même Jean-Claude Van Damme étaient mes héros (ouch!). J'ai bien vite compris que ces personnages n'étaient pas des acteurs, mais des spécialistes du combat qu'on avait engagés pour faire un film. "Firewalker" (ou mieux connu ici sous le nom de "Le temple d'or") fut une belle retrouvaille même si, après toutes ces années, j'ai eu l'impression d'avoir visionné un chapitre de la trilogie (ou plutôt quadrologie si Spielberg se décide!) d'Indiana Jones, mais doté d'un budget de 50 000$. Les décors sont ridicules, les acteurs quant à eux sont mal dirigés en plus d'être caricaturaux à l'extrême (la blonde qui fait sa nonoche!) et finalement, les dialogues d'un niveau très élémentaire. Malgré tout, les combats de Norris sont amusants, les gags efficaces et la prétention est à son plus bas niveau ce qui donnera un congé de près de 105 minutes à votre cerveau. L'aventure dans laquelle vous amènera les personnages principaux demande beaucoup d'imagination pour être crédible, mais donnez-leur une chance, vous aurez quand même du plaisir à visionner "Firewalker".
Côté technique, ne soyons pas étonné puisque l'on ne retrouve aucun boni ni bande-annonce. Par contre, ceux qui ont travaillé au transfert numérique ont fait un travail de pro! Aucun picotement, ni même un léger sautillement de la pellicule (comme il y avait jadis sur dans la version VHS) n'est perceptible à première vue. Le nettoyage de la pellicule a aussi donné immensément du ton aux visages jaunes et ternes de la version originale. Par contre, l'effet de vision parfois "trouble" de la version VHS est disparu et a malheureusement accentué la maladresse des décors qui donnent l'impression d'être faits en papier mâché. Comme quoi les nouvelles technologies amènent aussi des inconvénients. Le menu, statique et très conventionnel garde l'image très humble que l'on a retrouvé dans le film. La piste sonore anglaise est timide dans son jeu Surround, mais elle a été lavé de toutes imperfections ou frottements de pellicule.
"Firewalker" n'a aucune prétention, tout comme son acteur principal Chuck Norris, de révolutionner le cinéma d'aventure et d'action, mais par contre, pour le prix (environ 10$) et pour les minutes amusantes qu'ils vous feront passer, ce film pourrait tout de même être considéré par les nostalgiques d'une époque (révolue?) qui nous a donné des Norris, Van Damme et Seagal.
| Film | 5 |
| Menu | 5 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |