Flash of Genius
Universal Studios Home Video

Réalisateur: Marc Abraham
Année: 2008
Classification:
Durée: 120 minutes
Ratio: 2.40:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 025195032575

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
16 février 2009

Histoire vraie qui glorifie le courage, l'honneur, la confiance en soi, l'espoir, l'éthique et la nécessité de croire en ses rêves, "Flash of Genius" offre à Greg Kinnear un autre rôle en or. Dommage que le traitement mou et mécanique ne révèle aucune surprise.

C'est le traditionnel combat entre David et Goliath. À Détroit pendant les années 1940, l'inventeur Robert Kearns (Kinnear) se fait voler son idée d'essuie-glaces intermittents par la compagnie Ford. Pendant des années, il va se battre pour obtenir justice et réparation, mettant son couple et sa propre santé mentale en péril. Mais aux États-Unis (du moins pendant ces décennies-là), lorsque l'être humain se bat à la sueur de son front pour arriver à ses fins, le bonheur et la sérénité ne peuvent que l'attendre en fin de parcours.

Le sujet n'est pas proprement sexy. Deux heures sur l'inventeur des essuie-glaces intermittents, cela peut être long. Et ça l'est. Le principal responsable est Marc Abraham qui en est à son premier film. Sa mise en scène, morne et conventionnelle au possible, applique la formule de la grosse compagnie qui tente de passer le rouleau compresseur sur un homme du peuple. D'ici là, il y aura quelques bonnes scènes de tribunal et un léger humour distillé dans des recoins insoupçonnés, mais également des confrontations moins efficaces entre Kearns et sa femme, les leçons de morales prodiguées à ses enfants et le rappel que le Bien triomphe toujours du Mal. Une maxime qui ferait plaisir à Dickens, un auteur cité dans une scène importante.

Pour se sortir de ce marasme qui abuse parfois du verbe, il est possible de compter sur les comédiens. Dans le rôle titre, Greg Kinnear s'en sort parfaitement. Il est ce bon père de famille qui n'hésite pas à sacrifier son avenir et celui de ses proches pour obtenir du respect et de la reconnaissance. Il doit survivre avec de vrais choix moraux et le comédien joue aisément la carte de l'émotion et de la sincérité. À ses côtés, il peut conter sur une solide Lauren Graham qui incarne son épouse, sur un Dermot Mulroney effacé et sur un Alan Alda qui n'apparaît malheureusement que trop peu souvent. Quelques oasis que n'arrivent pas toujours à rafraîchir une mécanique en manque de gaz et d'attrait.

Les mélodies rock, pop et dramatiques sont là uniquement pour rappeler le compteur des années qui roule. Les pistes sonores sont timides et les différentes enceintes mettent en valeur les mots primordiaux. Les dialogues, parfois entravés par du bruit ou des mélodies, bénéficient de très visibles sous-titres blancs en français, en anglais et en espagnol. La qualité des images est plus qu'honnête. Les couleurs ressortent aisément, quelques éclairages s'avèrent très jolis et les contrastes profonds amènent parfois une nouvelle dimension au récit. Il n'y a que ce satané blocage qui apparaît souvent là où il ne faut pas.

La pochette déçoit par son manque d'ambition. Elle est séparée en cinq photographies présentant les protagonistes, une famille parfaite et une voiture sous la pluie. C'est l'idéal pour résumer le long-métrage en quelques petites secondes... Le menu principal du DVD est tout aussi ordinaire. Un montage d'images statiques semble flotter comme des nuages qui seraient poussés par le vent d'un air musical rafraîchissant. Les suppléments tournent autour du cinéaste. Ce dernier parle des scènes laissées de côté qui n'ont absolument rien d'exceptionnels en expliquant pourquoi il ne les a pas choisies. Peu excitant. Marc Abraham se rachète quelque peu sur sa piste de commentaires. Même si sa voix manque parfois d'intensité, les informations qu'il apporte permettent d'encore mieux saisir les enjeux de l'époque.

"Flash of Genius" représente ce rêve américain en péril. Alors qu'il semble si loin, l'être humain est toujours capable de se battre pour le ramener à lui et s'en sortir avec les lauriers. Dans cette histoire vraie édifiante de bons sentiments, il y a un Greg Kinnear sous la pluie qui agit comme principal (unique?) combustible de l'entreprise. De quoi arriver à bon port en toute sécurité, mais en ayant baillé plus d'une fois avant le fil d'arrivé.


Cotes

Film5
Présentation3
Suppléments4
Vidéo7
Audio6