Freeway Killer
E1 Entertainment / Image Entertainment

Réalisateur: John Murlowski
Année: 2009
Classification: 18A
Durée: 88 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 774212102998

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Jérémy Hervieux
23 mai 2010

Que ce soit clair dès le départ: n'attendez pas de "Freeway Killer" une biographie complète et posée sur la vie du célèbre tueur en série William Bonin, connu pour avoir terrorisé les routes californiennes pendant plus d'une décennie. En misant sur l'horreur plutôt que sur le développement psychologique du tueur, le réalisateur John Murlowski offre un portrait certes divertissant, mais maladroit de la vie d'un personnage qui aurait pu s'avérer fascinant.

Durant les années 70, William Bonin aurait tué plus d'une vingtaine de jeunes hommes prostitués après leur avoir infligé d'atroces souffrances. L'histoire débute au moment de sa capture, alors que les policiers tentent de lui faire avouer ses crimes. Bien entendu, le passé de l'homme nous sera peu à peu révélé par de multiples flashbacks.

En désirant mettre sur pellicule la vie d'un des plus célèbres criminels américains, le scénariste David Birke tenait un bon filon ; le hic, c'est que l'emphase ait été mise sur le côté horrifique du scénario. Compte tenu de la nature répétitive des meurtres, le film se révèle être d'une grande redondance. Les amateurs d'horreur viscérale y trouveront certainement leur compte, mais ceux à la recherche d'un Monster au masculin seront déçus. Il serait injuste de ne pas mentionner les (quelques) points forts du film, à commencer par la performance Scott Anthony Leet qui personnifie avec une aisance presque troublante le personnage principal. Le long-métrage offre également une vision très crédible de l'Amérique des années 70 à l'aide d'une esthétique recherchée qui contribue au réalisme du tout.

Le menu du DVD présente un montage chaotique de scènes et d'images fixes du film. Un peu trop étourdissant. La pochette montre la moitié du visage de William Bonin, qui affiche une expression faciale agressive. La qualité vidéo de "Freeway Killer" n'est pas optimale: l'image, quoique très lumineuse, manque beaucoup de définition. Le niveau de détails est relativement bas, causé par le focus de la caméra est souvent défaillant. On observe toutefois une belle variété de couleurs qui représentent bien le désert californien. Les choses s'améliorent au niveau de la piste audio, qui transpose clairement les bruitages et les voix. Seul problème digne de mention, l'utilisation d'une musique particulièrement agressante et répétitive lors des scènes de meurtre.

Les suppléments offerts ici font bien pâle figure: une piste de commentaires peu inspirante du réalisateur et du scénariste et une revuette de dix minutes qui présente plusieurs entrevues avec les acteurs. Cette dernière option, quoiqu'intéressante, aurait gagnée à être plus approfondie.


Cotes

Film5
Présentation6
Suppléments5
Vidéo6
Audio7