God, Sex & Apple Pie
Centaur / Warner Home Video

Réalisateur: Paul Leaf
Année: 1998
Classification: 14A (G au Québec!)
Durée: 97 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 11
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
30 octobre 2003

Il était une fois… neuf camarades qui se retrouvent durant trois jours dans une immense maison au bord de l'eau. Ils expriment tour à tour leurs tracas, leurs expériences, leurs frustrations et leurs amours. Alex (Mark Porro), un reporter de télévision qui a eu une aventure extra-conjugale avec une collègue de travail, raconte à ses amis le sentiment de peu d'amour qui l'habite au sujet de son épouse Maggie (Katy Kurtzman), une mère au foyer qui est sérieusement inquiète pour le futur de leur relation. Bobbie l'avocate (Penelope Crabtree), planifie son retour aux études en psychologie. Mais elle ignore encore si son mari Tim (Greg Wrangler) acceptera son choix. Trent, l'artiste (Jerome Courshon), est toujours accroché à son ex-petite amie, ce qui provoque beaucoup de confusion dans sa relation avec sa nouvelle copine Debi (Andrea Leithe), une plantureuse mannequin. Drew (Steve Rifkin) quant à lui, est un musicien qui vit dans l'insécurité à propos du peu de succès qu'il rencontre dans sa profession et sa complice de tous les jours, Tina (Maria McCann), a le sentiment d'être devant un cul-de-sac pour accomplir sa carrière de scénariste. Le dernier et non le moindre, Ron (Phil Palisoul), le célibataire du groupe, est un facteur de jour et un comédien comique de cabaret la nuit. Au fil des confidences de tous et de chacun des membres du groupe, plusieurs décisions seront alors prises au cours de ce long week-end.

Une autre histoire qui fut souvent développée par le passé au cinéma. Le meilleur film en date sur ce sujet où des amis dévoilent entre eux leurs états d'âme est sans aucun doute le long-métrage de Lawrence Kasdan The Big Chill mettant en vedette de futures grandes stars du septième art dont, Tom Berenger, Glenn Close, Jeff Goldblum, William Hurt et Kevin Kline. Un grand classique toujours agréable à redécouvrir sur DVD.

"God, Sex and Apple Pie" est véritablement une pâle copie de la création cinématographique de Kasdan. L'histoire que Paul Leaf a voulu nous exposer est d'un ennui total. Un film bougrement mal ficelé où la direction artistique est complètement absente. Le scénario est plutôt simple et de piètre qualité, truffé de clichés ridicules, plus insignifiants les uns que les autres.

Les comédiens sont peu crédibles dans la peau de leur personnage, aucun naturel dans leur façon de jouer. Nous avons l'impression que les acteurs sont laissés à eux même et qu'ils doivent improviser constamment. Que dire du dialogue insupportable qui glisse vers la médiocrité et le cabotinage. Ce film fut présenté pour la première fois en avril 1998 lors du Arizona International Film Festival, où il remporta, à mon grand étonnement, le prix des festivaliers. Malgré un certain succès dans divers festivals mineurs aux États-Unis où il décrocha quatre autres prix, il fallut attendre trois ans et plus précisément, le 21 septembre 2001 pour que ce "trop" long-métrage puisse être distribué en salle… ce qui bien souvent représente un très mauvais présage pour les cinéphiles.

Le film nous est dévoilé en format de 1.85:1 d'après un transfert anamorphique satisfaisant. La résolution générale est bonne et laisse absolument discerner les moindres détails. Les couleurs sont vives et parfaitement rendues. Impossible de l'étriller là-dessus, c'est le seul point positif d'ailleurs que j'en ai retiré. La trame sonore est affreusement déficiente, l'utilisation probable d'un micro omnidirectionnel lors du tournage cause des situations désastreuses comme par exemple les scènes extérieures où le son ambiant du décor naturel de la campagne avec le bruit des petits oiseaux et les feuilles des arbres bercées par le vent, étouffe les voix des comédiens et rend l'écoute atrocement difficile. Nous avons aussi des ondulations sonores du volume où le son devient parfois inaudible.

Au niveau des suppléments, il y a une bande-annonce très ordinaire, une section où nous pouvons visionner les séquences retranchées aux montages. Une entrevue avec Colleen Devine ainsi que du producteur, scénariste et acteur Jerome Courshon. Puis, un dernier segment où nous avons une revue de tournage d'une scène intitulée : Drinking Pictionary. Ce petit document tourné en vidéo d'une durée de 6 minutes et dont un 6 secondes aurait suffit amplement à ce vaudeville pénible et lancinant et qui n'apporte en rien à une meilleure compréhension sur la façon de faire de ces artisans du cinéma.

En conclusion, ces additions sur le DVD n'a vraiment pas été ma tasse de thé! "God, Sex and Apple Pie" est un désappointement à tout point de vue. Un dernier conseil… ne dépensez surtout pas vos précieux dollars pour cette production insipide et sans attrait.


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