Grandview, U.S.A.
Paramount Home Entertainment / CBS DVD

Réalisateur: Randal Kleiser
Année: 1984
Classification: 14A
Durée: 97 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 097361437644

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Jimmy Chartrand
22 octobre 2011

Il y a toujours des choix surprenants dans les films qui bénéficient d'une réédition, surtout lorsque ceux-ci semblent n'avoir rien marqué pour ainsi dire, soit, ni le temps, l'époque ou quoique ce soit d'autres. N'empêche, en creusant un peu avec la sortie encore toute fraîche du remake "modernisé" de l'indémodable Footloose et la mort encore toute récente de l'idole Patrick Swayze, on peut comprendre ce qui a poussé les studios à ramener au grand jour "Grandview, U.S.A.", une des propositions rapidement oubliées de Randal Kleiser, réalisateur du classique indétrônable qu'est Grease.

Le problème majeur avec ce "coming-of-age" très 80's dans l'esprit, c'est qu'il n'a absolument rien de nouveau à offrir ou à présenter. En même temps, de retourner à une époque "John Hugues" (quoiqu'en une variation un peu plus mature et un brin moins innocente donc, tout en se permettant un cameo de John Cusack!!) fait plaisir et bizarrement, en plus de succomber aux charmes des binettes bien connues qui sont présents dans ce long-métrage (Joan Cusack et Jennifer Jason Leigh font également parties de la distribution), il est difficile de résister.

Du coup, alors qu'on retrouve ce tout récent gradué qui a vu son bal de graduation tourner au désastre avec sa copine, tomber rapidement sous les charmes plus matures de l'irrésistible Jamie Lee Curtis en jeune femme fière et libre propriétaire d'une décharge (croulant sous les dettes et les menaces), on sourit, inévitablement. Quand on le voit écouter MTV et s'imaginer chantant et dansant sur "Steely Man" avec Curtis sous les bras, on ne peut que jubiler. C'est kitsch, mais c'est fait exprès, tout comme la majorité des acteurs qui semble surjouer et être toujours un cran au-dessus de tout (l'époque, justifiera-t-on..).

Ainsi, oui, on comprend que ce n'est pas un grand film. L'histoire est loin d'être la plus convaincante ou même captivante, les enjeux sentent la redite (encore plus aujourd'hui) et le triangle amoureux, bien que surprenant (on a de la misère à mettre des âges sur les personnages ce qui est d'autant plus troublant) est plus cocasse que nécessairement dramatique. En même temps, on enphase avec un ton bon-enfant toujours léger et des situations qui aiment exagérer et en offrir pour son argent (incendies, accidents de voitures, courses de voitures, etc.).

N'empêche, pour la nostalgie que le film procure, on saute à pieds joints. Surtout quand C. Thomas Howell lance tout sourire "Ain't sex great" le lendemain matin à Jamie Lee. On se laisse alors émerveiller par le technicolor de l'époque et les tonalités visuelles distinctes, si singulier autant jour que nuit (comme la mode vestimentaire qui ressort sans exception, comme on s'en doute). L'accent ressort bien sur la piste audio, sympathiquement agrémentée d'une trame sonore qui va de paire (belle sélection musicale qui ne ressasse pas nécessairement les titres les plus connus de l'époque) et de compositions originales d'un Thomas Newman méconnaissable (c'est après tout l'un de ses premiers projets!).

Pour la présentation toutefois, on aurait pu faire mieux. La pochette met bien en valeur le triangle amoureux, mais c'est plutôt banal de voir nos trois vedettes bizarrement positionnées vêtues d'autant de jeans en plein milieu du dépotoir. Malgré tout, les teintes claires donnent envie d'en savoir plus, encore plus quand on apprécie ceux qui se retrouvent sur les photos. Il y a également plusieurs slogans du genre "Love Finds You Anywhere" et "Live Meet Hearts Crash", qui rajoute au côté volontairement quétaine ou non.

Enfin, pour ceux qui ont encore une affection pour les années 80, on recommande "Grandview, U.S.A." qui en offre une belle part sans que ce soit nécessairement la meilleure. C'est bien, c'est quand même assumé et ça semble intemporalisé dans son époque, incapable de vieillir et du coup de passer l'expiration. Franchement sympathique.


Cotes

Film6
Présentation5
Suppléments-
Vidéo7
Audio7