"Every Time We Say Goodbye" est un film qui se laisse écouter très facilement. Son scénario n'est pas particulière nouveau, même qu'il sent légèrement le réchauffé. C'est l'histoire de David Bradley (Tom Hanks), un lieutenant américain de la RFA qui, durant la Seconde Guerre mondiale, se retrouve à Jérusalem en attente d'une mission sur le front africain (contre Rommel). Lorsqu'il rencontre la future femme de son ami Peter Ross (Benedict Taylor) , Victoria Sasson (Anat Atzmon), il fait du même coup la rencontre de son amie Sarah Perrara (Cristina Marsillach) qui trouve bien de son goût et c'est réciproque. Leur amour est cependant arrêté par la religion, lui étant le fils d'un pasteur protestant et elle une Sépharade (judéo-espagnol). Victoria est dans le même cas que Sarah, mais elle a décidé d'oublier sa famille pour marier Peter. Sarah ne veut pas faire face à ses parents et garde son amour secret, quoique les signes sont peu cachés dans son visage, tel que sa grand-mère a rapidement deviné. Un de ses frères n'est pas dupe non plus et rapportera violemment la nouvelle. Elle devra faire face à la musique et prendre une décision qui aura impact sur le reste de sa vie.
Une histoire classique, mais présentée dans un lieu rarement vu dans un tel film. Israël offre des décors intéressants et l'histoire des Sépharades rend le film encore plus spécial. Les Sépharades sont des juifs qui avaient été expulsés de l'Espagne par le décret d'Alhambra en 1492 par les Rois Catholiques (Isabelle de Castille et Ferdinand II d'Aragon). 150 000 à 200 000 personnes s'exilèrent en Navarre, au Portugal, en Italie, en Afrique du Nord, en Méditerranée orientale et même vers le Nouveau Monde, l'Amérique. Une bonne partie du film est donc parlée dans leur langue qui est proche du castillan du XVIe siècle (sous-titrés en anglais bien certainement). Tom Hanks est Tom Hanks, aussi bon qu'il l'était à cette époque, quelques années avant Big, et offre une performance irrésistible aux côtés de Cristina Marsillach qui en était à son tout premier rôle en langue anglaise. Nous oublions rapidement que c'est un film tant que tous les artisans exécutent leur ligne comme si tout était naturel.
Il y a zéro effort dans la présentation de ce DVD. Nous pourrions penser qu'ils ont tout simplement oublié plusieurs étapes de la production. D'abord, le menu n'a même pas d'image tirée du film, simplement une image de bobine de film qui semble venir tout droit du gabarit d'un logiciel de conception de DVD. Ça fait vraiment pitié. L'image quant à elle bouge de tout bord, tout côté. Il est évident que la bande maître utilisée pour ce transfert est loin d'être récente, même si c'est la première fois que le film prend affiche sur DVD. Dès les premières images, l'accentuation des contours se fait sentir. Côté audio, la piste stéréo qui nous est offerte est bien, sans rien de plus, presque terne.
Malgré le caractère "débarrassé" du DVD, reste que le film qui nous est présenté est intéressant pour les fans de tom Hanks et cela ne devrait pas les empêcher de mettre la main sur celui-ci, car une autre version du DVD est probablement hors de question pour le studio.
| Film | 5 |
| Présentation | 0 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 5 |