Holocaust
Paramount Home Entertainment / CBS DVD

Réalisateur: Marvin J. Chomsky
Année: 1978
Classification: 14A
Durée: 449 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (2 DVD-9 + 1 DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
16 août 2008

L'Holocauste est une des plus tragiques histoires de l'humanité nombreuses fois transposé à l'écran sous forme de documentaire, films et miniséries télévisées. Une minisérie qui me vient rapidement en tête pour l'avoir apprécié est War and Remembrance. Pour garder le téléspectateur intéressé pendant 28 heures, il faut que ça soit bon, il faut que le tout soit crédible. Dernièrement, une autre série télévisée sur le sujet, tout simplement titré "Holocaust", paraissait sur DVD en édition "Anniversaire". Diffusée originalement du 16 au 19 avril 1978, elle met en vedette de nombreux grands noms du cinéma et de la télévision, dont Michael Moriarty, James Wood, Merul Streep, Ian Holm, David Warner, Fritz Weaver et Deborah Norton. La série a gagné huit Emmy Awards et deux Golden Globles, mais a aussi été critiquée négativement par certains survivants.

"Holocaust" présente cette tranche de l'histoire du point de vue de deux familles. La force de la minisérie est dans ses très nombreux personnages qui nous deviennent très familiers à peine que nous rendu au milieu de la série, même fascinants. Il y a la famille juive allemande Weiss où le patriarche Josef (Fritz Weaver) pratique la médecine générale, la maman Berta (Rosemary Harris) enseigne la musique et leurs enfants Karl (James Woods), Rudi (Joseph Bottoms) et Anna (Blanche Baker). La série débute alors que Karl vient d'épouser l'Allemande Inga Helms (Meryl Streep). L'autre famille est Allemande. Le père est Erik Dorf (Michael Moriarty) un avocat, la maman est la stricte Marta (Deborah Norton) et leurs enfants Peter et Laura (qui auront peu d'impact sur l'histoire). Marta pousse son mari sans emploi à s'engager pour l'état. Il décide d'offrir ses services juridiques aux SS et deviendra rapidement leur maître du langage (ou comment dire des choses atroces dans un langage politiquement correct), l'aide du terrible Reinhard Heydrich (David Warner). Alors que sa femme approuve, son oncle Kurt (Robert Stephens) n'est pas si d'accord avec les agissements de son neveu.

Couvant 1935 à 1945, nous voyons des événements importants comme le Kristallnacht (la nuit du 10 novembre 1938 où des milliers de propriétés juives ont été saccagées), la formation des ghettos, dont Warsaw où Josef Weiss est envoyé, les pas vers la solution finale d'Adolphe Hitler, incluant l'inspection des chambres à gaz, même une démonstration avec ce qui semble du vrai Zyklon B. On y décrit la vie de tous les jours des gens qui se croyaient intouchables de par leur position dans la société et leur capitulation à la réalité tout en gardant espoir, un moyen de sortir de tout cela. Du même fait, nous rencontrons des gens de la résistance, des amis qui sont devenus par la force des choses des ennemis, des gens qui veulent garder la vérité sur ces faits pour la postérité, des gens humiliés, abusés, battus et tués. Des millions de morts que les gens excusaient pour toute sorte de raisons, souvent construites au besoin. La froideur des exécutions est telle que l'on parlerait de biens de consommation à se débarrasser à moindre coût. Vraiment affreux.

Présenté en cinq parties, j'ai eu énormément de misère à lâcher cette série tellement elle est bien faite. Il faut dire que son réalisateur Marvin J. Chomsky, un vétéran dans le domaine des spéciaux télévisés, ses projets passés incluant entre autres Roots avec LeVar Burton, Catherine The Great avec Catherine Zeta-Jones et Anastasia - The Mystery of Anna avec Amy Irving. Je me limitais donc à un épisode par jour, comme les téléspectateurs de 1978 avaient eu droit.

La qualité vidéo est médiocre. L'image est très peu détaillée et nous y voyons souvent des problèmes de couleurs comme si le contenu venait en partie d'une vieille cassette VHS (et c'est probablement le cas pour certaines séquences). Évidemment, la compression numérique s'en donne à cœur joie d'ajout des artéfacts à la présentation. Le son est pour sa part en deçà de la moyenne, sonne cacanne et contient bien de la distorsion. Le manque de basses dans le son rend cependant justice au discours sec et nasal de Dorf! La notion de version anniversaire indique habituellement qu'il y a des suppléments rétrospectifs, mais ici il n'y a rien... on indique seulement que le film a trente ans.

Malgré ses grands défauts techniques, cette minisérie est à voir de tous, simplement pour y voir les effets de politiques disgracieuses mélangés aux avocats du politiquement correct. Pas aussi graphique que War and Remembrance, mais certainement troublant.


Cotes

Film8
Présentation5
Suppléments-
Vidéo3
Audio3