Les événements de la Deuxième Guerre mondiale sont un sujet très prisé, tant pour les écrivains que pour les cinéastes. Au cours des dernières années, plusieurs films ou séries nous ont été offerts sur ce sujet et souvent, nous avons reçu des petits bijoux, on n'a qu'à penser à Schindler's List, Saving Private Ryan, Band of Brothers ou encore The Pacific. Cependant, il ne faut pas associer automatiquement ces événements à un succès au grand écran, mais pour ma part, c'est un sujet qui m'intéresse et j'aime bien me plonger dans cet univers dur et souvent cruel par le biais du septième art. Le dernier à mon actif, le film "La Rafle" de la cinéaste française Roselyne Bosch, mieux connue sous le nom de Rose Bosch, qui nous rappelle, ou nous fait connaître, les événements qui surviennent lors de la Rafle du Vel D'Hiv en juillet 1942 et qui met en vedette Jean Reno, Gad Elmaleh, Mélanie Laurent, Sylvie Testud et Catherine Allegret.
Joseph est un jeune garçon de onze ans tout à fait normal, il se lève le matin, va à l'école, reçoit les encouragements de sa famille et les railleries de certains. Une vie normale oui, mais il y a cette étoile jaune qui est cousue sur ses habits avec la mention "juif" qui vient briser cette normalité. Jo et ses camarades juifs, tout comme leurs familles, apprennent à vivre leur petite vie à Paris, une ville occupée, où ils ont trouvé refuge. Tout allait bien jusqu'au matin du 16 juillet 1942, lorsque la police française a lancé la rafle, où plus de treize mille juifs ont été arrêtés, dont plusieurs enfants âgés de deux à quinze ans. Du Vélodrome d'Hiver au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, on suit le destin réel des victimes et de ceux qui les ont amenés littéralement à l'abattoir.
Le film se présente dans un boitier standard. L'image de la pochette reflète bien cette partie de l'histoire de la France, elle nous montre un policier tirant deux enfants par le bras. Le menu, disponible français et en anglais, reprend l'image de la pochette sans plus. Pour cette édition DVD, Séville nous offre un produit de très grande qualité. Le transfert vidéo est réussi. Juste et efficace, la facture visuelle de la réalisatrice vient ajouter son grain de sel à cette image claire, nette et précise. Aucun problème n'a été détecté lors du visionnement, les séquences s'enchainent avec fluidité et les couleurs sont teintées de réalisme. Du côté sonore, la seule piste disponible réussie à tirer son épingle du jeu sans tout casser. Encore une fois, à l'image de l'aspect vidéo, le son et juste et réel, mais reste en surface et manque quelque peu de profondeur. Toutefois, il est à noter que les dialogues sont audibles tout du long et la musique vient s'ajouter sans déranger le reste. Du côté des suppléments, les artisans du film nous offrent un documentaire sur le tournage. Ce segment de près d'une demi-heure, nous offre les éléments habituels d'un bonne revuette sur la production. La bande-annonce du film est également disponible et dépendant de la langue du menu que vous choisissez, vous aurez droit en français aux bandes-annonces de l'excellent Frisson des collines, de L'autre Dumas et du troublant Incendies. C'est plutôt celles de Beneath Hill 60, The Lincoln Lawyer et de Storming Juno si l'anglais est votre choix.
Au final, le film relate des événements très troublants qui viendront certainement chercher plusieurs d'entre vous. Cependant, la réalisatrice a décidé de relater les faits de manière à nous tirer les larmes. Et c'est ce côté larmoyant, qui devient excessif surtout avec le personnage de Mélanie Laurent, qui vient briser l'histoire et finit par tomber sur les nerfs. Malgré tout, on est en présence d'un bon film, mais on est loin des chefs-d'œuvre relatant cette époque, une location s'impose.
| Film | 7 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | 3 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |