The Covenant
Sony Pictures Home Entertainment

Réalisateur: Renny Harlin
Année: 2006
Classification: 14A
Durée: 97 minutes
Ratio: 2.35:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres: 28
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
30 décembre 2006

Renny Harlin prouve encore une fois qu'il est un réalisateur surestimé qui tourne n'importe quoi n'importe comment. Son dernier méfait s'intitule "The Covenant" et c'est un vulgaire plagiat de tous les films de sorcellerie sortis ces vingt dernières années.

Quatre comparses branchés ressemblant à un "boys band" sont en fait des membres d'une élite secrète de magiciens. Ces adolescents ne sont pas seulement plastiques et talentueux à l'école, mais ils peuvent utiliser de la magie pour se sortir du pétrin et impressionner les jolies demoiselles. Leur existence idyllique tourne au cauchemar lorsqu'un nouveau garçon sème la zizanie en tentant d'obtenir leur pouvoir par la force.

Un Harry Potter sans génie pour la génération MTV? C'est une façon de résumer "The Covenant", un long vidéoclip superficiel mettant en vedette des comédiens au charisme limité et une trame narrative squelettique, propice à accumuler des séquences d'action. De ce côté, quoi de mieux que de faire appel au faiseur Renny Harlin, plus connu comment étant l'homme qui a perdu des millions de dollars sur le naufrage du débile Cutthroat Island? Avec son montage assommant, son manque d'humour flagrant et ses stéréotypes ambiants, monsieur Die Hard 2 ne peut que mordre la poussière.

La mention "par les producteurs de Underworld" ne laisse aucun doute sur le résultat final. Visuellement, le film sera magnifique. Les décors gothiques sont fascinants et les images ont été incroyablement soignées. Les multiples éclairages donnent un style particulier et les nombreuses teintes foncées sont toutes distinctes. Ainsi, c'est le délire de se promener dans ces atmosphères macabres où le brouillard est roi. Les effets spéciaux détonnent et ils risquent de facilement toucher une jeune clientèle. C'est tout aussi vrai au niveau du son. La trame mélodique est saturée de musique industrielle et d'un rock sans personnalité. Les différentes enceintes sont utilisées efficacement, faisant régner des bruits de roches et des échos divers. La qualité des voix est un peu inférieure et les dialogues ne sont pas toujours parfaitement audibles, mais il y a une traduction française acceptable et de superbes sous-titres jaunes pour compenser.

Ce brio technique ne remplacera jamais ce scénario usé jusqu'à la moelle, empruntant sans cesse au genre sans le renouveler. Il y a des araignées pour donner la chair de poule et des rêves pour essayer de dérouter le spectateur. Ces figures aux pouvoirs surnaturels évoquent autant l'apocalyptique The Lost Boys que les séances plus traditionnelles façon The Craft. L'horreur a été laissée de côté et comme pseudo remake à grand budget de The Woods (des esprits qui hantent, un passé taché de sang, etc.), c'est raté.

C'est si triste, car le tape-à-l'œil est plutôt réussi. La pochette est ornée d'une jaquette à l'effigie des héros, montrant un combat entre le Bien et le Mal. Un peu convenu, mais très révélateur et représentatif. Une fois l'insertion du disque, il faut faire un choix entre le format plein écran ou panoramique. Ensuite, c'est le saut vers un menu principal rythmé et rapide, faisant défiler un montage expert sur une musique de circonstance. Les icônes sont en forme de pierres ou de diamants qui sont d'une bonne grosseur.

Ce film plus qu'ordinaire comporte quelques suppléments. Il y a un documentaire de 19 minutes sur le tournage où le réalisateur parle de différentes scènes. Il présente les personnages, les acteurs et les situations sans trop entrer dans les détails. Un segment qui a du potentiel. Quelques publicités de futures productions de Sony Pictures sont disponibles en "Previews". Il y a également une piste de commentaires de Renny Harlin. Le cinéaste de Cliffhanger dissèque les nombreux aspects du long-métrage sans se perdre. Il évoque autant la séquence de danse en introduction qui a été tournée à Montréal que la façon dont les effets visuels ont été déployés. De quoi sauter directement à ses propos avant même de visionner le film!

Sans être totalement raté ou endormant, "The Covenant" brûle rapidement son potentiel dans un déluge de cascades et de situations qui laisse complètement indifférent. Le public cible - des adolescents âgés entre 15 et 16 ans - pourra sans doute passer un bon moment. Les autres feront mieux de ressortir leur Ouija pour obtenir la moindre émotion forte.


Cotes

Film3
Présentation7
Suppléments4
Vidéo9
Audio8