La minisérie "The Devil's Mistress" ou "The Devil's Whore" a été diffusée pour la première fois en 2008 vient mélanger réalité et fiction dans les moments difficiles de la guerre civile anglaise. Créée par Peter Flannery et Martine Brant, cette série d'une durée d'un peu plus de trois heures met en vedette Andrea Riseborough , Dominic West (The Wire) et John Simm.
L'histoire se situe entre les années 1642 et 1660 en plein cœur de la guerre civile anglaise. Cette période difficile dans l'histoire de l'Angleterre nous est présentée à travers le regard de la jeune Angelica Fanshawe (Riseborough), une jeune aristocrate abandonnée par sa mère. Cette dernière la quitta pour devenir nonne alors qu'elle n'était qu'une gamine. Dans sa peine, la jeune fille rejeta toutes ses croyances et tourna le dos à Dieu. Au tout début de la guerre, Angelica, alors âgée de dix-sept ans, abandonnera sa loyauté envers la famille royale à la suite de l'exécution de son amour d'enfance et premier mari pour poursuivre sa propre route et défendre ses idéologies. S'alliant à un groupe de radicaux politiques, les "Levellers", sa vie sera remplie de hauts et de bas, ayant choisi le mauvais côté de la loi. Sur son chemin de débauche, elle croisera le révolutionnaire Rainsborough, le militaire Oliver Cromwell et finira par échapper à la mort en s'alliant avec le mystérieux mercenaire Sexby (Simm).
Distribuée par Entartainment EOne, la série se présente dans un boitier standard contenant deux disques. Le menu est identique sur chacun des disques, des séquences tirées de l'histoire, accompagnée d'une musique dramatique. Nous retrouvons la première heure et demie sur le premier disque et la dernière partie sur le deuxième disque. Sur ce dernier, le segment "Behind the Scenes" est également présent et est le seul supplément de l'ensemble. Un court segment de six minutes réunissant les commentaires des artisans et des comédiens de la série agrémenté de détails historiques et de séquences de la série.
Pour ce qui est du transfert vidéo, les studios nous offrent un produit qui aurait pu nous en donner plus, mais qui réussit à faire son travail avec classe. Les images sont belles, mais on dirait qu'il manque toujours un petit quelque chose. Manque de profondeur par-ci, des couleurs qui manquent d'intensité par-là, le budget accordé à la série doit être en grande partie responsable de ces petites lacunes. Avec les décors que les producteurs nous présentaient, cette série aurait pu être grandiose au niveau de la facture visuelle, mais ce n'est pas le cas. Du côté audio, on nous offre seulement une piste anglaise stéréo. Encore une fois, on est loin du standard de l'industrie, ce qui nous donne un produit passable, avec des dialogues audibles la plupart du temps et une ambiance sonore qui manquent grandement de profondeur et de subtilité.
Au final, la série semblait avoir un très bon potentiel. De mon côté, j'aime bien les séries historiques, comme la sublime série tirée des romans de Ken Follett, The Pillars of the Earth, mais "The Devil's Mistress" n'arrive tout simplement pas à lever. Les séquences se suivent, mais le scénario est troué, on dirait qu'on saute des grands bouts, on manque des informations importantes pour le bon déroulement de l'histoire. Le jeu des acteurs est toutefois à la hauteur et la musique vient ajouter de la profondeur à l'œuvre, mais c'est vraiment au niveau de l'histoire que le bât blesse. Ajoutez à ça une technique qui est passable, sans plus, et je ne peux que vous conseiller de louer cette série ou attendre que le produit se vende à un très bas prix.
| Film | 5 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 5 |