Hell's Gate 11:11
Les Films Séville Pictures

Réalisateur: Michael Bafaro
Année: 2004
Classification:
Durée: 85 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Robert Bélanger
28 avril 2005

Je n'avais jamais entendu parler de ce petit film d'horreur canadien, ni de son réalisateur Michael Bafaro, ni d'aucun des principaux acteurs. Remarquez que ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose, puisque cela permet parfois de découvrir de petits bijoux venant de réalisateurs inconnus. Je pense entre autres, à l'excellent Ginger Snaps et à l'étrange et déroutant May. De plus, étant un fan de films d'horreur asiatiques, j'étais quelque peu intrigué puisque j'avais lu quelques commentaires mentionnant que ce film utilisait une approche similaire, basée sur l'atmosphère et le suspense, plutôt que sur la surenchère de tripes et boyaux typique des "slashers" américains. J'avais donc espoir d'être agréablement surpris. Malheureusement, le résultat est loin d'être convaincant.

Le film débute lorsque la petite Sarah Tobias voit ses parents assassinés sous ses yeux par deux hommes évadés de prison. Dix-huit ans plus tard, elle est toujours hantée par les chiffres 11:11 écrits en lettres de sang près des corps mutilés et par le fantôme de sa mère. Maintenant étudiante à l'université, Sarah est une mésadaptée sociale souvent tournée en ridicule par les autres élèves. Débutent alors une série d'évènements étranges qui coïncident avec la venue de Raden, son amie d'enfance. Un jeune assistant-professeur nommé Seth tentera d'aider Sarah, qui possède des pouvoirs paranormaux, à comprendre le sens de ces évènements surnaturels. Mais les cadavres s'accumulent... La prophétie du 11:11 se réalisera t'elle?

Quand un film d'horreur ne me fait pas sursauter une seule fois ce n'est pas bon signe. Quand je commence à regarder l'heure après 20 minutes, ce n'est pas bon signe non plus. Le prologue est intéressant et la mise en place de l'intrigue est efficace, mais ça se gâte rapidement par la suite. Il y a plus de trous dans le scénario, écrit par Bafaro, que dans une meule de fromage suisse, la qualité de l'interprétation va de médiocre à nulle et le réalisateur ne réussit jamais à bien intégrer les éléments de suspense et d'horreur pour créer une ambiance propice au déroulement de l'intrigue. Bafaro utilise parfois des angles de caméra intéressants et quelques scènes sont assez réussies en termes de l'imagerie utilisée, mais ce n'est pas suffisant pour sauver la mise. "Hell's Gate 11:11" évolue, la plupart du temps, entre le prévisible, l'incohérent et le ridicule.

La qualité technique de la présentation est très bonne. L'image est claire, les couleurs sont riches et naturelles et le niveau des contrastes et des détails est excellent, même lors des scènes les plus sombres. Le film a fort probablement été tourné à la caméra numérique. L'image est exempte de débris, taches et égratignures, mais j'ai noté un léger problème d'accentuation des contours. Rien de bien grave cependant. La piste sonore est dynamique et les enceintes arrière s'activent aux moments voulus pour offrir un environnement auditif immersif. La séparation des canaux est nette, la musique ne fait jamais ombrage aux effets ambiophoniques et les dialogues sont toujours clairs et facilement audibles. Il n'y a aucun supplément sur cette édition. La présentation est réduite à son strict minimum du boîtier simple sans encart. Les menus sont par contre joliment animés et accompagnés de musique.

"Hell's Gate 11:11" est un film à éviter. J'ai eu plus peur en regardant Star Académie.


Cotes

Film3
Présentation3
Suppléments-
Vidéo8
Audio8