Inferno [Blu-ray]
Blue Underground

Réalisateur: Dario Argento
Année: 1980
Classification: NR
Durée: 106 minutes
Ratio: 1.85:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMA71, DD51EX, DD20), Italien (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 827058702591

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
20 mars 2011

Dario Argento est sans contredit considéré par les amateurs du genre comme le maître de l'horreur italien. Après un début de carrière remarqué dans le "giallo" - le film de suspense et de meurtre - avec des films comme The Bird with the Crystal Plumage ou The Cat O'Nine Tails il confirma son talent et se fit connaître du public international avec une trilogie de films d'horreur fantastiques connue sous le nom de trilogie des Sorcières ou des Trois Mères. En effet, Suspiria, "Inferno" et Phenomena, sortis tous trois dans les années 80 confirmaient le réalisateur à la vision unique.

Les mêmes éléments se retrouvaient dans les trois longs-métrages, éléments qui refont surface périodiquement dans l'ensemble de l'œuvre du maestro. Premièrement le rôle prépondérant des femmes ou des jeunes filles dans l'histoire, deuxièmement l'ambiance mystérieuse créée par la vacuité des lieux où se déroule l'intrigue et la grandeur et l'âge des appartements, troisièmement la musique progressive stridente et stressante, généralement par le groupe italien Goblin, et quatrièmement la lenteur de l'action et la révélation tardive du "mal" ou du méchant.

"Inferno", le deuxième volet de ce triptyque est le premier des trois à voir le jour en version Blu-ray. Chez Blue Underground évidemment, puisqu'ils sont sans équivoque les spécialistes du genre. Le film est souvent regardé comme un des meilleurs du réalisateur et de la trilogie. Il est vrai que c'est certainement un des plus impressionnants visuellement qu'Argento ait tourné, comme il le confirme lui-même lors d'une brève introduction à cette version haute définition. La musique du claviériste Keith Emerson, champion toutes catégories de la pompe progressiste/classique, ajoute une touche étonnante à l'ambiance et la direction photo fortement inspirée des œuvres de Mario Bava avec ses couleurs irréelles, mais envoutantes comme le rouge, vert, bleu ou mauve, est aussi plutôt plaisante même si les puristes critiqueront son côté irréaliste. Au niveau de l'intrigue, le suspense est bien mené et les révélations bien espacées, nous laissant dans l'ombre - tout comme le héros - jusqu'à la toute fin. Comme avec ses autres films, on reste dans l'ombre longtemps avant de savoir qui est vraiment de mèche avec le mal ou quel personnage n'est que simplement qu'un accessoire pour mêler les cartes. La fin est peut-être le point faible du film puisque très peu de temps y est accordé et la lutte finale entre le héros et le mal se déroule en deux ou trois minutes avec une résolution incertaine qui nous laisse un peu perplexes.

Une jeune femme (Irene Miracle) achète un livre écrit par un architecte et alchimiste moderne chez un antiquaire new-yorkais et découvre une histoire abracadabrante de sorcières vivant dans les fondations de trois édifices de trois grandes villes du monde. Dont un dans son propre immeuble de New York! Comme de drôles de choses lui arrivent depuis sa découverte, elle écrit à son frère (Leigh McCloskey) à Rome de venir l'aider à élucider ce mystère. Ce dernier arrive, mais ne peut trouver sa soeurette qui semble avoir disparu depuis un jour ou deux. Une amie de cette dernière (Daria Nicolodi) lui révèle ses propres inquiétudes et celles de la disparue qui enquêtaient sur cette légende moderne. Le héros est alors pris dans l'engrenage infernal qui le mènera à la découverte de la plus puissante des trois sorcières...

La qualité d'image et de son du disque est excellente. On retrouve une belle chaleur des tons et une profondeur des détails qui donnent de l'ampleur à l'image et fait ressortir la direction photo spectaculaire. La bande son est aussi excellente avec les effets sonores vivants et la dimension supplémentaire apportée par le son 7.1 DTS-HD. La musique stressante de Keith Emerson (oui, oui, le gars d'Emerson Lake and Palmer) obtient aussi un traitement royal et ajoute complètement à l'ambiance épeurante créée par le réalisateur et le caméraman. Les plages de fréquences sont aussi bien reproduites, permettant de bien appuyer les ambiances de terreur de chaque séquence.

On retrouve de nouveaux suppléments sur cette version Blu-ray d'"Inferno" qui n'étaient pas présents sur la version DVD de Blue Underground. En effet, le distributeur a ajouté deux entrevues avec les acteurs Leigh McCloskey et Irene Miracle tournées en haute définition en plus de l'entrevue avec Argento et son assistant-metteur en scène Lamberto Bava ,lui-même réalisateur de renom dans le genre horreur avec à son crédit des films comme Demons ou Macabre. On retrouve de plus une courte introduction par Dario Argento ainsi qu'une bande-annonce.


Cotes

Film8
Présentation8
Suppléments8
Vidéo10
Audio9