Leprechaun
Pot Of Gore Collection
Lionsgate

Réalisateurs: Mark Jones/ Donald P. Borchers/ Brian Trenchard-Smith/ Brian Trenchard Smith/ Rob Spera
Année: 1992/1993/1994/1996/1999
Classification: 14A
Durée: 456 minutes
Ratio: 1.85:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui / Non
Langue: Anglais (DD20), Espagnol (DD20)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 24 chacun
Nombre de disques: 5 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Simon Bergeron
10 juin 2007

Toutes les manières sont bonnes pour tourner une vieille légende en film d'horreur. Dans cette optique, le scénariste et réalisateur Mark Jones reprend l'idée du petit lutin qui se fait voler son pot d'or et la retravaille pour un auditoire plus en lien avec l'horreur. Cette fois, il s'agit d'une créature abominable, défigurée dont l'or a rendu cupide, façon Gollum de Lord of the Rings, la subtilité en moins.

Ce coffret propose cinq films dont voici les résumés: Le premier met en scène Tori (Jennifer Aniston), une jeune femme matérialiste forcée d'emménager avec son père dans une maison retirée de tout immeuble. Des amis découvrent une petite marmite remplie de pièces d'or peu communes et décident d'en profiter. Une fois le lutin sorti de son sommeil, ce dernier fera tout pour récupérer son bien. "Leprechaun 2" oublie les personnages du premier film pour raconter l'histoire de Bridget (Shevonne Durkin) et Cody, un jeune couple amoureux. Cette fois, le lutin arrive à ses 2000 ans et requiert une fiancée. Il parvient à capturer Bridget, mais Cody jure bien de se lancer à sa poursuite, quitte à y laisser sa vie. "Leprechaun 3" se voulait être le dernier de la série, mais quand une formule fonctionne. Scott (John Gatins) est un étudiant au collège qui aboutit à Las Vegas. Il trouve une pièce du lutin maudit et arrive à se faire une fortune impressionnante aux jeux du hasard. Cependant, la créature maléfique n'a pas dit son dernier mot et compte bien reprendre sa propriété. "Leprechaun 4" se passe dans l'espace. Le lutin s'offre une fiancée extraterrestre afin de gouverner une planète entière. Un commando l'extermine, mais un des membres de l'équipage ayant reçu une décharge redonne naissance (??) à l'affreux nabot. "Leprechaun 5: Lep in the Hood" revient à l'ancienne recette, mais dans un quartier mal famé et ghetto. Une flûte magique issue de la fortune du lutin permet à des musiciens de seconde classe de monter au sommet, jusqu'à ce que quelqu'un ou quelque chose s'intéresse de trop près à eux.

Le second film de la série demeure le meilleur. On oublie le premier film et on reprend à zéro. Les personnages, bien que caricaturés, sont drôles et presque attachants. Les autres sont un peu plus problématiques. Le premier montre une Jennifer Aniston qui n'a visiblement pas changé psychologiquement depuis Friends (elle fait la pimbêche de ville désireuse de rester en ville), tandis que le troisième... joue la carte (le film se passe après tout à Las Vegas) du film à trop petit budget et qui ne sait comment masquer ses défauts. Le quatrième est tout simplement horrible mis à part Debbe Dunning qui montre de plus en plus de peau à mesure que le film avance. Le cinquième et dernier de cette collection est, quant à lui, trop lent. On aurait pu couper vingt minutes au film et il n'en serait ressorti que mieux et un peu plus rythmé. Un film distribué directement en vidéo est également synonyme d'interprétation de second ordre. Les acteurs (exception faite du second et premier) livrent des performances à la limite du ridicule, surtout les deux derniers. La qualité des métrages varie un peu comme un manège de montagnes russes.

Côté suppléments, on n'a pas droit à grand chose. Bien que Trimark ait été acheté par Lionsgate, il n'y a que les bandes-annonces des films de la série présentés comme seul extra. C'est maigre... plus que Calista Flockhart en tout cas, et ce n'est pas peu dire.

Visuellement, on se serait attendu à mieux, surtout d'une série de films qui est parvenue à six, dont vous pouvez lire la critique du sixième ici. Plus d'une fois, on peut voir des taches, des artefacts de compression, et certains flous dans l'image là où il ne devrait pas y en avoir. Le son donne dans le minimum. Sans être mauvais, il ne fait que se contenter de rendre ce qu'il peut. Bien qu'il y ait peu de problèmes, les bandes-son ne sont tout simplement pas utilisées à leur juste valeur. Que dire également des versions du coffret: trois des films sont en cadrage plein-écran (le premier, troisième et quatrième) tandis que les deux autres sont en panoramique. Pas même de respect le plus minime n'a été fait pour offrir un coffret un tant soit peu respectueux du format d'origine des films. Les couleurs sont bien saturées, mais le tout manque de profondeur. On perd une grande définition de l'image à une certaine distance de champ.

Il faut vraiment aimer ce genre de film pour passer par-dessus les incohérences de cette collection (j'en fais partie, hélas!). Les films ont leurs hauts et leurs bas, et certains sombrent réellement dans le crétinisme avec preuve à l'appui ("Leprechaun 4" est sans doute le plus étrange et mauvais). Un coffret qui aurait mérité d'attendre encore un peu, histoire de recevoir un traitement qui aurait pu s'avérer équitable. C'est donc à regarder en groupe, quand la soirée est bien arrosée, ou entre amateurs de films de série Z (peu de budget, peu de qualité, plein de bonnes intentions).


Cotes

Film5/7/6/4/5
Présentation4
Suppléments1
Vidéo7
Audio5