Meatball Machine
TLA Releasing

Réalisateurs: Yudai Yamaguchi, Jun'ichi Yamamoto
Année: 2005
Classification: NR
Durée: 90 minutes
Ratio: 1.77:1
Anamorphique: Oui
Langue: Japonais (DDST)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Simon Bergeron
27 mai 2007

C'est bien connu, les monstres de métal et de chair offrent l'occasion de bien se rincer l'œil d'une critique de la société devant laquelle un constat aberrant peut être fait. Dans cet état d'esprit, les réalisateurs japonais Yamaguchi et Yamamoto s'inspirent d'Alien, Predator en passant par Robocop ainsi que Body Snatchers tout en ajoutant leur propre touche sanguinolente influencée d'Akira. Dans certains films, la portée du message demande au spectateur de réfléchir sur ses actions. Ici, on se contente plutôt de montrer une histoire avec des monstres qui se tapent dessus à l'aube d'un festival gore sans aucune pitié. Préparez vos estomacs, ça va sarcler dur.

Dans une ville fortement industrialisée et sans nom au Japon, vit un jeune homme nommé Yoji. Ce dernier contemple souvent une jeune femme, mais trop timide pour aller lui parler, laisse le temps chasser ces pensées pour lui. Un beau jour, Yoji voit son employeur abuser de la fille dont il vole au secours. Élan de bravoure qui lui vaudra une mise au tapis brutale, mais qui aura le mérite de l'unir avec sa bien-aimée secrète. Survient alors une bestiole faite de chair et de métal qui s'empare de la jeune femme et fait d'elle son hôte meurtrière. Aussitôt, Yoji est recueilli par un mystérieux étranger qui semble en savoir plus sur ces hybrides qu'il ne le révèle. Bientôt, c'est une course contre la montre qui s'engage alors que Yoji tente de trouver un moyen de sauver celle qu'il aime, dans un combat décisif.

Les deux co-réalisateurs ne font visiblement pas dans la retenue avec ce film. Bien que doublé d'un talent certain pour la mise en scène de peu de moyens, le scénario demeure mince et superficiel, misant plus volontiers sur les maquillages caoutchouteux plutôt qu'une substance cérébrale quelconque. L'histoire est menée de manière abracadabrante avec des scènes d'horreur viscérales plus exagérées les unes que les autres, dans la plus pure tradition des mangas japonais. Les affrontements sont chorégraphiés sans réelle préparation, mais l'ensemble demeure tout de même sympathique et les acteurs tentent de nous montrer tout leur savoir-faire, qui demeure somme toute très limité aux interprétations caricaturales avoisinant le cabotinage. Un divertissement d'horreur à mettre entre les dents des affamés visuels.

TLA nous convie à une édition plus que respectable au sens des suppléments. Les revuettes "Reject or Death", "Maximum Meatball Machine", l'original court-métrage "Meatball Machine" qui a inspiré le film, une petite galerie vidéo des concepts de maquillages ainsi que des bandes-annonces d'autres productions indépendantes distribuées par TLA complètent le tableau. Les menus sont figés dans l'ensemble, mais doublés de la musique de Kazuhiro Kura et de scènes animées pour les changements de menu. Les extras de la galette numérique sont suffisants pour une telle édition d'un film indépendant à petit budget. On n'en demandait pas mieux.

Le transfert du film ne souffre aucunement de la compression. La profondeur de champ et les contrastes sont justes. Il n'y a que les couleurs qui sont un peu trop saturées, surtout lors des scènes d'affrontement, lorsque le sang gicle, on a réellement l'impression d'avoir affaire à du sirop de maïs. Côté sonore, on n'est pas trop choyés, mais au moins, la bande sonore en Dolby Digital conserve bien ses impacts sonores. Il ne se trouve aucun doublage anglophone ou francophone sur le disque, mais des sous-titres anglais offrent la possibilité aux personnes connaissant la langue.

Les co-réalisateurs ayant déjà signé Battlefield Baseball sont de retour avec une critique sur la survie de l'amour dans un 21e siècle chaotique et envahi par la technologie qui, à l'instar des créatures hybrides, soumettent peu à peu la population. Le message est imprégné dans chaque scène du film, mais manque d'une certaine maturité. Quoi qu'il en soit, un bon divertissement qui ne demande pas que l'on se gratte la tête trop souvent.


Cotes

Film6
Présentation6
Suppléments8
Vidéo7
Audio6