Publié en 1983, le roman Christine du célèbre auteur Stephen King nous présentait la relation étrange qui existait entre un jeune adolescent et une automobile démoniaque. Malgré un point de départ saugrenu, ce roman s'avérait à la fois horrifiant et intelligent, grâce à la psychologie ainsi qu'à l'évolution des personnages, sans oublier celles de cette fameuse voiture psychotique. Dans le même ordre d'idée, le film "Phantom Racer" nous présente à nouveau une automobile dotée d'une âme meurtrière, cependant de manière moins songée et moins percutante.
Dix-sept ans après un accident dans lequel il a perdu la vie, le coureur automobile Cutter McCullough revient d'entre les morts pour se venger de son ennemi de toujours JJ Sawyer. Tout en prenant le contrôle de son ancienne voiture nouvellement remise sur pied, notre vengeur mettra toute son ardeur afin de provoquer non seulement un climat de terreur, mais également pour commettre un nombre incalculable de meurtres des plus horrifiants les uns que les autres.
Muni d'un scénario bâclé qui met de l'avant un récit simpliste et rigolo, le film "Phantom Racer" se prend cependant trop au sérieux, autant au niveau du contenu que du contenant. Parsemée de scènes incluant davantage de violence gratuite, dans lesquelles on n'établit aucunement les motivations de Cutter McCullough à vouloir tuer tous ceux qu'il croise sur sa route, cette production tourne à plat dès ses premières séquences, dû à ses innombrables invraisemblances qui tentent désespérément de rendre ce film d'horreur divertissant. Malgré l'interprétation convaincue de ses interprètes, la construction de ses personnages ainsi que leur évolution, le tout se démontre déficient, ce qui mine malencontreusement un certain signe d'attachement entre les héros et les spectateurs. À l'aide d'une réalisation complètement anonyme et des scènes largement copiées apparaissant dans d'autres longs métrages d'épouvante à succès, "Phantom Racer" n'arrive malheureusement pas à assouvir les amateurs d'émotions fortes ni à les surprendre.
Sur le plan technique, l'image s'avère chancelante. Tout en procurant dans son ensemble une image légèrement floue, la qualité visuelle se démontre plutôt décevante par son incapacité à reproduire les détails présentés à l'écran d'une façon naturelle. Marquée avant tout par des couleurs délavées qui révèlent un sérieux manque de contrastes, la qualité visuelle est dépourvue de profondeur, ce qui pourrait nuire à certaines personnes d'adhérer à cette histoire, aussi bizarre que ridicule. Du côté son, la piste sonore Dolby Digital 5.1 se dénote par son manque de profondeur et son incapacité à rehausser l'action proposée aux spectateurs. Toutefois, celle-ci reproduit les dialogues d'une façon claire et précise, sans pour autant se démontrer naturelle. Il est à noter que la section des suppléments demeure absente.
À l'instar de l'œuvre de Stephen King, le film "Phantom Racer" démontre un manquement bien ressenti au niveau de l'originalité et une absence de talent à pouvoir raconter un récit d'horreur d'une façon convenable. Par cette multitude d'incohérences et ce manque de profondeur au niveau des personnages, cette production s'avère malheureusement mauvaise du début jusqu'à la fin.
| Film | 2 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 6 |