On parle ici d'un mélange entre Blade Runner, The Fly et finalement de Matrix. Le problème de cette production est qu'elle date de quatre années avant "Matrix" sans en posséder les traits, le charme ou la dénonciation. Un foutoir de science-fiction navrant dans lequel s'entrecroisent des acteurs au ton monocorde et des effets spéciaux douteux et chaotiques dans des décors que même Ed Wood n'aurait pas utilisés. On nage en délire mortel. Grave!
Un scientifique travaillant pour une compagnie douteuse met au point un programme permettant à un humain d'être cloné. Durant un accident, ledit scientifique est cloné et il en résulte un double maléfique voulant bientôt la seule chose qu'il soit possible de vouloir dans un tel film: le monde et/ou l'éternité. Le scientifique original est donc mis aux arrêts, les autorités naïves croyant ainsi avoir arrêté le malfaiteur. Ils sont bien en dehors de la vérité alors que le clone projette de fabriquer davantage d'humains... sauf si l'original parvient à se libérer et orchestrer une mutinerie qui contrecarrerait ses plans.
Par où commencer? Y a-t-il simplement une qualité pour justifier un pointage quelconque? Ben non, y en a pas. La majeure partie du film est plongée dans le noir, rendant la visibilité presque nulle. La direction d'acteur semble avoir été produite à l'aide d'un réalisateur de tapette à mouche (?) et les invraisemblances du scénario sont si décevantes qu'aucun plaisir ne peut être obtenu à regarder les péripéties de ces personnages crétins. Même les dialogues ne sont pas dignes de faire partie d'un scénario qui se respecte. L'ensemble demeure si prévisible qu'il ne nous reste qu'à attendre, en gros, le générique et se rendre compte de la purge qu'a été cette production. On note au passage l'apparition d'un Ned Beatty (Superman) plus fatigué que jamais, Michael St-Gerard (Hairpsray) dans le double rôle le plus mauvais depuis celui de Jean-Claude Van Damme dans Replicant et de la star italienne du porno Cicciolina, le temps d'une brève scène justifiant certainement un 13 ou 16 ans et plus au film. La psychologie démontrée par les personnages est d'une mièvrerie telle qu'il est inconcevable de trouver un semblant de logique dans tout ceci. Déplorable.
En guise d'extras, nous avons une galerie d'images. C'est tout. Il faut bien justifier comme on peut une telle édition de luxe, non? Le menu principal est animé et musical tandis que les autres pages sont fixes et muettes. On dénote ici l'utilisation des titres des chapitres plutôt qu'accompagnée des images respectives. Pas le meilleur travail qu'on ait vu. L'image est de piètre préservation. En résumé, c'est comme si l'on avait acheté la VHS du film et qu'elle avait été transférée sur numérique. Des défauts sont donc à prévoir dont: manque d'équilibre entre les scènes plongées dans le noir (la majorité du film). Les zones d'ombre demeurent instables et une granule poussiéreuse se laisse voir ainsi qu'une coloration dépassant légèrement du cadre. Le son est, quant à lui, correct sans plus. Il demeure bien utilisé quoiqu'une absence d'ambiophonie coupe davantage le spectateur de l'univers bordélique montré. On a vu mieux et on a certes entendu mieux, pour rester poli.
"Replikator: Cloned to Kill" annonce bien ce qu'il est par son titre: une réplique de tant d'autres films, cloné pour tuer la compétition, mais n'y parvenant jamais assez pour se soulever des sous-produits créés à base d'œuvre alimentaire (une merde, comme on dit pour être moins poli). Pas nécessaire, pas divertissant et certainement dénué de tout sens logique, ce film est donc à éviter.
| Film | 2 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 3 |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 6 |