Screamers: The Hunting
Les Films Séville Pictures

Réalisateur: Sheldon Wilson
Année: 2009
Classification: 14A
Durée: 95 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 28
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 774212100659

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
14 mars 2009

Une des questions fondamentales que se pose l'Humanité depuis l'aube des temps est: "peut-on faire une suite réussie à partir d'un film nul et, si non, pourquoi s'y acharne-t-on"? C'est peut-être ce manque de réflexion de la part des créateurs de "Screamers - The Hunting" qui leur permit de nous servir une suite nulle à un film nul. Et puis on aura attendu plus de treize ans avant d'avoir la mauvaise idée de ressusciter les robots-tueurs du premier film. Comme quoi la vengeance - envers le public dans ce cas-ci! - est un plat qui se mange froid.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas le film original, il s'agit d'un film de science-fiction sorti en 1996, réalisé par Christian Duguay et mettant en vedette Peter Weller , Roy Dupuis et Jennifer Rubin. Entièrement tourné dans la région de Montréal, le film se déroulait sur une planète lointaine de l'empire terrien et racontait l'histoire d'une guerre civile entre les mineurs et les scientifiques de la colonie. Ces derniers créèrent alors une arme de destruction massive, les "screamers", des robots-tueur intelligents qui voyageaient sous terre et en émergeaient en criant (d'où leur nom de "crieurs") pour ensuite décapiter où tuer les rebelles d'une façon horrible. Or ces créatures évoluèrent jusqu'à pouvoir se reproduire et mimer l'apparence humaine et finirent par tuer tous les habitants de la planète, incluant leurs créateurs.

Le film dont il est question ici, "Screamers - The Hunting", reprend treize ans plus tard où le premier avait laissé, c'est-à-dire avec un message de détresse lancé par les quelques survivants du massacre et finalement capté par la Terre. Aussitôt une mission de secours est mise sur pied et envoyée vers Sirius 6B pour investiguer et essayer de ramener les survivants. Or il apparaît que les "screamers" n'ont pas l'intention de laisser la mission réussir, mais tenteront plutôt de s'emparer du vaisseau en pourchassant et tuant un par un tous les membres de l'équipage et les quelques survivants ayant envoyé le message. Question de mettre un peu de piquant, les "screamers" ont maintenant la capacité quasi instantanée de synthétiser leurs victimes et de prendre ainsi une forme humaine connue. Les terriens et les mineurs doivent donc se méfier de leurs propres compagnons...

Dire que le film est un ramassis de mauvais clichés serait lui faire une faveur! Avec un scénario rempli de failles grosses comme des trous noirs, des comédiens incompétents sortis d'une agence de mannequins (même les "screamers" sont de meilleurs acteurs!) et d'une séance de Botox, une réalisation sans imagination et les directions photo et artistique convenues (filtre jaune pour que les carrières de sable d'Ontario aient l'air d'une planète lointaine et éclairage bleu pour les corridors intérieurs du complexe minier) le film n'impressionnera même pas les ados en manque de films de monstres. Truffé d'explosions, de mitraillage, de testostérone, de belles pitounes, de visages déchiquetés par les malaxeurs ambulants, de personnages unidimensionnels, de dialogues stupides, et d'une fin supposément surprenante - mais qu'on avait vu venir avant d'insérer le DVD dans le lecteur!- ce long-métrage plaira seulement aux inconditionnels de science-fiction en manque de leur drogue habituelle et au sens critique peu développé ou très tolérant! Les autres doivent s'abstenir sans même y penser une deuxième fois.

Visuellement, le DVD est très bien réussi. L'univers de Sirius 6B est bien servi par un transfert impeccable représentant bien les couleurs saturées de la direction photo simpliste. Les nombreux effets spéciaux se fondent un peu péniblement dans les images réelles, mais le tout est tout de même riche et chaleureux. Au niveau de la bande son, le bruitage est parfois excessif et un peu trop présent à l'avant-plan du montage sonore final, mais les voix restent bien rondes et le transfert audio est globalement impeccable.

En supplément, on a inclus la traditionnelle revuette sur le tournage avec les entrevues des différents acteurs et artisans de la production. On a même Lance Henriksen, le roi des séries B de science-fiction (depuis sa participation remarquée comme l'androïde "Bishop" du Alien de Ridley Scott) commentant sur son expérience, question de donner du prestige à ce navet. Et comme d'habitude, tout le monde est convaincu qu'ils participent à un grand film...


Cotes

Film5
Présentation8
Suppléments6
Vidéo8
Audio8