Avec son petit air "cadeau de Dieu aux hommes", Jennifer Love Hewitt joue le rôle de Samantha Andrews dans un petit film rappelant sans difficulté une version simplifiée de Groundhog Day. Samantha est la copine d'Ian Wyndham (Paul Nicholls), mais ce dernier est tellement froid à travers ses émotions qu'elle songe à l'option radicale de le quitter. Il ne se souvenait même plus de son concert de graduation (dont elle lui parlait depuis bien longtemps et avait même glissé un mot à sa secrétaire pour lui rappeler) pour lequel elle a étudié trois ans auparavant et pratiqué plus de seize ans. Ian aura le choc de sa vie lorsqu'elle meurt dans un accident de taxi, quelques secondes après une autre chicane. Le lendemain matin lui offrira une seconde chance alors que sa journée recommence. Un peu effrayé au début, il se rend compte que les événements n'arrivent pas tous dans le même ordre et qu'il peut changer la façon dont ils vont se produire. Après avoir compris cette notion, il décide de changer le reste de sa journée et faire passer le plus beau jour de sa vie à sa Samantha, car il sait dans le fond que la scène finale va se produire qu'il le veuille ou non.
Les scènes cul-cul aux discours politiquement corrects se succèdent au départ, mais c'est lors de la seconde partie du film que j'ai vraiment été capturé par le scénario, curieux de savoir la suite. J'ai vraiment été emballé, même si c'est du déjà vu. Cependant, la fin du scénario requière une boîte de mouchoirs pour certains alors que d'autres sentiront avoir été laissés de côté, surtout lorsque Jennifer Love Hewitt interprète deux chansons. Cette pièce romantique se veut un guide pour ne pas prendre l'autre pour acquis, ainsi qu'un guide pour quelques attraits intéressants de l'Angleterre. Tom Wilkinson tient le petit rôle du chauffeur de taxi, mais il vous restera gravé en mémoire. Jennifer Love Hewitt, que je préfère franchement plus avec les cheveux longs, joue son personnage un peu mieux que dans ses autres films, légèrement copié sur son rôle dans Ghost Whisperer. C'est Paul Nicholls, peu connu en Amérique qui vole la vedette surtout durant la seconde partie par sa performance réaliste.
Le DVD n'est pas aussi intéressant que le film. D'abord, ne cherchez pas les suppléments, car il n'y a que des bandes-annonces d'autres films de Sony Pictures. Si nous regardons du côté technique, la compression MPEG du film souffre de posterisation à plusieurs endroits, surtout sur les joues des personnages (scènes du train par exemple). Le transfert, mis à par ce problème, est tout de même bien exécuté. Côté son, il n'y a rien à vraiment dire que de souligner le manque d'une piste française.
La réalisation du film est sans bavures, offrant quelques angles de vue intéressants et des acteurs qui se sont bien insérés dans la peau de leur personnage. Le DVD mérite certainement une location pour passer une petite soirée en couple. Film d'ouverture au festival de film de Sarasota en Floride, il aurait mérité quelques suppléments, voire une simple piste de commentaires avec le réalisateur Gil Junger.
| Film | 7 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 6 |