Lady Oscar
Coffret 1
Imavision Distribution

Réalisateurs: Tadao Nagahama, Osamu Dezaki
Année: 1979
Classification: G
Durée: 540 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Français (DDST), Japonais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
26 juin 2006

Imavision rime avec nostalgie. Après les coffrets des Mystérieuses cités d'or et de Rémi sans famille et en attendant celui de Sous le signe des mousquetaires (c'est beau être optimiste), "Lady Oscar" revient à la vie par l'entremise de quelques DVD. C'est parti pour la redécouverte de l'histoire de la France en compagnie de personnages humains et sensibles. Conçu pour les femmes, mais assez fort pour les hommes!

Oscar est une fille qui s'habille comme un garçon. Sur les ordres de son père, elle apprend les rudiments de l'épée afin de servir au sein de la Garde Royale. En 1770, Marie-Antoinette quitte son Autriche natale pour épouser le dauphin Louis-Auguste, futur roi de France. Une union entre deux pays qui ne fait pas l'unanimité. En effet, des gens jaloux feront des attentats pour s'emparer du pouvoir, alors que la misère est de plus en plus présente dans ces régions parisiennes. Avec l'aide de son ami André et de plusieurs autres oiseaux de passage, Oscar s'investit à protéger Marie-Antoinette coûte que coûte.

Cette populaire série réalisée en 1979 par Osamu Dezaki et Tadao Nagahama est tirée du manga "The Roses of Versailles" de Riyoko Ikeda, une auteure possédant une licence d'histoire. Cela paraît. Malgré les multiples inspirations pas toujours authentiques, les changements pour favoriser l'essor de l'action et une certaine censure bourgeoise, la trame narrative colle bien aux évènements passés. Louis XVI possède des kilos en trop, la comtesse du Barry était bien la maîtresse du monarque et sa jalousie envers Marie-Antoinette était légendaire. De ce côté, la véracité est plus que louable, même si elle ne respecte pas les faits à 100%.

Diffusée à la télévision francophone au milieu des années 1980, "Lady Oscar" a eu un succès considérable. L'écoulement du sablier n'aide toutefois pas la cause. L'introduction est floue et sans grande envergure. Les répétitions semblent légion, les déchirements des différents personnages se déroulant souvent pour des pacotilles ou des ragots assez superficiels. Il faudra donc attendre jusqu'au cinquième épisode pour que l'intérêt apparaisse véritablement. Une fois ce cap passé, c'est la totale. Comme ce coffret possède seulement la moitié de la série (20 épisodes sur un total de 40), il est un peu hasardeux de prétendre que la passion durera jusqu'à la fin, mais pour l'instant, la psychologie est profonde, la symbiose entre cours historiques pas trop didactiques et divertissement est bien atteinte et des touches d'humour permettent un peu d'évasion. Voici une liste des sujets abordés qui représente environ neuf heures de joie et de tristesse:

Le poids des décennies pèse par moment sur la qualité des images. Le plein écran offre des contours accentués, un léger grain et une prédominance des teintes blanches. Rien de véritablement décevant, que des signes normaux de l'âge des bandes disponibles. Côté audio, les voix sont très claires et parfaitement audibles. Le choix entre la piste francophone et japonaise est la bienvenue, la traduction s'avérant généralement adéquate. Le narrateur est toutefois le même que dans Rémi sans famille (c'est le vétéran Jean Topart), ce qui peut porter à confusion. Répétitive par moments, la trame sonore offre différents thèmes légendaires et une superbe chanson d'ouverture. La plupart du temps, elle est en version originale - c'est doux aux oreilles -, mais lorsqu'elle apparaît dans la langue de Molière, c'est la cacophonie et l'horripilation presque immédiate!

C'est dans un mignon coffret blanc, rose et mauve que se trouvent ces trois DVD. Un livret accompagnant le premier disque résume les épisodes et il y a deux pages entières consacrées à des dessins. Le menu principal est coquet. L'ouverture s'effectue comme une pièce de théâtre. Les fleurs sont partout, il y a un petit montage de différentes séquences animées et une trop courte musique nipponne se fait entendre. Les icônes, légèrement trop petites, représentent la langue, le visionnement de tous les épisodes et le choix d'un segment en particulier. Une fois le choix de cette dernière option, une courte description apparaît. Très pratique... quoique pour brûler des intrigues (ces bons vieux "punchs"), il n'y a rien de mieux. Deux petits bémols se font malheureusement ressentir. Aucun supplément n'est présent. Une lacune qui pourra être arrangé lors de la sortie du deuxième coffret, en octobre 2006. Il y a également une erreur figurant au dos du boîtier en carton et dans le livret. Le synopsis débute ainsi: "Paris, An de Grâce 1765. Durant une...". Hors, c'est faux. La description à l'écran mentionne plutôt l'année 1755 et c'est le gros bon sens qui l'emporte en cherchant dans le dictionnaire. Oscar a le même âge que Marie-Antoinette et celle-ci est née en... 1755. Une petite faute de frappe qui laisse croire - à tort - que la romancière Riyoko Ikeda ne connaissait absolument pas son sujet, ce qui est faux.

Moins immédiate et accrochante que des séries comme Albator, Astro ou Le Magicien d'Oz en version japonaise (il est où, ce coffret DVD???), "Lady Oscar" demeure néanmoins fort intéressant. Il faut seulement y investir quelques heures et être patient. Aux premiers abords, le syndrome Candy apparaît. "Un autre dessin animé pour les petites filles?" Pas vraiment. Les personnages sont complexes, le destin tragique ne laisse pas indifférent et la leçon historique n'est pas négligeable. Comme disait Truffaut, vivement dimanche... euh octobre, pour la conclusion.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments-
Vidéo6
Audio7